Vous êtes probablement concerné par le workaholisme si vous travaillez 50 heures ou plus par semaine au détriment de votre vie personnelle. Pour agir, commencez par observer vos comportements, poser un cadre horaire et consulter un professionnel si besoin.
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Repérer et agir : les bons réflexes
- Testez votre capacité à déléguer — Observez si confier une tâche à un collègue vous est difficile, car ce comportement est un premier indicateur d'addiction au travail.
psychologue.fr - Évaluez votre vie sociale — Faites le point sur le temps réellement consacré à vos proches et à vos loisirs en dehors du travail.
psychologue.fr - Fixez un cadre horaire — Définissez des horaires de travail précis et coupez les sollicitations professionnelles une fois la journée terminée.
psychologue.fr - Réintroduisez une activité physique — Planifiez des séances de sport régulières pour relâcher la pression et rééquilibrer vie professionnelle et personnelle.
psychologue.fr - Consultez un professionnel — Faites-vous accompagner par un psychologue, qui pourra vous orienter vers une thérapie adaptée à votre situation.
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Le besoin de se surpasser dans leur job est primordial. Cette addiction comportementale est repérable à travers des signes. Pour reconnaître la dépendance au travail, découvrez ses 5 signes typiques.
Le workaholisme, qu’est-ce que c’est ?
D'après l'INRS (institut national de recherche et de sécurité), le workaholisme se définit comme un investissement excessif dans la sphère professionnelle, au détriment de la vie personnelle. On parle d’addiction au travail lorsqu’une personne travaille 50h ou plus par semaine.
Ce phénomène est davantage reconnu aux États-Unis et au Japon. En effet, on constate qu’un actif sur cinq serait dans une relation de dépendance à son travail dans ces deux pays.
Bien que l’addiction au travail soit moins fréquente au sein de l’Union Européenne, on remarque une hausse du temps passé au travail. 18 % des hommes et 8 % des femmes travaillent plus de 48 heures par semaine.
Que ce soit sur le plan physique, psychique ou relationnel, cette forme d’addiction met en danger la santé de la personne touchée, même si le workaholisme ne figure pas, à ce jour, comme diagnostic officiel dans les classifications de référence que sont le DSM-5 et la CIM-11.
Comment savoir si je suis accro à mon boulot ?
Il n'est pas toujours simple d'identifier la dépendance au travail lorsque la personne est absorbée par les missions qu'elle doit mener à bien. Pour vous aider à l’identifier et à mettre un mot sur votre comportement addictif, découvrez 5 signes que l’on retrouve fréquemment chez un accro au travail :
- Signe n°1 : Des difficultés à déléguer des tâches
- Signe n°2 : Être perfectionniste
- Signe n°3 : Le besoin
- Signe n°4 : Le retrait de la vie sociale
- Signe n°5 : Ne parvient pas à se détacher de son travail
Signe n°1 : Des difficultés à déléguer des tâches
Le premier signe pour reconnaître une personne victime de workaholisme concerne la gestion des tâches. En effet, si vous êtes accro à votre travail, il se peut que vous éprouviez des difficultés à déléguer des tâches.
On reconnaît une personne dépendante au travail par son implication professionnelle qui est nécessaire pour son propre besoin psychologique.
Parfois, cette envie de toujours faire davantage de missions au travail provient du syndrome de l’imposteur. En effet, une personne qui ne se sent pas à sa place et qui a l’impression d’être une imposture va se démener pour prouver le contraire. C’est ainsi que peut se créer cette dépendance professionnelle.
De plus, une mauvaise délégation des tâches vous apporte une charge mentale et émotionnelle importante. Ce trop-plein d’émotions lié au travail peut faire apparaître des symptômes du burn-out, un phénomène lié au travail reconnu par l’OMS dans la CIM-11, si vous vous laissez surmener par vos missions.
Signe n°2 : Être perfectionniste
Vous pouvez également détecter un workaholique par son perfectionnisme obsessionnel. En effet, une personne accro à son job attache de l’importance à ce que le travail soit parfait. De ce fait, elle ne cesse jamais de travailler, puisqu'à ses yeux, son travail peut sans cesse être perfectionné. Son envie de rendre un travail parfait lui apporte de l’anxiété de performance, car il souhaite être le meilleur dans tout ce qu’il entreprend.
De plus, le phénomène de Workaholisme se détecte dans la productivité d’une personne. Souhaitant rendre un travail d’excellence, vous allez éprouver des difficultés à terminer vos tâches. Vous préférez les mettre de côté pour les peaufiner ultérieurement, quitte à avoir du retard sur vos deadlines et à rester au-delà de vos heures de travail pour finaliser.
Signe n°3 : Le besoin
Le terme “besoin” marque une forme de dépendance. Si vous ressentez le besoin de travailler pour vous sentir épanoui, alors vous êtes dans le phénomène d’addiction au travail que l’on nomme le workaholisme.
Cette addiction peut vous amener à perdre le contrôle de vous-même qui est alors marqué par de l’impulsivité. Vous aurez tendance à éprouver vos besoins par des phrases affirmatives telles que “je veux”.
Dans le workaholisme, il y a également ce besoin de réussite, d’avoir de la reconnaissance. Si vous êtes une personne qui a peu confiance en elle, vous allez avoir besoin de cette reconnaissance pour vous sentir valorisée.
Signe n°4 : Le retrait de la vie sociale
Le retrait de la vie sociale est également le reflet d’une personne qui vit pour sa vie professionnelle. Vous allez délaisser toutes les activités extérieures telles que le sport, la famille, les amis, les voyages…
Vos relations se dégradent, faute de temps pour les cultiver. Votre vie de famille peut en pâtir tout comme votre vie de couple.
Bien souvent, les personnes accros au travail sont seules en dehors de leur travail, car elles investissent tout leur temps dans leur emploi qu’elles soient au bureau ou à leur domicile.
Ce besoin de travailler excessivement peut cacher une peur d’être seul chez soi (autophobie) ou une blessure du passé.
Signe n°5 : Ne parvient pas à se détacher de son travail
Un workaholique est dévoué dans son travail. Il n’hésite pas à faire des heures supplémentaires si un projet nécessite plus de temps.
Un addict au travail se reconnaît par son épanouissement professionnel. Cet épanouissement est tel qu’il ne parvient pas à vivre en dehors de son travail.
Même lorsqu'il se sent épuisé, poser des congés pour se reposer lui est difficile, car cela signifierait s'absenter du bureau.
Cet épuisement de l’ergomane impact sa santé mentale. Il est fréquent de voir apparaître une dépression chez les personnes qui vivent uniquement pour leur travail.
Aujourd’hui encore, les médecins repèrent, bien souvent, le syndrome de workaholisme qu’au moment des complications. Les personnes victimes de ce syndrome peuvent alors développer un trouble anxieux généralisé, avoir des séquelles d’un burn-out éventuel ou encore une dépression chronique.
Prenez le contrôle de votre vie en vous libérant de cette emprise néfaste !
Comment traiter une addiction au travail ?
Si vous êtes dépendant à votre travail, sachez que des solutions existent pour vous libérer de cette forme d'addiction. Pour cela, il est recommandé de :
- Pratiquer une activité sportive
- Se désintoxiquer des fausses croyances
- Se fixer des horaires de travail
- Se faire accompagner par un professionnel de la santé
La pratique d’un sport permet de maintenir un équilibre entre vie pro et vie perso. Il va vous permettre de relâcher la pression du travail et de prendre du temps pour vous. Pour voir les bienfaits du sport, comptez entre deux heures et deux heures et demie d’activité par semaine.
Nous l’avons vu précédemment, le perfectionnisme fait partie des symptômes du workaholisme. Pour vaincre cette addiction, il est essentiel de se détacher de cette fausse croyance qui vous conduira vers un état d’épuisement au travail.
Pour surmonter votre dépendance au travail, vous devez vous fixer des horaires et vous y tenir. En dehors de ces horaires, ne consultez plus votre portable professionnel. Cela va vous aider à faire face à vos réflexes addictifs.
Un psychologue peut également vous accompagner pour mettre fin à une addiction. Il vous recommandera la thérapie la plus en adéquation avec votre situation. Par exemple, les thérapies cognitivo-comportementales sont très efficaces pour modifier une addiction comportementale.
La thérapie en ligne est un bon moyen pour soigner le workaholisme. Elle donne accès à un psychologue en ligne qui peut vous suivre régulièrement sans prise de rendez-vous. Ainsi, vous pouvez échanger avec votre psychologue quand vous en ressentez le besoin. Psychologue.fr propose cette offre avec des psychologues experts en addiction.
Qu'avez-vous retenu ?
4 questions pour tester ce que vous avez appris sur le workaholisme
Question 1 / 4
Selon l'article, à partir de combien d'heures de travail par semaine parle-t-on d'addiction au travail ?
Question 2 / 4
Le workaholisme figure-t-il comme diagnostic officiel dans le DSM-5 et la CIM-11 ?
Question 3 / 4
Quel signe évoqué peut cacher une peur d'être seul chez soi (autophobie) ?
Question 4 / 4
Parmi les solutions proposées, laquelle est citée dans l'article ?
Ce qu'il faut retenir
Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr- Le workaholisme désigne, selon l'INRS, un surinvestissement professionnel accompagné d'une négligence de la vie extraprofessionnelle, souvent associé à un temps de travail de 50 heures ou plus par semaine.
- Cinq signes typiques permettent de repérer cette addiction au travail : difficultés à déléguer, perfectionnisme, besoin de travailler pour se sentir épanoui, retrait de la vie sociale et incapacité à se détacher de son travail.
- Cette addiction comportementale peut favoriser l'apparition de troubles comme le burn-out, la dépression ou un trouble anxieux généralisé, souvent repérés seulement au stade des complications.
- Des solutions existent pour s'en libérer : pratiquer une activité sportive, se détacher des fausses croyances, fixer des horaires de travail et se faire accompagner par un professionnel de la santé, notamment via les thérapies cognitivo-comportementales.
Sources & références
- Sébastien Bohler, “Êtes-vous un drogué du travail ?”, Pour la Science, 2010
- Didier Truchot, “Qui sont les fous du travail ?”, Cerveau & Psycho, 2013
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