Dépression

Les 8 symptômes de la bipolarité

Agitation, irritabilité, sentiment de dévalorisation ou encore fatigue extrême : ces signes se retrouvent fréquemment chez les personnes concernées par la bipolarité. Classée parmi les troubles de l'humeur sévères, cette maladie psychique portait autrefois le nom de psychose maniaco-dépressive. Mais que recouvre exactement ce trouble, et à quels symptômes pouvez-vous le reconnaître ?

4,911 avis Mis à jour le 3 août 2026 5 min de lecture Relu par un psychologue RPPS
Les 8 symptômes de la bipolarité
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Les symptômes de la bipolarité se reconnaissent à l'alternance de phases de tristesse profonde et de périodes d'excitation intense, entrecoupées de moments où l'humeur redevient normale.

Comment reconnaître les symptômes de la bipolarité ? Psychologue.fr

  • Les phases de tristesse — vous perdez goût aux activités que vous aimiez et vous vous repliez sur vous-même.
  • Les périodes d'excitation — vous débordez d'énergie, dormez très peu et ressentez un excès de confiance inhabituel.
  • Les comportements à risque — vous faites des dépenses impulsives ou des choix dangereux sans penser aux conséquences.
  • Le sommeil et l'appétit — vos nuits et votre alimentation changent fortement selon les phases.

Que faire si vous vous reconnaissez dans ces signes ? Psychologue.fr

  • L'avis d'un professionnel — seul un médecin ou un psychiatre peut poser un diagnostic, ces signes ne suffisent pas.
  • Ne pas attendre — il s'écoule en moyenne 10 années avant un traitement adapté, en parler tôt change beaucoup.
  • En cas de détresse — le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable gratuitement 24h/24.

Si vous vous retrouvez dans plusieurs de ces signes, parlez-en à un professionnel de santé : ce trouble se soigne d'autant mieux qu'il est identifié tôt.

Vérifiez les réponses de l'IA, car elle peut faire des erreurs.

Voici, réunis dans les lignes qui suivent, 8 signes pour identifier cette maladie dont la caractéristique première est une instabilité de l’humeur. Mieux la connaître compte : c’est cette compréhension qui permet aux spécialistes d’en assurer une prise en charge adaptée.

Autres questions

Quels sont les premiers signes d'une bipolarité ?

Les premiers signes associent une profonde tristesse avec perte d'intérêt et irritabilité, puis des phases d'excitation intense marquées par une grande énergie, une fatigue accrue paradoxale, des troubles du sommeil (insomnies ou hypersomnie), des changements d'appétit et des difficultés de concentration. Ces signes alternent avec des intervalles de rémission, ce qui rend le repérage complexe.

Quels sont les types de troubles bipolaires ?

Le DSM-5 décrit deux types principaux. La bipolarité de type 1 se caractérise par au moins un épisode maniaque ou mixte, pouvant être précédé ou suivi d'un épisode dépressif. La bipolarité de type 2 associe un épisode dépressif et un épisode d'hypomanie, moins intense que la manie. La cyclothymie, elle, est considérée comme un tempérament et non comme une maladie.

Quel est l'âge moyen de début du trouble bipolaire ?

Cette maladie se développe le plus souvent chez le jeune adulte. Elle est favorisée par des causes à la fois biologiques et génétiques. Le trouble reste difficile à diagnostiquer car les épisodes dépressifs, maniaques ou hypomaniaques ne se manifestent pas de la même façon selon les personnes, et sont parfois confondus avec une addiction, des troubles anxieux ou une schizophrénie.

Quelle est la différence entre bipolarité et cyclothymie ?

La maniaco-dépression, terme historique introduit par le psychiatre allemand Emil Kraepelin, désigne le trouble bipolaire, une maladie psychique chronique. La cyclothymie, elle, est considérée comme un tempérament et non comme une maladie : elle se traduit par une humeur changeante et intense, mais avec des variations nettement moins marquées que celles du trouble bipolaire.

Le trouble bipolaire est-il une maladie grave ?

Oui, il est identifié comme l'une des pathologies psychiques les plus graves et figure parmi les 10 maladies les plus invalidantes selon l'OMS. Selon la Haute Autorité de Santé, un malade sur deux fera au moins une tentative de suicide dans sa vie et 15 % des personnes atteintes décéderont par suicide. En France, 1 % à 2,5 % de la population serait concernée.

Qu’est-ce que le trouble bipolaire ?

Maladie psychique qui s'inscrit dans la durée, le trouble bipolaire se manifeste par un dérèglement de l'humeur. Le DSM-5, ouvrage de référence publié par l'Association Américaine de Psychiatrie, en distingue deux formes :

  1. La bipolarité de type 1 : présence d’au moins un épisode maniaque ou mixte. Il peut être précédé et/ou suivi, ou non, par un épisode dépressif.
  2. La bipolarité de type 2 : association d’un épisode dépressif et d’un épisode d’hypomanie.

Chez les personnes présentant un trouble bipolaire de type 1, les principaux dangers sont l'épuisement, les conduites risquées ou les idées délirantes. Le type 2 expose, quant à lui, aux risques propres aux épisodes dépressifs, notamment aux pensées suicidaires. Si vous traversez un moment de détresse, vous pouvez appeler gratuitement le 3114 : cette ligne nationale dédiée à la prévention du suicide répond à toute heure, jour et nuit.

Après une phase maniaque survient généralement un épisode dépressif. La tristesse s’installe. La personne concernée n’éprouve plus d’intérêt ni de plaisir pour ses activités, quelles qu’elles soient, et elle a fréquemment tendance, durant cette période, à se replier sur elle-même.

Un épisode maniaque correspond à une période d'excitation marquée, durant laquelle l'énergie déborde. La personne concernée traverse alors plusieurs états successifs ou combinés : euphorie, exaltation, hyperactivité, parfois aussi une certaine impulsivité, dont l'intensité varie d'un individu à l'autre.

Concrètement, chez une personne atteinte de bipolarité, les pensées s'accélèrent : elle peut alors multiplier les projets ou, portée par l'impulsivité, engager des dépenses considérables.

Précisons un point : chez la personne atteinte de ce trouble, l'humeur est susceptible de retrouver un état normal une fois les épisodes passés. Ces périodes portent un nom, celui d'intervalles de rémission.

C'est le plus souvent au début de l'âge adulte que cette pathologie apparaît. Des facteurs d'ordre génétique et biologique contribuent à son développement.

Classé parmi les maladies psychiques les plus sévères, un état bipolaire peut faire naître des pensées suicidaires, lesquelles débouchent parfois sur un passage à l'acte. Les chiffres de la Haute Autorité de Santé sont éloquents : au cours de son existence, une personne malade sur deux tentera de mettre fin à ses jours au moins une fois. Le suicide causera par ailleurs le décès de 15 % des patients concernés par ce trouble.

Quels sont les symptômes du trouble bipolaire ?

Poser un diagnostic sur cette pathologie complexe demeure ardu. Entre les premières manifestations dépressives et l’instauration d’une prise en charge appropriée, dix ans s’écoulent en moyenne. Plusieurs facteurs rendent difficile le fait de reconnaître la bipolarité : les phases dépressives, maniaques ou hypomaniaques ne s’expriment pas toutes de la même manière.

Le corps médical confond parfois cette maladie avec d’autres troubles : une addiction, de l’anxiété ou même une schizophrénie.
Certains signes caractéristiques de la bipolarité aident néanmoins à identifier ce trouble. Nous en présentons quelques-uns :

  • Symptôme n°1 : Une profonde tristesse
  • Symptôme n°2 : Une fatigue accrue
  • Symptôme n°3 : Des changements d’appétit
  • Symptôme n°4 : Des difficultés à se concentrer
  • Symptôme n°5 : Des symptômes psychotiques
  • Symptôme n°6 : Un excès de confiance
  • Symptôme n°7 : Des comportements à risque
  • Symptôme n°8 : Des difficultés dans les relations sociales

Symptôme n°1 : Une profonde tristesse

Le premier signe de la bipolarité abordé ici est celui de la tristesse. Si vous vivez avec ce trouble, vous traversez fréquemment des périodes de tristesse excessive.

Pendant ces phases marquées, ce qui vous plaisait jusque-là cesse peu à peu de vous attirer. Prenons un exemple : vous faites du sport ? La motivation retombe, et l'envie de vous y remettre disparaît le temps de cet épisode. Chez certaines personnes, cette période s'accompagne aussi d'irritabilité, voire d'une perte du goût de vivre.

Symptôme n°2 : Une fatigue accrue

Autre signe qui doit alerter : on observe fréquemment une fatigue accrue chez les personnes bipolaires. Elle apparaît pendant les phases d'excitation caractéristiques de ce trouble. L'hyperactivité et l'état d'exaltation sont parfois tels que la personne peut rester éveillée plusieurs jours d'affilée, sans trouver le sommeil.

Le bipolaire voit ainsi son rythme quotidien se dérégler. La fatigue s'accumule, alimentée par des insomnies répétées ou par une hypersomnie, qui associe somnolence durant la journée et sommeil peu réparateur.
Ces perturbations du sommeil surviennent pendant les phases maniaques ou hypomaniaques.

Symptôme n°3 : Des changements d’appétit

Les variations de l’appétit figurent, elles aussi, parmi les caractéristiques pour reconnaître un trouble bipolaire.

L'appétit varie d'un individu à l'autre : chez certains, il augmente, tandis que chez d'autres, il diminue. Prenons un exemple concret. Pendant un épisode dépressif, les habitudes alimentaires se trouvent bouleversées. Face à une tristesse difficile à contenir, la personne concernée peut se mettre à manger plus qu'à l'ordinaire, parfois jusqu'à connaître des crises de boulimie. Les psychologues emploient une expression parlante pour décrire ce mécanisme : « manger ses émotions ». Autrement dit, quand un ressenti intense la submerge, la personne compense en se tournant vers la nourriture.

Symptôme n°4 : Des difficultés à se concentrer

Si vous vivez avec cette maladie, vous concentrer au fil de la journée peut devenir compliqué. La raison ? Elle agit sur le fonctionnement cérébral, en venant modifier les pensées, les croyances ou encore les perceptions.

Plusieurs indices permettent de repérer cette manifestation du trouble : une prise de décision laborieuse, une attention qui ne tient que sur de courtes durées, ou encore une tendance à sauter fréquemment d'un sujet à l'autre. Pendant les phases de manie, la personne concernée déborde d'énergie. C'est précisément à ce moment-là que les difficultés à se concentrer deviennent visibles.

Cette difficulté de concentration pousse souvent la personne à parler plus qu’à l’accoutumée, en sautant d’une idée à une autre brusquement. Les proches peinent alors à suivre. Face à un discours aussi dispersé, saisir le fil de sa pensée, ou simplement deviner ce qu’elle cherche à exprimer, devient délicat.

Symptôme n°5 : Des symptômes psychotiques

La bipolarité peut aussi se manifester par des signes de nature psychotique. Chez certaines personnes, on observe des hallucinations ou des délires. D'autres traversent des crises de paranoïa, voire des phases de schizophrénie.

Il arrive que des délires de mégalomanie surviennent, au point que le malade s'identifie à une autre personne. Il éprouve alors un sentiment de grandeur. Une conviction de toute-puissance peut aussi l'habiter, tout comme la certitude de posséder un savoir universel. À l'origine de ces manifestations, on trouve une expansion du Moi de nature délirante.

Symptôme n°6 : Un excès de confiance

Un excès de confiance en soi compte parmi les signes permettant d'identifier ce trouble de la personnalité. Cette assurance démesurée survient le plus souvent au cours d'un épisode maniaque. Elle se traduit alors par plusieurs attitudes observables : une tenue vestimentaire extravagante, une tendance à accaparer la conversation, un dynamisme et une énergie débordants, un sommeil très réduit, ou encore une attitude euphorique et démonstrative.

Cette phase où la confiance déborde peut aussi modifier la vie sexuelle. La libido, chez la femme comme chez l’homme, se trouve en effet accrue, ce qui conduit à une hypersexualité.

Symptôme n°7 : Des comportements à risque

Nous l’avons vu plus haut : chez une personne atteinte de bipolarité, les impulsions sont fréquentes et parfois démesurées. Elles peuvent la pousser vers des activités dangereuses.
Concrètement, cela peut prendre la forme d’un placement financier dans un projet commercial, décidé sous le coup de l’impulsion, sans réflexion préalable sur les conséquences. Un tel comportement expose ensuite à des difficultés d’argent.

Chez une personne atteinte de bipolarité, des conduites sexuelles à risque peuvent aussi apparaître. Sur le moment, elle n’envisage ni les répercussions de ses actes, ni le mal qu’elle risque de s’infliger ou de faire subir à son entourage.

Symptômes n°8 : Des difficultés dans les relations sociales

Parmi les signes du trouble bipolaire figure aussi le mal à établir des liens sociaux de qualité. La personne concernée développe parfois un sentiment de persécution, ou la conviction d'être victime d'une injustice. Un exemple permet de mieux comprendre : elle peut croire, tout au long de la journée, que la police la surveille, ou qu'un individu malveillant la suit. Son agitation s'intensifie alors. Certains comportements permettent ainsi de repérer la maladie :

  • Il court dans tous les sens.
  • Il crie.
  • Il jure.
  • Il chante.

Sous l'effet de ces accès de paranoïa, l'isolement s'installe peu à peu, et vos liens avec les autres finissent par se dégrader.
On observe alors une perte de cohérence dans le discours. Si des crises de manie délirante surviennent, consulter un professionnel de santé devient nécessaire afin de bénéficier d'une prise en charge adaptée.

Qu'avez-vous retenu ?

4 questions pour tester ce que vous avez appris sur le trouble bipolaire

Question 1 / 4

Combien de types de trouble bipolaire le DSM-5 décrit-il ?

L'article décrit deux types de bipolarité : le type 1, avec au moins un épisode maniaque ou mixte, et le type 2, associant épisode dépressif et hypomanie.

Question 2 / 4

Selon l'article, combien de temps s'écoule en moyenne avant un traitement adapté ?

L'article indique qu'il faut compter en moyenne 10 années entre l'apparition de la forme dépressive et la mise en place d'un traitement adapté, car ce trouble est difficile à diagnostiquer.

Question 3 / 4

Comment l'article décrit-il la fatigue accrue chez la personne concernée ?

D'après l'article, cette fatigue s'installe lors des périodes d'excitation : la personne peut passer plusieurs jours sans dormir, avec insomnies ou hypersomnie.

Question 4 / 4

Selon l'article, comment l'appétit peut-il évoluer lors de la phase dépressive ?

L'article précise que l'appétit peut soit augmenter, soit diminuer selon les personnes ; certaines peuvent manger davantage pour compenser leurs émotions.

Ce qu'il faut retenir

Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr
  • Le trouble bipolaire est une maladie psychique chronique caractérisée par une alternance d'épisodes dépressifs et d'épisodes maniaques ou hypomaniaques, entrecoupés de périodes de rémission où l'humeur redevient normale.
  • On distingue la bipolarité de type 1, marquée par au moins un épisode maniaque ou mixte, et la bipolarité de type 2, qui associe un épisode dépressif à un épisode d'hypomanie.
  • Les principaux signes incluent une profonde tristesse, une fatigue accrue, des changements d'appétit, des difficultés de concentration, des symptômes psychotiques, un excès de confiance, des comportements à risque et des difficultés relationnelles.
  • Le diagnostic est complexe : il faut en moyenne 10 ans entre l'apparition des symptômes et un traitement adapté, d'où l'importance de consulter un professionnel de santé en cas de doute.
Synthèse générée par Aurora · lecture 5 min

Sources & références

  1. Nathalie Besnier, “Le trouble bipolaire : pathologie des cognitions et des émotions”, Cairn, 2008
  2. William Coryell, “Trouble bipolaire”, MSD Manuals, 2021
  3. Bernard Granger, “Nous sommes tous des bipolaires”, Cerveau & psycho, 2012
  4. Claire Heitz, “Troubles bipolaires : la piste des mitochondries”, Cerveau & psycho, 2018

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