Si vous jouez sans réussir à vous arrêter, vous souffrez peut-être d'une addiction aux jeux d'argent, un trouble reconnu dont on peut se libérer étape par étape.
Comment savoir si vous êtes dépendant aux jeux d'argent ?
Psychologue.fr
- Des mises qui grimpent — vous jouez des sommes toujours plus élevées pour retrouver la même excitation.
- L'envie de vous refaire — après une perte, vous retournez jouer systématiquement pour récupérer votre argent.
- Les mensonges à l'entourage — vous cachez à vos proches l'ampleur de vos pertes et de vos dettes.
Que faire pour arrêter de jouer ?
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- Un carnet de suivi — vous notez vos envies de jouer, vos émotions et ce qui les déclenche.
- Une parole libérée — vous vous confiez à un proche ou appelez Joueurs Info Service au 09 74 75 13 13.
- Une aide professionnelle — votre médecin traitant vous oriente vers un addictologue ou une thérapie adaptée.
Ne restez pas seul face au jeu : avec un accompagnement adapté, retrouver le contrôle est possible, à votre rythme.
Le jeu pathologique génère, à la manière de l'alcool, une forme d'ivresse et d'excitation dont on peine à se défaire. Vous misez de manière excessive ? Arrêter vous semble impossible et vous vous sentez démuni ? Découvrez, en 9 étapes, comment sortir de la dépendance aux jeux d'argent.
Autres questions
Comment se sortir d'une addiction aux jeux d'argent ?
Sortir d'une addiction aux jeux d'argent passe par plusieurs étapes progressives : reconnaître ses symptômes, analyser ses comportements de jeu, apprendre à résister aux déclencheurs, admettre les conséquences, se confier à un tiers de confiance, faire le deuil de l'argent perdu, fuir les situations à risques et démarrer un suivi thérapeutique. Y mettre fin demande du temps et de la bienveillance envers soi-même.
Quels sont les symptômes d'une addiction aux jeux d'argent ?
Les symptômes incluent l'augmentation constante des mises pour atteindre l'excitation désirée, l'irritabilité en tentant de réduire le jeu, l'échec des efforts pour arrêter, une préoccupation permanente pour le jeu, le fait de jouer en cas de mal-être, de rejouer pour se « refaire », de mentir à son entourage, de perdre des relations ou son travail, et d'emprunter de l'argent.
Comment aider quelqu'un qui est addict au jeu ?
Pour aider un proche, offrez-lui un accompagnement de proximité et une écoute sans jugement, car la ludomanie isole. Encouragez-le à parler du jeu et de ce qu'il ressent, verbalisez votre soutien tout en reconnaissant les difficultés vécues. Orientez-le vers des groupes de paroles et vers un tiers de confiance ou un professionnel : la bienveillance de l'entourage maintient sa motivation.
Quels sont les 3 piliers de l'addiction ?
La survenue d'une addiction repose sur trois composantes complémentaires : l'individu, le produit (ou le comportement, ici le jeu) et l'environnement. Dans le cas des jeux d'argent, il n'y a pas de substance psychoactive : l'addiction est comportementale. Ses causes sont multifactorielles, certaines personnes étant plus fragiles que d'autres, notamment celles présentant des traits impulsifs.
Quel est le meilleur moyen de traiter la dépendance au jeu ?
Le traitement combine idéalement un suivi thérapeutique et un accompagnement de proximité. Le travail consiste à reconnaître ses symptômes, identifier les déclencheurs (émotions, lieux, ennui, alcool ou cigarette associés) puis apprendre à les contourner, les remplacer par d'autres activités ou les affronter. Accepter l'illusion de contrôle sur le hasard et se confier à un tiers font aussi partie du parcours.
Comprendre l’addiction au jeu d’argent : définition
L’addiction aux jeux d’argent appartient aux dépendances comportementales : aucune substance psychoactive n’entre en jeu. Elle se caractérise par une pratique répétée et inadaptée du jeu. Cette habitude engendre une souffrance profonde, dégrade la qualité de vie et perturbe le quotidien : la vie familiale et la sphère professionnelle en pâtissent, tout comme les activités de tous les jours.
Ce n’était qu’un divertissement, au départ. Puis le plaisir s’efface, remplacé par un besoin démesuré qui finit par envahir toute l’existence. Impossible désormais de s’arrêter de son plein gré : la compulsion s’est installée, et le jeu agit comme une drogue. Pour désigner cette addiction, on emploie les termes de ludoman
Le joueur compulsif engage une somme d’argent en espérant gagner encore plus : paris sportifs, loterie, casino, tickets à gratter, jeux en ligne, courses hippiques, cartes… Chacun a ses préférences, une ou plusieurs selon les cas.
Cette pathologie est reconnue et ses causes relèvent de plusieurs facteurs : face aux addictions, quelles qu'elles soient, la vulnérabilité varie d'une personne à l'autre.
Comment se libérer de la dépendance aux jeux d’argent : les étapes clés ?
Le jeu d’argent pathologique ne se résume pas à une phase passagère. Une fois la dépendance ancrée, elle touche à la fois votre cerveau et vos émotions, dans leur fonctionnement global. S’en libérer prend du temps. Cela suppose aussi de faire preuve d’indulgence envers soi-même.
Voici les 9 étapes qui permettent de se défaire d’une dépendance aux jeux d’argent :
- Reconnaissez vos symptômes
- Analysez vos comportements
- Apprenez à vous contrôler face aux déclencheurs
- Admettez les conséquences
- Confiez-vous à une personne de confiance au sujet de votre dépendance au jeu, ou appelez Joueurs Info Service, la ligne officielle, au 09 74 75 13 13.
- Faites le deuil de l’argent
- Fuyez les situation à risques
- Acceptez que votre contrôle du hasard n'est qu'une illusion
- Démarrez un suivi thérapeutique
Étape 1 : identifiez les signes de votre dépendance
Pour poser un diagnostic, l’addiction aux jeux s’appuie sur des signes cliniques précis. Vous voulez sortir de cette dépendance ? Alors certaines de ces manifestations vous sont sans doute déjà familières :
- Vos mises grimpent sans cesse, car il vous faut toujours plus d’argent en jeu pour retrouver le niveau d’excitation recherché ;
- Lorsque vous tentez de réduire votre pratique ou d'essayer d’arrêter, une forte irritation et de l'agitation vous gagnent ;
- Vos tentatives pour diminuer ou arrêter durablement se soldent d'ailleurs par des échecs
- Le jeu occupe sans cesse vos pensées : vous vous remémorez vos gains passés, vous planifiez déjà vos futures mises et vous réfléchissez aux moyens d’obtenir de l’argent ;
- Il vous arrive souvent de parier lorsque vous souffrez ou que vous éprouvez un mal-être ;
- Après une perte, vous repartez jouer systématiquement dans l'espoir de vous « refaire » ;
- Pour masquer l’ampleur réelle de votre trouble et ses répercussions, vous mentez à vos proches comme à vous-même ;
- Des amis, des proches, voire votre emploi vous ont échappé (ou bien vos études se trouvent menacées), et vous délaissez votre famille ;
- Parfois, vous demandez de l’argent à votre entourage afin d’éponger vos dettes. Le diagnostic de jeu pathologique suppose la présence d’au moins quatre de ces manifestations sur les douze mois écoulés.
Le DSM-5 précise également qu'on parle de forme grave du trouble dès lors que la personne présente huit ou neuf critères. Identifier les signes par lesquels la ludomanie affecte votre cerveau constitue un premier pas : cette lucidité facilitera votre parcours pour vous libérer du jeu pathologique.
Étape 2 : observez et décryptez vos comportements de jeu
Avant même de commencer le sevrage, un travail préalable s'impose : prendre conscience de votre dépendance en observant vos comportements. C'est par cette analyse que débute la démarche pour vous libérer du jeu.
Commencez par examiner vos habitudes en matière de jeu : de quelle manière jouez-vous ? À quel type de jeu ? En compagnie de qui ? Pour quels motifs ? Et dans quels endroits ? Le but de cette démarche : gagner en recul face à vos comportements pour mieux les décrypter.
Interroger vos habitudes et observer votre façon de jouer vous permettra d'identifier les éléments déclencheurs : une pensée, une émotion, une sensation, un comportement, une situation… L'éventail est vaste. Leur analyse n'en est que plus indispensable.
Munissez-vous d'un support pour écrire : un simple carnet fait l'affaire, et vous aurez l'avantage de pouvoir le relire quand vous le souhaitez. Première chose à faire : chaque fois que l'envie de jouer se manifeste, faites une pause et observez, sans vous juger, ce qui se produit en vous. Quelles sont vos émotions ? Quelles sont vos pensées ? Consignez-les par écrit. Cherchez ensuite à identifier ce qui a déclenché cette envie.
La tristesse peut être en cause, tout comme la joie. Parmi les déclencheurs figure également l'ennui : jouer devient alors un moyen de compenser le besoin d'excitation qui fait défaut.
Chez les personnes dépendantes, on retrouve fréquemment des traits impulsifs, qui rendent la compulsion d'autant plus difficile à freiner. Le déclencheur peut aussi être un endroit précis. Ainsi, si vous souffrez d'une addiction aux paris sportifs ou aux jeux de grattage, le simple fait de longer un café ou un bar peut suffire à raviver votre envie de parier.
Le déclencheur peut aussi être une personne, voire une substance : la cigarette comme l’alcool restent étroitement liés à la pratique du jeu, et leur consommation nourrit très probablement votre envie de miser.
Étape 3 : maîtrisez vos réactions
La deuxième étape vous invite à réfléchir aux mesures concrètes à mettre en place pour résister aux déclencheurs qui provoquent l'envie de jouer.
En les évitant : si vous souffrez d'une addiction au casino, ne passez plus, par exemple, devant l'établissement où vous aviez l'habitude de jouer.
En les substituant : lorsque l'ennui vous pousse à miser, pourquoi ne pas explorer une occupation différente, le sport notamment ? Restez toutefois vigilant. L'objectif n'est pas de glisser vers une dépendance comportementale nouvelle — pensez à la bigorexie — qui remplacerait la première. En les affrontant : oser regarder les émotions dont on cherche à s'échapper reste le moyen le plus sûr d'identifier ce dont on a réellement besoin.
Étape 4 : admettez les conséquences
Douloureuse, cette troisième étape n'en demeure pas moins nécessaire. Si vous êtes un joueur excessif, les conséquences de votre pratique vous font sans doute déjà souffrir, tant les risques sont multiples.
De fait, cette dépendance au jeu engendre des difficultés à plusieurs niveaux :
- Financièrement : dettes, crédits, retards… ;
- Sur le plan judiciaire : interdiction de jeu, fréquentation de sites illégaux, défauts de paiement… ;
- Tensions et conflits avec vos proches, votre famille ou vos amis : socialement, le prix à payer est lourd ;
- Difficultés professionnelles, scolaires ou dans le cadre des études ;
- Côté santé, enfin : troubles anxieux, sommeil dégradé, consommation excessive de substances…
Pour progresser sereinement sur la voie du rétablissement, prenez le temps d'évaluer les conséquences de votre maladie, sur vous-même d'abord, mais également sur vos proches.
Accordez-vous un moment pour établir une liste de toutes les problématiques que le jeu a fait surgir dans votre vie — y compris celles que vous avez déjà résolues.
Faites aussi la liste des personnes blessées par votre comportement, ainsi que de celles envers qui vous avez des dettes. Ce travail est douloureux. Il vous offrira pourtant la distance indispensable pour mesurer réellement les conséquences de votre addiction.
Par la suite, cette liste vous servira de repère et de rappel lors des moments de faiblesse.
Étape 5 : confiez votre dépendance aux jeux d'argent à une personne de confiance
Que ce soit pour arrêter de fumer du cannabis ou pour réduire l'alcool, le principe reste le même : face à une dépendance, pouvoir se confier à une personne de confiance compte beaucoup.
Ne restez surtout pas isolé ! Pour avancer dans ce parcours, vous avez besoin de vous sentir soutenu et de pouvoir raconter ce que vous vivez sans redouter d'être jugé : le regard bienveillant de vos proches compte énormément.
Quand vous vous sentirez prêt, ouvrez-vous de ce problème auprès de vos proches. Exprimez-leur clairement votre besoin d'être soutenu, sans nier pour autant les tensions que la situation a pu créer au sein de vos relations.
La ludomanie compte parmi les dépendances qui coupent progressivement la personne de son entourage. Pourtant, pour cesser de jouer, un accompagnement de proximité reste nécessaire : ses effets bénéfiques aident à entretenir la motivation dans la durée.
Si le sentiment d'être incompris persiste, ou si aborder votre trouble avec vos proches vous semble impossible, tournez-vous vers les groupes de paroles. En rencontre physique comme au téléphone, leurs membres vous accorderont du temps et de l'écoute, avec l'empathie dont vous avez besoin. Cliquez ici pour obtenir davantage d'informations. Parler avec des personnes confrontées à la même réalité, aujourd'hui ou par le passé, vous aidera à comprendre une chose essentielle : vous n'êtes pas isolé, et s'en sortir reste possible.
Étape 6 : renoncez à l’argent perdu
L’argent joué appartient au passé : il est définitivement perdu. Rien ne le fera revenir. Tant que vous jouez encore, faites preuve de lucidité envers vous-même. Regardez en face les sommes que vous engagez, tout comme celles qui disparaissent, sans chercher à les minimiser. Et gardez la même franchise avec les personnes de votre entourage qui connaissent votre situation.
Il faut l'admettre : le hasard ne se contrôle pas. Aucun pouvoir ne vous est donné sur lui. Ce qui dépend de vous, en revanche, c'est l'usage que vous faites de votre argent, dès aujourd'hui : votre ticket gagnant, personne d'autre que vous ne le détient.
Un registre est indispensable. Tant que vous jouez encore, inscrivez-y les sommes dépensées et perdues. Puis, chaque fin de semaine, notez ce que cet argent aurait pu vous offrir, ou les dettes qu’il aurait permis d’effacer.
Même si vous avez cessé de jouer, continuez de noter, jour après jour, les sommes économisées grâce à chaque journée sans pari. Vous pouvez librement en faire une cagnotte, qu'elle serve au remboursement de vos emprunts ou à vous offrir une récompense. Et pourquoi ne pas placer cet argent dans quelque chose qui vous profite : une formation, des instants de bien-être, des voyages ?
Gardez enfin ceci en tête : ce que vous misez dépassera toujours ce que vous gagnez. Quoi qu'il en soit, un raisonnement rationnel vous aidera à limiter les risques que vous prenez : « Jouer m'exposera forcément à perdre de l'argent. J'en ai déjà perdu une somme conséquente jusqu'ici. Et si je continue à parier, elle ne fera que grossir. »
Étape 7 : évitez les situations à risque
D'une façon globale, si vous souhaitez réduire votre pratique ou sortir du jeu pathologique, il vous faut fuir tout ce qui alimente la tentation : l'atmosphère d'un café, la mélodie répétitive des machines à sous, le parfum des salles de jeu, le contact des jetons ou encore le tintement des pièces…
Le jeu s'accompagne progressivement d'une forme de rituel : chaque élément de l'environnement se trouve relié au désir de miser et contribue largement à l'entretenir. Résister devient compliqué lorsque votre drogue vous entoure de toutes parts. Sachez opposer un refus à votre cercle de jeu. Quand certains proches proposent une soirée au casino, prenez le temps de leur expliquer les raisons de votre refus, puis orientez-les vers une activité différente.
Faites en sorte de ne plus croiser les établissements où l'on trouve jeux de hasard et loteries. En cas d'addiction aux jeux en ligne, il est possible de bloquer, depuis votre téléphone comme depuis votre ordinateur, l'accès aux sites concernés.
Qu’il s’agisse d’une dépendance à une substance ou d’une dépendance comportementale, le cerveau réagit de la même façon : il développe un phénomène nommé craving. Chez la personne ludomane, c’est précisément ce mécanisme qui déclenche cette envie de jouer à la fois impérieuse et impossible à réprimer.
La raison est simple : chez une personne addicte au jeu, jouer de façon responsable devient impossible. Le cerveau a pris les commandes. Il ne réclame qu'une chose : sa satisfaction.
Le craving se manifeste aussi chez ceux qui entament un sevrage d'alcool.
Étape 8 : reconnaissez que votre sentiment de contrôle du hasard est une illusion
Chez les parieurs, plusieurs mécanismes de pensée coexistent, oscillant entre l’espoir du gain et la peur de perdre. Ces schémas mentaux entretiennent leur comportement et les poussent à continuer de jouer.
L’addiction prend une telle place dans le psychisme que rester objectif n’est pas toujours simple.
Repérer ces croyances vous permettra toutefois d'observer vos comportements avec davantage de distance. L’illusion de contrôle est très répandue : vous croyez détenir un pouvoir sur les jeux de hasard, comme si le résultat d'une partie dépendait de vous. Or, il n'en est rien.
Une course, un ticket, un lancer de dés : l’issue ne dépend jamais de vous, mais uniquement d’un mécanisme aléatoire. Cette réalité se traduit, d’un joueur à l’autre, de manière différente.
On parlera de :
- Contrôle cognitif lorsque, avant de jouer, vous récitez par exemple une prière ;
- Sur le plan comportemental, ce contrôle illusoire se manifeste notamment lorsque vous soufflez sur les dés juste avant de les lancer, ou quand vous tenez à mélanger vous-même le paquet de cartes ;
- Un talisman qui traduit lui aussi une forme de contrôle : le porte-bonheur qu'il faut absolument avoir dans sa poche, ou le gri-gri que l'on caresse avant de gratter son ticket ;
Le contrôle peut aussi prendre d'autres visages : à la roulette, certains joueurs se fient par exemple aux numéros sortis précédemment.
Étape 9 : entamez un accompagnement thérapeutique
Pour que soit assurée la fin de votre addiction aux jeux d’argent, cette ultime étape reste indispensable.
Une bonne part du chemin est déjà derrière vous. Toutefois, pour mettre fin durablement au jeu, un accompagnement médical se révèle souvent indispensable. Le premier réflexe peut être de consulter votre médecin traitant, qui pourra vous diriger vers les professionnels adaptés.
La prise en charge dans le cadre du traitement de l’addiction au jeu pathologique passe notamment par un accompagnement assuré par un addictologue, professionnel spécialisé dans ce domaine.
Plusieurs approches, souvent complémentaires, peuvent structurer le suivi thérapeutique : on peut ainsi associer une thérapie familiale à des séances d’hypnose, tout en participant à des groupes d’entraide.
Parmi les psychothérapies dont l'efficacité est démontrée figure la TCC, ou thérapie cognitivo-comportementale. Sa durée reste comparativement courte. Son principe ? Repérer les schémas de pensée négatifs, ainsi que les conduites inadaptées qu'ils entraînent, afin de les modifier en profondeur.
Les manifestations de la ludomanie régressent alors plus rapidement. En première intention, elle est vivement conseillée.
Vous pourrez ensuite explorer ce qui, en profondeur, alimente votre dépendance. Dans certains cas, et uniquement en accompagnement d’une thérapie, un traitement pharmacologique peut être prescrit de manière encadrée : il vise à atténuer les troubles de l’humeur qui accompagnent parfois le jeu pathologique, la dépression par exemple.
L’hospitalisation demeure exceptionnelle, mais elle peut être proposée, en particulier lorsque le jeu pathologique entraîne des répercussions qui menacent la vie de la personne.
Qu'avez-vous retenu ?
4 questions pour tester ce que vous avez appris sur l'addiction aux jeux d'argent
Question 1 / 4
Combien de symptômes faut-il présenter sur 12 mois pour parler de joueur pathologique selon le DSM-5 ?
Question 2 / 4
Quel est l'objectif de l'étape d'analyse de vos comportements ?
Question 3 / 4
Selon l'article, que faut-il accepter au sujet du hasard ?
Question 4 / 4
Pourquoi est-il important de se confier à un tiers de confiance ?
Ce qu'il faut retenir
Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr- L'addiction aux jeux d'argent, aussi appelée ludomanie ou jeu pathologique, est une addiction comportementale sans substance psychoactive. Elle transforme le plaisir de jouer en besoin compulsif qui impacte la vie familiale, professionnelle et financière.
- Le trouble est diagnostiqué lorsqu'au moins quatre symptômes sont présents sur les douze derniers mois, comme l'augmentation des mises, le mensonge à l'entourage ou le fait de rejouer pour se « refaire ». Il est considéré comme grave à partir de huit à neuf critères.
- Sortir de la dépendance passe par des étapes clés : identifier ses déclencheurs (émotions, lieux, personnes, substances), éviter les situations à risques, faire le deuil de l'argent perdu et accepter son illusion de contrôle sur le hasard.
- Un suivi thérapeutique est souvent nécessaire, en commençant par son médecin traitant ou un addictologue. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est recommandée en première intention, et une prise en charge précoce favorise les chances de rétablissement.



