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Université Rennes 2 - Haute Bretagne



Maîtrise de PSYCHOLOGIE





Mémoire de Recherche





L’OPTIMISME COMPARATIF : FACTEURS D’INFLUENCE






Aurélien CONNAN Année 2002 - 2003

SOMMAIRE



INTRODUCTION


CHAPITRE 1 : CONTEXTE THEORIQUE


I. LES REPRESENTATIONS DU RISQUE

1.1. Des variables culturelles et sociales

1.2. Des différences interindividuelles

1.3. Une considération du risque non seulement subjective mais aussi erronée


II. L’OPTIMISME COMPARATIF : DEFINITION


III. Les phénomènes sous-jacents à l’optimisme comparatif

3.1. La comparaison sociale et les effets de groupe

3.2. L’illusion de contrôle

3.3. Les stratégies de coping


IV. LES DIFERENTES THEORIES DE L’OPTIMISME COMPARATIF

4.1. Les explications motivationnelles

4.1.1. L’optimisme comparatif, motivation liée à la défense du Soi

4.1.2. L’optimisme comparatif, motivation à réduire l’anxiété

4.2. Les explications cognitives

4.2.1. Les erreurs de recueil d’informations et de jugement de contingence

4.2.2. Les biais normatifs

4.2.2.1. Le biais de positivité des personnes

4.2.2.2. La norme d’internalité et l’effet PIP

4.2.2.3. Le biais d’auto-complaisance 

4.2.2.4. L’erreur ultime d’attribution (PETTIGREW, 1979) 

4.2.2.5. LOC et l’individualisme

4.2.3. l’égocentrisme (WEINSTEIN, 1980)

4.2.4. la comparaison descendante

4.2.5. Autres biais pouvant conduire à des effets d’optimisme comparatif


V. LE PARADIGME CLASSIQUE DE L’OPTIMISME COMPARATIF


VI. SYNTHESE D’UNE ETUDE PERTINENTE : DESRICHARD, MILHABET & VERLHIAC (1997)


VII. ETUDES RECENTES ET PERSPECTIVES DE RECHERCHE

7.1. Le modèle PEEC

7.2. Projet d’étude


CHAPITRE 2 : PROTOCOLE EXPERIMENTAL


I. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET HYPOTHESES


II. VARIABLES ET PLAN EXPERIMENTAL

2.1. La variable Dépendante : L’Optimisme Comparatif

2.2. Les variables Indépendantes

2.2.1. La gravité objective de l’objet de risque (G)

2.2.2. Les quatre variables personnelles étudiées

2.2.2.1. Le besoin de cognition (B)

2.2.2.2. Le sentiment de contrôle (S)

2.2.2.3. L’anxiété (A)

2.2.2.4. La dépression (D)

2.3. Les plans expérimentaux


III. PROCEDURE EXPERIMENTALE

3.1. Instruments utilisés pour le recueil des informations

3.2. Passation des questionnaires


IV. L’ECHANTILLON ET SES CARACTERISTIQUES


CHAPITRE 3 : DESCRIPTION & ANALYSE DES RESULTATS


I. L’optimisme comparatif


II. la gravité objective de l’objet de risque et l’OC


III. le Sentiment de contrôle et l’OC


IV. le Besoin de cognition et l’OC


V. l’Anxiété et l’OC


VI. la Dépression et l’OC


VII. SYNTHESE sur les liens entre V.D. et v.i. : LA REGRESSION MULTIPLE


VIII. Les relations entretenues entre les différentes variables personnelles étudiées


CHAPITRE 4 : DISCUSSION ET SYNTHESE


I. DISCUSSION


II. Synthèse sur les principaux mécanismes responsables des effets d’OC : des premières études sur les processus cognitifs aux recherches actuelles


III. ASPECTS CRITIQUES DE L’ETUDE


CONCLUSION


Bibliographie


INTRODUCTION




La vie quotidienne multiplie les occasions de péril par inattention, négligence, méconnaissance du milieu, ou maladresse des autres. Le risque, danger ou inconvénient plus ou moins probable auquel on est exposé, peut être subi par l’individu quand il est le fruit du hasard par exemple (accidents, catastrophes naturelles, attentats terroristes,…), ou choisi (sports extrêmes, loteries, relations sexuelles non protégées,…). De nos jours, le risque touche de nombreux domaines. Il est fortement présent en matière de santé, objet de ce travail de recherche. Mais, le risque peut aussi être social, économique, technologique, écologique, politique,…


Quand le risque est choisi, dans des situations d’habileté, de réflexion, dont le terme est relativement prévisible (de manière subjective), si l’acteur dispose des ressources suffisantes, ce dernier a tendance à surestimer le sentiment de contrôlabilité qu’il éprouve envers la situation. En effet, nous verrons que le sujet se sent illusoirement plus apte que les autres à contrôler la situation, considérant donc que le risque est moindre pour lui-même et envisageant ainsi une issue qui lui est plus favorable.

Bien que dans nos sociétés occidentales, les conditions personnelles d’existence soient relativement stables et assurées, il n’empêche que l’homme est voué à une part d’incertitude. Cette notion d’incertitude se retrouve dans des situations à risque soumises au hasard, et dont le dénouement échappe à toute compétence ou volonté propres. Ce type de situation, caractérisé par une absence objective de contrôle, relève pourtant chez l'individu d'un sentiment de contrôle qui n'est cependant qu'illusoire.

Ce sentiment de contrôle illusoire ou surestimé conduit le sujet à se sentir comme plus chanceux, plus performant, ou moins fragile face aux maladies, en comparaison à autrui. On parle d’optimisme comparatif.


Ce travail de recherche vise à démontrer les effets de l’optimisme comparatif qu’éprouve l’individu face au risque éventuel de contracter une maladie. Plus précisément, nous étudierons les processus d’influence que peuvent exercer certains facteurs sur le sentiment d’optimisme comparatif : le degré de gravité de la maladie, l’anxiété, le besoin de cognition ou encore le sentiment de contrôle.

Tout d'abord, le premier chapitre précise quelques notions sur les représentations du risque, et situe l’optimisme comparatif dans son contexte théorique.

Ensuite, le second chapitre présente les hypothèses et le protocole expérimental employés pour cette recherche réalisée auprès d’une population d’étudiants.

L’analyse des données recueillies constituera le troisième chapitre.

Enfin, le quatrième chapitre donne une explication des résultats expérimentaux tout en faisant un lien avec les théories existantes.


 

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