Pour réduire votre consommation d'alcool, la première étape consiste à mesurer ce que vous buvez réellement, puis à avancer par petits objectifs concrets, sans jamais arrêter brutalement seul.
Comment savoir si votre consommation d'alcool devient un problème ?
Psychologue.fr
- La perte de contrôle — vous buvez chaque soir de façon compulsive, malgré les conséquences sur votre vie.
- L'accoutumance progressive — vous devez augmenter les doses pour ressentir le même effet qu'avant.
- La place de l'alcool — la boisson envahit vos pensées, au détriment de vos proches et de vos activités.
Que faire pour boire moins au quotidien ?
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- Un objectif réaliste — vous fixez une limite précise, par exemple passer de cinq verres par jour à deux.
- L'alternance avec l'eau — vous buvez un verre d'eau entre chaque verre d'alcool pour ralentir naturellement.
- Les routines à changer — vous remplacez le verre du soir par une activité qui vous fait autant de bien.
Si réduire seul vous semble difficile, parlez-en à votre médecin ou à un addictologue : demander de l'aide est un pas courageux, et vous n'êtes pas seul.
Lorsque l’alcoolisme s’est installé dans votre quotidien, choisir de vous en libérer pas à pas constitue une décision judicieuse. Cet article vous accompagne dans cette démarche en vous proposant vingt astuces pour arrêter de boire de l’alcool.
Autres questions
Comment puis-je réduire ma consommation d'alcool ?
Commencez par évaluer précisément votre consommation en notant chaque jour vos verres pendant au moins une semaine, puis fixez-vous un objectif SMART (par exemple passer de cinq à deux verres par jour en trois mois). Alternez avec de l'eau, testez des boissons sans alcool, identifiez vos situations à risque et prévenez votre entourage pour tenir votre cap.
Est-il possible de diminuer sa consommation d'alcool ?
Oui, et c'est un excellent premier pas, même sans viser un sevrage complet immédiat. Vous pouvez formaliser vos engagements dans un contrat daté et signé (ne plus boire avant 18 h, jour sans alcool le vendredi…), l'afficher chez vous, et vous appuyer sur une application de suivi ou un carnet pour tracer votre progression au quotidien.
Quels sont les repères d'une consommation d'alcool à moindre risque ?
Pour un adulte, les repères d'une consommation à moindre risque sont : pas plus de 10 verres par semaine, pas plus de 2 verres par jour, et des jours sans consommation. Se fixer une journée hebdomadaire sans alcool ou repousser l'heure du premier verre sont des objectifs concrets pour se rapprocher de ces repères.
Qu'est-ce que l'alcoolisme mondain ?
L'alcoolisme mondain est une forme d'alcoolisme chronique : il consiste à boire tous les jours des quantités socialement tolérées, souvent en compagnie d'autres personnes, sans se rendre compte que l'accoutumance s'est installée. Contrairement aux idées reçues, ce cadre convivial masque une dépendance réelle, à la fois physique et psychologique.
Qu’est-ce que l’alcoolisme ? (définition)
On parle d’alcoolisme, ou encore d’alcoolodépendance, lorsqu’une personne développe une addiction après avoir bu de manière excessive et répétée. Ce que la toxicomanie représente vis-à-vis de la drogue, l’alcoolisme l’incarne face à l’alcool.
Celui ou celle qui en est atteint boit de façon compulsive — en prenant de l’alcool tous les soirs, par exemple — alors même que le produit lui nuit. Le contrôle lui échappe peu à peu. Une accoutumance s’installe, sa tolérance augmente, et il lui faut alors des quantités toujours plus grandes pour ressentir l’effet recherché.
Comme dans toute dépendance, la boisson finit par occuper une place envahissante : elle accapare les pensées, au détriment des proches comme des loisirs. Peu à peu, la personne consacre un temps croissant à l’alcool, qu’il s’agisse de s’en procurer, d’en consommer ou de dissimuler son problème.
On parle parfois « d’alcoolisme mondain » : il s’agit en réalité d’une forme d’alcoolisme chronique.
Cela consiste à consommer chaque jour de l’alcool dans des quantités que la société tolère, le plus souvent en présence d’autres personnes, sans avoir conscience qu’une accoutumance s’est déjà installée.
Nous ne sommes pas tous égaux devant l’addiction. Le risque de devenir dépendant à l’alcool augmente sous l’influence de plusieurs facteurs : la génétique et sa variabilité, la personnalité de chacun, ainsi que l’environnement. Par ailleurs, une consommation d’alcool débutée tôt accroît la probabilité de développer une addiction une fois adulte.
L’alcoolisme engendre des conséquences :
- Sociales : disputes, éloignement, dettes…
- Professionnelles : difficultés de concentration, accidents du travail, déscolarisation…
- Médicales : cancers, maladies cardiovasculaires, dépendance…
- Cognitives : troubles neurologiques, problèmes de mémorisation…
- Psychiques : dépression, anxiété, troubles de la sexualité…
Pendant la grossesse, boire de l’alcool en étant enceinte expose à des risques importants, dont certains sont sans retour possible. Sur la route, l'alcool est responsable d'un décès accidentel sur trois. Il favorise par ailleurs des comportements sexuels à risque.
Comment réduire sa consommation d’alcool ?
Vos proches vous adressent des remarques sur votre rapport à l'alcool ? Une ivresse récurrente vous prive de certaines activités, mais un sevrage alcoolique total vous semble encore prématuré et vous aimeriez d'abord diminuer les quantités que vous buvez ?
Avant toute chose, bravo : ce premier pas est excellent et vous fera le plus grand bien ! Découvrez ci-dessous vingt astuces pour cesser de consommer de l’alcool :
- Evaluez votre consommation
- Définissez votre objectif SMART
- Etablissez un contrat d’arrêt
- Utilisez une application pour vous aider
- Etablissez vos motivations à diminuer l’alcool
- Analysez les situations à risque
- Changez vos routines alcooliques
- Testez les boissons sans alcool
- Alternez avec de l’eau
- Pensez aux économies
- Changez vos pratiques
- Prévenez votre entourage de votre diminution d’alcool
- Diminuez à plusieurs
- Gardez le contrôle de votre consommation en soirée
- Devenez Sam
- Changez d’endroits
- Affrontez vos émotions
- Prenez soin de vous
- Pratiquez une activité sportive
- Demandez de l’aide
Astuce n ° 1 : évaluez votre consommation
Première étape, incontournable : faire le point sur votre consommation avant de chercher à la diminuer. Buvez-vous chaque midi, ou plutôt à toute heure de la journée ?
Buvez-vous plutôt en semaine, ou vos excès se concentrent-ils sur les weekends ? Pour le savoir, prenez le temps, chaque soir, de consigner l'ensemble de votre consommation. Faites-le durant une semaine complète au minimum — un mois serait l'idéal :
- Nombre de verres bus : par jour ou par semaine ;
- Nombre de jours sans boire ou nombre d’heures ;
- Degré d’alcool : une bière n’équivaut pas à un verre de vodka.
Un tableau peut servir à consigner toutes ces données. Peu à peu, cet exercice vous permettra de prendre du recul face à votre consommation. Vous prendrez conscience de la quantité absorbée chaque jour, chaque semaine, chaque mois. Les chiffres disent la vérité — et ce qu'ils représentent pourrait bien vous surprendre.
Astuce n ° 2 : définissez votre objectif SMART
Pour parvenir à boire moins et sortir peu à peu de la dépendance, commencez par définir votre objectif de diminution. Il vous servira de cap. Grâce à lui, vous saurez précisément dans quelle direction avancer.
Pour avancer avec clarté et maximiser vos chances de réussite, définissez un objectif dit SMART :
- Simple : « je vais diminuer ma consommation » ;
- Mesurable : « je veux passer de cinq verres par jour à deux verres » ;
- Atteignable : « c’est un projet ambitieux, mais acceptable » ;
- Réalisable : « ma motivation et mes ressources vont m’aider » ;
- Temporel : « je me donne trois mois ».
La définition de votre objectif vous appartient : il doit correspondre au mieux à ce que l'analyse de votre consommation a révélé. Certaines personnes choisiront par exemple d'instaurer une période sans alcool sur la pause du midi ; d'autres décideront de ne plus consommer lorsqu'elles sont seules.
D’autres viseront plutôt à ne plus consommer d’alcool en soirée, ou choisiront de s’accorder, chaque semaine, une journée sans alcool.
Vous avez du mal à formuler seul votre objectif ? Ce n'est pas grave : quelques exemples peuvent vous inspirer. « Sous un mois, ma consommation quotidienne ne dépassera plus deux verres. » « Fini les mélanges d'alcools, et ce dès demain. » « Trois mois suffiront pour que mon premier verre de la journée n'arrive jamais avant 19 h. » « Lundi prochain, je cesse toute consommation après 18 h. »
Astuce n ° 3 : établissez un contrat d’arrêt
Rien ne vous empêche de convertir vos objectifs en un règlement personnel destiné à vous aider à sortir de l’alcoolisme. Affichez-le là où votre regard se pose souvent, sur la porte du réfrigérateur par exemple : cela entretiendra votre motivation. Ce document listera les engagements que vous prenez vis-à-vis de vous-même, comme :
- Ne plus boire avant 18 h
- Pas plus de 3 verres par soirée
- Deux grands verres d’eau entre chaque verre d’alcool
- Ne plus boire avec les collègues le midi
- Le vendredi est un jour sans alcool
Rien ne vous empêche de transformer ce document en « contrat », avec date et signature à l’appui : c’est un engagement que vous prenez envers vous-même, en vue d’une existence plus sereine.
Astuce n ° 4 : utilisez une application pour vous aider
Pour sortir progressivement de la dépendance à l'alcool, une application dédiée peut constituer un appui précieux. Dans votre démarche de réduction, votre smartphone devient ainsi un allié au quotidien.
De fait, des applications existent aujourd'hui pour vous accompagner si vous souhaitez diminuer votre consommation, ou toute autre conduite addictive, quelle que soit sa nature (addiction au sexe, dépendance au sucre…)
Ces applications proposent une analyse de votre consommation d’alcool, mais pas seulement : elles offrent également la possibilité d’enregistrer chaque jour ce que vous buvez. Vous pouvez ainsi observer vos progrès sur des courbes et bénéficier de recommandations adaptées au bon moment. Et si un excès survient ou qu’un usage à risque est détecté, une alerte vous en informe.
Vous trouvez ce genre d’application trop compliqué ? Un carnet tout simple fera l’affaire : notez-y, semaine après semaine, ce que vous avez bu.
Cela dit, un accompagnement reste possible si vous en ressentez le besoin : à la Clinique E-Santé, des psychologues peuvent vous épauler. Avec eux, vous pourrez structurer votre démarche de réduction, ou même votre sevrage d’alcool.
Astuce n ° 5 : établissez vos motivations à diminuer l’alcool
Pour tenir le cap que vous vous êtes fixé, il est utile de clarifier ce qui motive votre démarche de réduction. Mesurer les conséquences engendrées par la boisson dans votre quotidien constitue une étape déterminante.
Consommer de l’alcool tous les soirs affecte, dès le court terme, la qualité de votre vie sur plusieurs plans :
- Votre santé : céphalées, black-outs, intoxication, maux d’estomac, prise de poids…
- Vos capacités cognitives : perte de mémoire, difficultés de concentration…
- Votre état psychique : troubles de l’humeur, angoisses, agressivité, troubles du sommeil, insomnies…
- Votre estime : confiance en soi, problème avec la loi…
- Votre entourage : tensions, disputes, problèmes financiers…
- Votre travail ou vos études : baisse de performance, retards, absence, mise en danger en cas de conduite…
- Votre intimité : troubles de la sexualité, nymphomanie ou baisse de la libido.
À long terme, les répercussions peuvent se révéler dramatiques : le risque de cancers s'accroît, tandis que les maladies déjà installées peuvent s'aggraver.
Quelles sont donc vos motivations ? Dressez-en la liste et conservez-la à portée de main : vous pourrez ainsi la relire chaque fois que l'envie de prendre un verre se fera sentir.
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Astuce n ° 6 : analysez les situations à risques
Pour parvenir à votre objectif, identifier vos moments de fragilité face à la boisson reste indispensable — et cela suppose une petite analyse.
Repensez aux moments où vous ne pouvez pas faire autrement, et interrogez-vous :
La consommation est-elle liée à certaines émotions : buvez-vous quand l'ennui vous gagne, ou bien pour dissiper une tristesse passagère, à la manière de ce qui s'observe dans l'alimentation émotionnelle ?
Lorsque la timidité vous pousse à boire, cherchez-vous à lever vos inhibitions pour gagner en aisance sociale, ou plutôt à consolider et à entretenir vos relations ?
Est-ce qu’il s’agit d’habitudes fixes dans votre quotidien ?
Une fois ces informations consignées dans votre tableau de suivi, certains créneaux à risque vont apparaître clairement : ce sont les instants où l’alcool a le plus de pouvoir sur vous. À l’inverse, vous identifierez des plages plus sûres, comme les heures de travail, durant lesquelles vous êtes certain de ne rien boire, quelles que soient vos émotions du moment.
Grâce à cet exercice, vous saurez anticiper ces moments, changer vos attitudes, voire leur en substituer d'autres.
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Astuce n ° 7 : changez vos routines alcooliques
En évaluant votre consommation et en repassant en revue vos dernières semaines, vous avez sans doute repéré des moments « clés » où vous buvez de façon systématique, peu importe votre humeur.
Il s'agit d'habitudes, de routines que vous avez installées au fil du temps et qui participent à votre alcoolisme chronique.
Chez certains, impossible de renoncer à l’apéritif de la mi-journée. Chez d’autres, c’est la bouteille de vin ouverte chaque dimanche soir qui compte.
Ces habitudes nourrissent votre alcoolisme : elles pèsent sans doute lourd dans votre consommation totale, et le simple fait de les changer entraînera nécessairement une diminution.
Demandez-vous alors quelle habitude nouvelle pourrait remplacer ce rituel : une activité qui vous procure un plaisir équivalent et qui, progressivement, viendrait prendre la place de cet instant d’ivresse.
Prenons un cas concret : chaque soir, au retour du travail, vous prenez un verre pour « décrocher » et retrouver un peu de bien-être. Une douche bien chaude, ou encore une balade en plein air, ne vous apporterait-elle pas la même sensation ?
Faites le test : après le travail, troquez ce verre d’alcool contre une activité qui vous plaît, à raison de deux fois par semaine dans un premier temps.
Astuce n ° 8 : testez les boissons sans alcool
Entre les cocktails sans alcool ou des softs de toutes sortes — jus de fruits, sodas, limonades… — le choix est vaste. Ces boissons peuvent réellement devenir une source de plaisir. Achetez-en plusieurs, goûtez-les pour identifier celles qui vous plaisent, et veillez surtout à en garder toujours quelques-unes chez vous.
Attention toutefois aux boissons énergisantes : la plupart renferment des substances stimulantes, à commencer par la caféine. Mélangées à l'alcool, elles en masquent les effets ressentis par le corps. Le risque ? Être tenté de boire davantage encore.
Rien ne vous empêche d'essayer de nouveaux cocktails en substituant à certains alcools des boissons plus légères, sans rien sacrifier au plaisir gustatif.
L’eau gazeuse illustre bien cette approche : elle s'accorde parfaitement avec de nombreux alcools. Autre atout, ses bulles procurent une sensation de satiété qui contribuera à réduire les quantités que vous buvez.
Méfiez-vous des « prémix », ces boissons faiblement alcoolisées (entre 5 et 7 %) où l’alcool est associé à des sodas riches en sucre. Parce que leur douceur en dissimule le goût, elles incitent, en plus, à augmenter les quantités consommées.
Astuce n ° 9 : alternez avec de l’eau
Prenez l’habitude, au fil d’une soirée, de faire suivre chaque boisson alcoolisée par de l’eau ou des boissons non alcoolisées. Adoptez ce réflexe simple : dès qu’un verre d’alcool se trouve dans votre main, gardez aussi de l’eau à portée. Cette alternance peut réduire votre consommation, parfois de moitié.
Lorsque la soif se fait sentir, tournez-vous en premier lieu vers un verre d'eau. Évitez de débuter par une boisson alcoolisée : l'alcool agit comme un diurétique. Il déshydrate donc l'organisme et ne pourra jamais vous désaltérer.
Astuce n ° 10 : pensez aux économies
L’alcoolisme entraîne un coût non négligeable, au point de conduire certaines personnes à s'endetter. Après avoir mesuré ce que vous buvez, faites le même exercice sur le plan financier : notez vos dépenses dans un carnet pour savoir combien vous coûte la boisson.
Ce calcul, certaines applications de suivi peuvent d'ailleurs l'effectuer à votre place. Dans une optique de réduction, fixez-vous par exemple l'objectif de baisser ce budget d'un tiers. Et les sommes ainsi économisées ? Mettez-les de côté : à chaque palier franchi, offrez-vous quelque chose d'agréable en guise de récompense.
Astuce n ° 11 : changez vos pratiques à la maison
Réduire votre consommation passe par un réexamen de certaines habitudes, que vous suivez souvent sans même en avoir conscience.
Au moment des repas, ne laissez pas les bouteilles d’alcool sur la table : remplissez votre verre, puis mettez-les de côté. La tentation de se resservir est bien plus forte quand la boisson reste accessible. L’idéal ? Boire doucement, accompagner chaque gorgée de nourriture et intercaler des verres d’eau.
Pour ce qui est des quantités, privilégiez les servir des verres standards, à l'image de ceux proposés dans les bars. Chacun représente une « unité d'alcool » : un repère utile, à la fois pour évaluer ce que vous buvez et pour suivre vos progrès dans la réduction.
Chez vous, il est probable que vous serviez des quantités plus généreuses qu'ailleurs. Respecter cette mesure, qui correspond à environ dix grammes d’alcool pur, vous aidera à consommer moins. Cela suppose, bien entendu, d'utiliser des verres au format approprié.
Arrêtez de stocker des boissons alcoolisées chez vous. La tentation diminue quand la maison n'en contient presque plus.
Un dernier conseil : buvez toujours dans un verre et pas à la bouteille. Quand on ne distingue pas le fond du contenant, contrôler la quantité absorbée devient nettement plus compliqué.
Astuce n ° 12 : prévenez votre entourage de votre diminution d’alcool
Partagez votre projet de diminution d’alcool avec votre famille et vos proches.
Mettre des mots sur votre démarche devant les autres la rend concrète. Ce contrat, vous l’avez conclu avec vous-même, certes, mais l’annoncer autour de vous change tout. Vous pourrez ainsi compter sur le soutien de votre entourage et éviter les remarques culpabilisantes, celles-là mêmes qui risqueraient de vous ramener vers le verre.
Il peut toutefois arriver que les personnes qui vous entourent insistent, alors même que dire non vous est difficile. Dans ce cas, deux options s’offrent à vous. La première consiste à anticiper ces moments et à les visualiser à l’avance.
Un exemple : vous savez que certaines personnes insisteront pour vous faire boire lors d'une rencontre ? Préparez à l'avance une excuse pour refuser, même s'il faut mentir. Gardez en tête que l'essentiel reste votre bien-être et la réussite de votre objectif : en finir avec cette envie de consommer de l'alcool chaque soir.
La deuxième option consiste à trier vos relations, autant que possible. Car si votre entourage encourage votre consommation sans respecter votre choix, peut-être le moment est-il venu de vous en éloigner, au moins temporairement, et de vous interroger sur cette relation.
Diminuer sa consommation est une décision personnelle, que la pression sociale risque de fragiliser : quand la confiance en soi fait défaut, refuser un verre n'a rien de simple. Sachez donc vous protéger.
Astuce n ° 13 : diminuez à plusieurs
Et si vous vous lanciez à deux ? Mener ce projet de diminuer l’alcool aux côtés d’un ami peut faire toute la différence. Vous serez présents l’un pour l’autre dans les moments difficiles, et chacun pourra stimuler la motivation de l’autre pour tenir le cap fixé.
En couple, cette démarche peut devenir le point de départ d'activités nouvelles et agréables, destinées à remplacer les moments d’ivresse : promenade, sport ou encore jeux de société… vous n'avez que l'embarras du choix !
Astuce n ° 14 : gardez le contrôle de votre consommation dans les événements festifs
Dans les premiers temps, mieux vaut vous tenir à distance des soirées festives, car elles pourraient vous faire craquer et basculer dans le binge-drinking : votre nouveau rythme s'installera plus facilement et vous pourrez ainsi encourager votre diminution d’alcool. Le principe est le même qu'avec le tabac. Quand on choisit d'arrêter la cigarette, s'éloigner des tentations reste la meilleure stratégie.
Vous pouvez cependant faire face aux situations de tentation, à condition de garder à l'esprit ces quelques conseils :
- Imposez-vous un nombre de verres pour la soirée et tenez-vous-y ;
- Fixez-vous une heure à partir de laquelle vous ne buvez plus ;
- Ne mélangez pas les alcools ;
- Évitez les drogues et surveillez votre verre ;
- Prenez le temps de boire vos verres, essayez de prendre du plaisir en les consommant ;
- Mangez et alternez l’alcool avec de l’eau et des softs ;
- Ne participez pas aux jeux d’alcool.
Une autre possibilité : solliciter une personne de confiance dans votre entourage. Elle jouera le rôle de garde-fou et pourra, tout au long de la soirée, vous remémorer vos objectifs avec bienveillance.
Astuce n ° 15 : devenez Sam
Si vous fréquentez encore des soirées festives où l’alcool coule généralement à flots, endosser le rôle de Sam constitue une bonne option pour éviter de boire — et, par la même occasion, faire baisser nettement votre consommation sur la semaine.
Qui est donc Sam ? Il s’agit du membre du groupe choisi avant que la soirée ne commence pour prendre le volant : lui ne consommera pas d’alcool, ce qui garantit que tous les passagers du covoiturage rentrent chez eux en sécurité.
Astuce n ° 16 : changez d’endroits
Les bars sont votre lieu habituel pour prendre un verre ? Changez de décor et préférez les cafés, les bars à jus ou encore les salons de thé ! Sans une goutte d’alcool, les moments partagés avec vos proches y seront tout aussi agréables.
Même chose si vous avez l'habitude de suivre les rencontres sportives au bar : restez plutôt chez vous, ou partagez ce moment au domicile de vos proches. Contrôler la quantité d'alcool que vous buvez en sera facilité.
Vous buvez le plus souvent seul, chez vous ? Ce moment pourrait devenir un plaisir à partager : invitez une personne que vous appréciez au restaurant, par exemple une fois chaque semaine.
Astuce n ° 17 : affrontez vos émotions
L’alcool ne devrait être associé qu’au plaisir : il ne doit plus servir d’appui ni d’instrument pour faire face à vos peurs. Le problème vient justement de cette charge émotionnelle qui s’est liée à la boisson.
Chez une partie des personnes dépendantes à l’alcool, la régulation des émotions fait défaut. Les ressources internes leur manquent lorsqu’il s’agit de faire face à leurs affects, et cette difficulté peut engendrer une profonde détresse.
Il est possible que vous ayez initialement cherché dans l'alcool un moyen de boire pour fuir des émotions négatives trop douloureuses. Avec le temps, dès que ce ressenti insupportable pointe, le verre s'impose comme votre unique recours. Pourtant, le problème de fond n'a pas disparu : il demeure, intact.
Plus grave, un cercle vicieux s'installe parfois : pour apaiser une souffrance que vous refusez d'affronter, vous buvez. Or l'alcool favorise les états dépressifs. Surgissent alors des émotions pénibles, la culpabilité notamment, et pour y échapper, vous voilà poussé à boire encore.
Pour sortir de l’alcoolisme, apprendre à affronter ce que vous ressentez constitue un pilier essentiel de votre parcours.
Quand une émotion pénible surgit et vous donne envie de prendre un verre, arrêtez-vous. Asseyez-vous dans une position confortable, puis accordez-vous trente secondes minimum pour ressentir vraiment ce qui vous traverse. Cela peut paraître dérisoire. Pourtant, c’est déjà une avancée considérable.
Progressivement, allongez ce laps de temps et éprouvez pleinement votre affect : accueillez-le tel qu'il vient, sans porter de jugement dessus.
Gardez en tête que chaque émotion signale un besoin. En lui prêtant attention, vous prenez soin de vous-même. Pour développer ces capacités d'écoute intérieure, la méditation de pleine conscience constitue un appui utile.
Astuce n ° 18 : prenez soin de vous
Pour prendre soin de vous, commencez par combler vos besoins fondamentaux : une alimentation équilibrée, un sommeil réparateur, des liens sociaux nourrissants et épanouissants… Le plaisir compte aussi. L’alcool ne doit pas être votre seule source de bien-être.
Essayez pour cela différentes activités : certaines feront appel à votre créativité, d'autres à votre agilité intellectuelle ou à votre corps — lecture, puzzles, peinture, massages…
Accordez-vous du temps : c'est indispensable pour explorer d'autres sources de bonheur. Et faites preuve de douceur et de bienveillance à votre égard, surtout lors des journées compliquées, lorsque vos objectifs n'ont pas été tenus.
Cela peut arriver : ne vous culpabilisez pas et cherchez d’abord à comprendre les raisons qui en sont à l’origine.
Astuce n ° 19 : Pratiquez une activité sportive
Réduire l’alcool libère souvent des heures dans la semaine. Et si vous en profitiez pour vous (re)mettre à une activité physique ? Que vous préfériez pratiquer en solitaire ou en groupe, dans le cadre d’un club ou de façon totalement autonome, le sport favorise la sécrétion d’endorphines par l’organisme.
Au-delà des bénéfices pour votre santé, sur laquelle vous capitalisez ainsi, l’exercice contribue aussi à votre bien-être.
Par ailleurs, se donner des buts à atteindre représente une excellente source de motivation, qu'ils soient personnels (réussir, sous six mois, à courir cinq kilomètres en une demi-heure) ou partagés (« aller à la salle avec mon ami trois fois chaque semaine »).
Avec le temps, vous remarquerez d'ailleurs les effets bénéfiques de votre diminution d’alcool sur votre capacité sportive.
Pas d'inquiétude pour autant : nul besoin de vous lancer dans un entraînement intensif, qui pourrait vous décourager, voire vous faire du mal. Une simple promenade en plein air fonctionne tout autant !
Une séance de yoga en plein air, quelques longueurs de nage à la piscine : peu importe l'activité choisie, l'essentiel est de vous lancer et d'ancrer ce nouveau rituel dans votre semaine, à raison d'une fois au minimum.
Prenez garde toutefois à ne pas substituer une nouvelle dépendance à celle de l'alcool. Le sport, par exemple, peut lui aussi devenir une addiction : on parle alors de bigorexie. Pratiquée de façon compulsive, l'activité physique comporte elle-même des risques pour la santé.
Astuce n ° 20 : demandez de l’aide
N’oubliez jamais que vous n’êtes pas seul.
Vous n'arrivez pas à diminuer votre consommation malgré vos tentatives, et les échecs se répètent ? Tournez-vous alors vers un professionnel : votre médecin traitant, une infirmière scolaire, un addictologue ou le service de santé au travail.
Votre dépendance à l’alcool est peut-être plus installée que vous ne le pensiez. Dans ce cas, un accompagnement mieux adapté à l’ampleur de votre consommation devient nécessaire. Vous serez écouté avec bienveillance, sans aucun jugement, par des personnes capables de vous offrir les conseils et le soutien qui vous manquent.
Si cette option ne vous est pas accessible, des services spécialisés existent, à l'image d'alcool info service, joignable par téléphone via une ligne d'écoute. Pensez aussi aux associations d'entraide ou aux groupes de paroles, dont les portes vous sont ouvertes sans hésitation.
Pour finir, un suivi thérapeutique mené auprès d'un psychologue spécialisé dans les addictions constituera un appui précieux pour progresser vers votre objectif. Ce travail permet aussi d'explorer les causes profondes qui alimentent votre rapport à l'alcool. À la Clinique E-Santé, les praticiens connaissent bien le domaine des addictions et proposent des protocoles ajustés à la situation de chaque personne suivie.
Qu'avez-vous retenu ?
4 questions pour tester ce que vous avez appris sur la réduction de la consommation d'alcool
Question 1 / 4
Pourquoi tout arrêt brutal de l'alcool est-il fortement déconseillé sans accompagnement médical ?
Question 2 / 4
Selon les repères de consommation à moindre risque cités, combien de verres maximum par semaine ?
Question 3 / 4
Que signifie un objectif « SMART » dans la démarche de réduction ?
Question 4 / 4
Quelle est la première astuce conseillée avant d'entamer la réduction ?
Ce qu'il faut retenir
Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr- L'alcoolodépendance est une addiction provoquée par une consommation excessive et répétée d'alcool, qui installe une accoutumance progressive et entraîne des conséquences sociales, professionnelles, médicales et psychiques.
- Avant de réduire, il est essentiel d'évaluer sa consommation pendant au moins une semaine, puis de se fixer un objectif SMART adapté, éventuellement formalisé dans un contrat d'engagement personnel.
- Des stratégies concrètes aident à diminuer au quotidien : alterner avec de l'eau, tester les boissons sans alcool, changer ses routines et ses lieux de consommation, et prévenir son entourage de sa démarche.
- Un arrêt brutal est fortement déconseillé sans accompagnement médical en raison du syndrome de sevrage : en cas de difficulté, il est important de demander l'aide d'un médecin, d'un addictologue ou d'un psychologue spécialisé.



