Couple

Top 8 des raisons de l'infidélité (Étude Selterman)

Quand on découvre une infidélité, ou qu'on en commet une, une seule question tourne en boucle : pourquoi ? Une étude menée auprès de centaines de personnes infidèles a dégagé huit grandes raisons, du désamour au besoin de variété, et le sexe arrive loin derrière. Voici ces raisons, leur ordre de fréquence, et ce qu'elles disent (ou pas) de votre couple.

4,912 avis Mis à jour le 3 septembre 2026 5 min de lecture Relu par un psychologue RPPS
Femme retirant son alliance, illustrant les raisons de l'infidélité dans le couple
Aperçu IA

Si vous vous demandez pourquoi on trompe, sachez que l'infidélité répond rarement à une cause unique et qu'elle ne prouve pas toujours que le couple allait mal.

Pourquoi votre partenaire (ou vous) a-t-il été infidèle ? Psychologue.fr

  • Un besoin resté sans réponse — vous ou votre partenaire ne vous sentiez plus assez aimé, regardé ou reconnu.
  • Une histoire personnelle — l'infidélité peut chercher à réparer une estime de soi abîmée, sans lien direct avec vous.
  • Un contexte fragilisant — alcool, voyage ou grand stress peuvent faire déraper, même dans un couple en apparence solide.

Que faire après une infidélité, qu'on ait trompé ou été trompé ? Psychologue.fr

  • Vos émotions d'abord — choc, colère ou nuits sans sommeil sont normaux, vous avez le droit d'aller mal.
  • Comprendre la vraie motivation — démêler ce qui s'est joué vous évite de rejouer le même scénario plus tard.
  • Un espace sans jugement — parler à un psychologue aide à décider de la suite au calme, à votre rythme.

Quelle que soit votre place dans cette histoire, consulter un professionnel peut vous aider à y voir clair, sans jugement ni décision précipitée.

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Quand on découvre une infidélité, ou qu'on en commet une, ces questions reviennent sans cesse : pourquoi cette personne a été infidèle ? Ou pourquoi ai-je été infidèle ?

On imagine souvent une réponse simple, un couple malheureux, une attirance irrésistible. La réalité est plus nuancée. Une équipe de chercheurs américains a interrogé des centaines de personnes ayant trompé leur partenaire pour comprendre ce qui les avait vraiment motivées, et en a tiré huit grandes raisons.

Ces travaux, menés par le psychologue Dylan Selterman (Université du Maryland) avec Justin Garcia et Irene Tsapelas, ont été publiés dans le Journal of Sex Research. Leur enseignement principal déculpabilise autant qu'il éclaire : l'infidélité n'est pas toujours le symptôme d'un couple brisé. Elle raconte une histoire, rarement celle qu'on croit. Comprendre le pourquoi ne sert pas à excuser, mais à reprendre la main.

Autres questions

Quelle est la raison la plus fréquente de l'infidélité ?

Il n'y a pas de cause unique : l'étude Selterman identifie huit motivations, du désamour au besoin de variété, en passant par la colère ou le sentiment de négligence. Le désir purement sexuel n'est qu'une raison parmi d'autres, et souvent pas la principale. C'est justement cette diversité qui est le résultat le plus important.

Peut-on tromper quelqu'un qu'on aime encore ?

Oui. Plusieurs des huit raisons (besoin d'estime de soi, variété, circonstances, faible engagement) n'ont pas de lien direct avec l'amour porté au partenaire. On peut aimer sincèrement et tromper pour des motifs qui parlent surtout de soi, d'un manque ou d'un contexte. Cela n'excuse rien, mais explique pourquoi l'infidélité n'est pas toujours synonyme de désamour.

Un couple peut-il se reconstruire après une infidélité ?

Beaucoup de couples y parviennent, à condition que les deux le souhaitent et que les raisons profondes soient mises sur la table. La reconstruction passe par une communication honnête, du temps, et souvent un accompagnement. Comprendre pourquoi l'infidélité a eu lieu est un point de départ plus utile que la seule promesse que « ça n'arrivera plus ».

Comprendre les raisons, est-ce excuser l'infidélité ?

Non. Expliquer n'est pas justifier. Identifier la motivation en jeu ne retire rien à la responsabilité de la personne ni à la douleur causée. Cela sert à autre chose : sortir de l'incompréhension totale, décider de la suite en connaissance de cause, et éviter que les mêmes mécanismes ne se rejouent.

Top 8 des raisons qui mènent à l'infidélité

Les chercheurs ont interrogé 562 adultes qui reconnaissaient avoir été infidèles au sein d'une relation engagée. À partir de leurs réponses à près de 80 questions, l'analyse a fait émerger huit motivations distinctes. Un résultat marquant : ces raisons sont loin de se résumer au sexe, et beaucoup n'ont pas de lien direct avec la qualité de la relation.

Top 8 des raisons de l'infidélité

Du motif le plus fréquent au moins fréquent, selon l'étude Selterman

On trompe bien plus souvent par manque d'amour que par simple désir sexuel.

Voici les huit raisons, en un coup d'œil, avant de les détailler une à une :

  • Le manque d'amour : la passion et les sentiments se sont éteints.
  • Le besoin de variété : l'envie de diversité pour elle-même.
  • La négligence : ne pas se sentir assez aimé, respecté ou regardé.
  • Les circonstances : alcool, voyage, stress, une occasion au mauvais moment.
  • L'estime de soi : se sentir de nouveau désirable et valable.
  • La colère : se venger d'une blessure ou d'une déception.
  • Le faible engagement : un investissement partiel ou un cadre resté flou.
  • Le désir sexuel : une insatisfaction ou une envie de nouveauté.

Autrement dit, l'infidélité peut survenir dans un couple qui semble solide comme dans un couple en difficulté. Comme le résume Dylan Selterman, les gens trompent « pour toute une variété de raisons », qui ne reflètent pas mécaniquement l'état de santé du couple.

L'infidélité est-elle toujours le signe d'un couple malheureux ?
Non. C'est l'un des apports majeurs de l'étude : la variété des motivations montre que l'infidélité peut arriver à presque tout le monde, y compris dans des relations en apparence stables. Elle n'est donc pas systématiquement le symptôme d'un amour mort, même si elle révèle souvent un besoin resté sans réponse.

1. Le manque d'amour, ou tomber « en désamour »

La raison la plus fréquente : la perte des sentiments. La passion s'est éteinte, l'intérêt pour le partenaire s'est émoussé, et l'on se surprend à ressentir pour une autre personne ce que l'on n'éprouve plus dans son couple. On tombe « en désamour » d'un côté, et parfois « en amour » de l'autre.

Ce motif est l'un des plus douloureux, car il touche à la relation elle-même. Il ne surgit pas du jour au lendemain : il est souvent le terme d'un long éloignement, à la suite d'un babyclash par exemple, sans qu'on l'ait vue venir. L'infidélité vient alors nommer, brutalement, une rupture affective déjà largement entamée.

2. Le besoin de variété

Deuxième raison : l'envie de diversité, le désir de multiplier les expériences et les partenaires. Ce n'est pas nécessairement le signe d'un manque dans le couple, mais une aspiration à la nouveauté pour elle-même, parfois liée à l'ennui plutôt qu'à un vrai problème relationnel.

Reconnaître ce besoin sans se juger permet de se poser les bonnes questions : qu'est-ce que je recherche vraiment ? Est-ce compatible avec l'engagement que j'ai pris ? Certaines personnes y répondent en redéfinissant le cadre de leur relation, d'autres en comprenant que cette quête cache autre chose. Dans tous les cas, mieux vaut le savoir que le subir.

3. Le sentiment de négligence

Se sentir délaissé, pas assez aimé, respecté ou regardé : voilà la troisième raison. La personne ne cherche pas forcément une autre relation, mais l'attention et la reconnaissance qui lui manquent à la maison. L'infidélité devient une réponse à un vide, la preuve, à ses propres yeux, qu'elle compte encore pour quelqu'un.

Ce motif est particulièrement révélateur d'un déséquilibre dans le couple : l'un donne, l'autre ne reçoit plus, ou l'inverse. Il rappelle à quel point le besoin d'être vu et reconnu est central dans une relation. Nommer ce manque, avant qu'il ne cherche à se combler ailleurs, peut éviter bien des ruptures.

4. Les circonstances

La quatrième raison n'est pas un état d'esprit mais une situation : un moment inhabituel où les repères sautent. L'alcool, un voyage loin de chez soi, une période de grand stress, une occasion qui se présente au mauvais moment. Le jugement se brouille, et l'on fait ce qu'on n'aurait pas fait dans son quotidien normal.

Cela ne rend pas l'acte anodin, mais éclaire son mécanisme : ce n'est pas toujours une décision mûrie, parfois un dérapage favorisé par le contexte. C'est aussi pourquoi une période de vie fragilisée, des symptômes d'une dépression, un épuisement ou une grande vulnérabilité émotionnelle peuvent augmenter le risque, sans que le couple soit en cause.

5. Le besoin d'estime de soi

Cinquième motivation : chercher à se sentir désirable, valable, vivant. L'infidélité sert alors de réparateur d'estime de soi. Se sentir choisi par quelqu'un d'autre procure un regain de confiance, surtout après une période de doute, un coup dur ou une image de soi abîmée.

Ce motif parle rarement du partenaire, et beaucoup de la personne elle-même. Quand la valeur que l'on se porte dépend du regard des autres, on va la chercher là où elle se présente. Travailler un manque d'estime de soi à la source est bien plus solide que ce coup de projecteur passager, qui retombe vite.

6. La colère et le désir de vengeance

Sixième motivation : la colère envers le partenaire. Ici, l'infidélité n'a pas grand-chose à voir avec l'attirance pour quelqu'un d'autre. Elle est une manière de rendre les coups, de répondre à une blessure, à une déception ou à une dispute non digérée. On trompe pour se venger, parfois même en souhaitant secrètement que l'autre l'apprenne.

Cette forme d'infidélité en dit long sur des émotions qui n'ont pas trouvé d'autre voie d'expression. La rancune s'accumule, faute d'avoir été mise en mots, jusqu'à déborder par un passage à l'acte. Reconnaître cette colère, plutôt que de la nier, est la première étape pour ne plus la laisser décider à votre place.

7. Le faible engagement

Septième motivation : un engagement plus faible dans la relation. L'un des partenaires ne se sent pas pleinement investi, ou les deux n'avaient jamais vraiment clarifié le caractère exclusif de leur relation. L'infidélité, ici, tient moins à un problème qu'à un lien resté flou ou fragile dès le départ.

Ce motif renvoie souvent à la façon dont on s'attache aux autres. Certaines personnes, notamment celles au fonctionnement plus évitant, gardent instinctivement une porte de sortie et peinent à s'engager pleinement. Comprendre son propre style d'attachement aide à repérer ces automatismes et à faire des choix plus conscients.

8. Le désir sexuel insatisfait

La dernière raison touche à la sexualité au sein du couple : une insatisfaction, un désir de nouveauté, l'envie d'expérimenter ce que la relation n'offre pas ou plus. Contrairement à une idée répandue, ce motif purement sexuel n'est ni le seul ni même le plus fréquent, mais il existe bel et bien.

Derrière ce désir, il y a parfois un vrai sujet de couple resté sous silence : des attentes différentes, une routine qui s'est installée, des fantasmes sexuels non assumés, une gêne à parler de ce qui manque. Le désir n'est pas un caprice, c'est une information. Il peut être entendu et retravaillé, à condition d'oser en parler, seul ou à deux par exemple lors d'une sexothérapie.

Hommes et femmes trompent-ils pour les mêmes raisons ?

Globalement, les motivations se recoupent, mais l'étude Selterman relève quelques différences. Les hommes évoquent plus souvent le désir sexuel, le besoin de variété et les circonstances ; les femmes, davantage le sentiment de négligence. Une nuance importante : ce sont des tendances de groupe, qui ne disent rien d'une personne en particulier.

Infidélité : ce que les hommes et les femmes citent le plus comme raison de tromper (étude Selterman)

Ce que l'infidélité révèle (et ne révèle pas) sur votre couple

Le grand mérite de l'étude Selterman est de casser une idée reçue : celle selon laquelle tromper serait toujours le symptôme d'une relation malade. Certaines des huit raisons pointent bien un problème de couple (désamour, négligence, insatisfaction), mais d'autres tiennent surtout à la personne (estime de soi, variété, circonstances) ou à un lien resté fragile (faible engagement).

Cette nuance compte, car elle change tout pour la suite. Se demander « laquelle de ces raisons était en jeu ? » est souvent plus utile que de chercher un coupable unique. La réponse oriente vers des chemins très différents : parfois réparer le couple, parfois travailler sur soi, parfois reconnaître que le lien touchait à sa fin. Comprendre n'efface pas la blessure, mais rend la décision plus lucide.

Il faut aussi se méfier des explications trop rapides. La personne infidèle se raconte parfois une histoire qui l'arrange, et la personne trahie une autre qui la protège. La vérité est souvent moins nette, mêlant plusieurs des huit motivations à la fois. Prendre le temps de démêler ces fils, sans se précipiter sur une conclusion, évite de rejouer plus tard le même scénario avec quelqu'un d'autre. C'est un travail d'honnêteté envers soi, rarement facile, mais qui protège les relations futures.

Se remettre d'une infidélité : vous n'avez pas à traverser ça seul(e)

Qu'on ait trompé ou qu'on ait été trompé, l'après est un moment de grande confusion, où la douleur et la culpabilité brouillent le jugement. Il n'existe pas de bonne réponse universelle : certains couples se reconstruisent, parfois plus solidement, d'autres se séparent, et les deux peuvent être des choix sains selon la situation.

Quand on a été trompé(e)

Découvrir qu'on a été trompé, c'est un choc, parfois un véritable traumatisme. La confiance s'effondre, l'image qu'on avait de son couple et de soi vacille, et une question tourne en boucle : qu'est-ce que je n'ai pas vu, qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? Si vous vous reconnaissez dans ces nuits sans sommeil, cette colère ou ce sentiment de ne plus rien valoir, sachez d'abord une chose : ce que vous ressentez est normal, et vous avez le droit d'aller mal. Ce n'est pas un aveu de faiblesse.

L'infidélité laisse souvent une blessure de trahison durable, une méfiance et parfois une jalousie qui débordent bien au-delà de cette relation. En parler à un psychologue, c'est vous offrir un espace rien qu'à vous, sans jugement, là où l'entourage, souvent trop impliqué, peine à vraiment aider. Consulter ne veut pas dire que votre couple est condamné, ni que vous devez rester coûte que coûte : cela veut dire que votre souffrance mérite d'être accueillie, à votre rythme. La thérapie en ligne par messages peut être une première porte d'entrée quand parler de vive voix semble encore trop difficile.

Quand c'est vous qui avez trompé

Avoir été infidèle peut laisser un mélange lourd de culpabilité, de honte et d'incompréhension face à son propre geste, avec la peur d'avoir tout abîmé. Se juger durement est humain, mais cela n'aide ni à réparer ni à comprendre ce qui s'est joué.

Identifier ce qui vous a poussé, l'une des raisons vues plus haut, est le début d'un vrai travail, sur le couple ou sur vous-même. Un psychologue offre un espace sans jugement pour démêler tout cela, décider de la suite au calme, et éviter de rejouer le même scénario, surtout si les mêmes situations se réactivent d'une relation à l'autre. La thérapie en ligne permet de commencer dès aujourd'hui, sans le poids du regard des autres.

Questions fréquentes

Quelle est la raison la plus fréquente de l'infidélité ?

Il n'y a pas de cause unique : l'étude Selterman identifie huit motivations, du désamour au besoin de variété, en passant par la colère ou le sentiment de négligence. Le désir purement sexuel n'est qu'une raison parmi d'autres, et souvent pas la principale. C'est justement cette diversité qui est le résultat le plus important.

Peut-on tromper quelqu'un qu'on aime encore ?

Oui. Plusieurs des huit raisons (besoin d'estime de soi, variété, circonstances, faible engagement) n'ont pas de lien direct avec l'amour porté au partenaire. On peut aimer sincèrement et tromper pour des motifs qui parlent surtout de soi, d'un manque ou d'un contexte. Cela n'excuse rien, mais explique pourquoi l'infidélité n'est pas toujours synonyme de désamour.

Un couple peut-il se reconstruire après une infidélité ?

Beaucoup de couples y parviennent, à condition que les deux le souhaitent et que les raisons profondes soient mises sur la table. La reconstruction passe par une communication honnête, du temps, et souvent un accompagnement. Comprendre pourquoi l'infidélité a eu lieu est un point de départ plus utile que la seule promesse que « ça n'arrivera plus ».

Comprendre les raisons, est-ce excuser l'infidélité ?

Non. Expliquer n'est pas justifier. Identifier la motivation en jeu ne retire rien à la responsabilité de la personne ni à la douleur causée. Cela sert à autre chose : sortir de l'incompréhension totale, décider de la suite en connaissance de cause, et éviter que les mêmes mécanismes ne se rejouent.

Ce qu'il faut retenir

Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr
  • L'étude menée par le psychologue Dylan Selterman (Université du Maryland) auprès de 562 adultes infidèles identifie huit motivations distinctes, du désamour au désir sexuel, publiées dans le Journal of Sex Research.
  • Les huit raisons, de la plus à la moins fréquente : le manque d'amour, le besoin de variété, la négligence, les circonstances (alcool, voyage, stress), l'estime de soi, la colère, le faible engagement et le désir sexuel.
  • L'infidélité n'est pas systématiquement le signe d'un couple malheureux : certaines raisons pointent la relation (désamour, négligence), d'autres la personne (estime de soi, variété, circonstances) ou un lien resté flou.
  • Se demander quelle motivation était réellement en jeu, plutôt que chercher un coupable, oriente la suite : réparer le couple, travailler sur soi ou constater la fin du lien, seul ou avec un psychologue.
Synthèse générée par Aurora · lecture 5 min

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