La boulimie est un trouble du comportement alimentaire fait de crises alimentaires incontrôlables, suivies de vomissements, laxatifs ou sport excessif pour compenser.
Comment reconnaître une crise de boulimie ?
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- L'envie irrépressible de manger — vous avalez de grandes quantités de nourriture en peu de temps, sans pouvoir vous arrêter.
- La honte après la crise — un fort sentiment de culpabilité vous pousse à manger en cachette et à vous isoler.
- Les gestes pour compenser — vomissements, laxatifs, jeûne ou sport excessif visent à éliminer ce qui a été mangé.
Que faire si vous vous reconnaissez dans ces signes ?
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- En parler à un professionnel — un médecin généraliste ou un psychologue peut vous écouter et vous orienter sans vous juger.
- La psychothérapie en premier — la TCC aide à comprendre les causes et à retrouver une alimentation apaisée.
- Une ligne d'écoute dédiée — le numéro Anorexie Boulimie Info Écoute (0810 037 037) vous répond de façon anonyme.
Si ces situations vous parlent, pour vous ou un proche, consulter un professionnel de santé est le premier pas : un accompagnement adapté existe et apporte un réel soulagement.
La boulimie nerveuse (ou mentale) est un trouble du comportement alimentaire (TCA) caractérisé par des épisodes de prise alimentaire excessive. Ces crises boulimiques sont généralement suivies de comportements compensatoires tels que des purges. Cette sensation de perte de contrôle est toujours accompagnée d’un très fort sentiment de honte et de culpabilité.
Ce trouble peut avoir de graves conséquences sur la santé physique et mentale de la personne qui en souffre. Par ailleurs, les crises ayant lieu en cachette, un risque d'isolement social, amical et affectif peut apparaître. Cette éviction accentue le mal-être et peut aggraver la pathologie.
Multifactorielle, la boulimie nerveuse, est toutefois souvent consécutive à un choc émotionnel ou à un traumatisme. Il existe également des populations à risque telles que les personnalités de type borderline, les personnes perfectionnistes ou lorsqu’il y a une comorbidité comme des troubles anxieux ou un syndrome dépressif.
Comprendre et identifier la boulimie est crucial pour offrir une aide appropriée aux personnes concernées. Dans cet article, nous aborderons les définitions, les causes, les symptômes, les conséquences et les solutions liés à la boulimie. Nous sensibiliserons ainsi à l'importance de reconnaître ce trouble afin d'offrir un soutien adéquat aux personnes qui en souffrent, en rappelant qu'il existe des ressources dédiées comme la ligne Anorexie Boulimie Info Écoute (0810 037 037), soutenue par la Fédération Française Anorexie Boulimie (FFAB).
Autres questions
Quels sont les symptômes de la boulimie ?
La boulimie se manifeste par des crises d'ingestion incontrôlée de nourriture (jusqu'à 3 000 calories) sur moins de 2 heures, suivies de comportements compensatoires : vomissements, laxatifs, diurétiques, jeûne ou exercice physique excessif. S'y ajoutent une distension abdominale douloureuse, un fort sentiment de honte et de culpabilité, une estime de soi détériorée et un isolement social progressif.
Quels sont les deux types de boulimie ?
On distingue la boulimie nerveuse, où les crises d'hyperphagie sont suivies de comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, jeûne, exercice), et l'hyperphagie boulimique, reconnue comme diagnostic à part entière depuis le DSM-5, où les crises surviennent sans recours à la purge ni à une compensation. Dans les deux cas, une détresse émotionnelle importante accompagne les épisodes.
La boulimie est-elle une maladie psychiatrique ?
Oui, la boulimie nerveuse est un trouble du comportement alimentaire répertorié dans le DSM-5, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux publié par l'Association américaine de psychiatrie. Son diagnostic exige des crises survenant au moins une fois par semaine pendant 3 mois. Elle s'associe fréquemment à des comorbidités comme un syndrome dépressif, des troubles anxieux ou des addictions.
Pourquoi devient-on boulimique ?
La boulimie est multifactorielle : elle fait souvent suite à un choc émotionnel ou un traumatisme, et répond fréquemment à un manque affectif que la nourriture vient combler. S'y ajoutent des facteurs génétiques (risque multiplié par 3 en cas d'antécédent familial), des déséquilibres de la sérotonine et une réponse altérée à la leptine, hormone régulant la satiété.
Quels sont les 3 troubles alimentaires ?
Les trois principaux troubles du comportement alimentaire sont l'anorexie mentale, la boulimie nerveuse et l'hyperphagie boulimique. L'anorexie peut elle-même prendre une forme restrictive ou une forme avec crises de boulimie, alternant privation et épisodes d'absorption excessive suivis de vomissements ou de laxatifs. En France, 600 000 jeunes sont concernés par un TCA.
La boulimie mentale : définition
C’est quoi la boulimie mentale ?
La boulimie est un trouble du comportement alimentaire (TCA) se caractérisant par des crises de gloutonnerie, aussi appelées crises de boulimie, accès hyperphagiques ou binge-eating. Lorsqu'elles surviennent, la quantité de nourriture absorbée est nettement supérieure à la normale, et cela sur une durée limitée.
Il s’associe à cela un sentiment de perte de contrôle : la personne boulimique ne parvient pas à s’arrêter de manger, ne contrôle plus ce qu’elle mange ni les quantités qu’elle ingurgite. Survient ensuite un sentiment de culpabilité et de honte qui conduit à des comportements compensatoires tels que le jeûne, la purge ou encore l’exercice physique excessif.
La boulimie mentale répond très souvent à un manque affectif : la nourriture devient alors un réconfort et permet de combler (de remplir au sens littéral du terme) un vide affectif.
C’est un comportement qui existait déjà durant l’antiquité. La littérature rapporte des orgies grecques et romaines pendant lesquelles les participants mangeaient en excès, jusqu’à s’en rendre malades et se faire vomir.
Selon les études et les chiffres de l’HAS (Haute autorité de santé), la prévalence de la boulimie est d’environ 1,5 % chez les jeunes filles de 11 à 20 ans. Elle peut néanmoins survenir à tout âge. Contrairement à l’anorexie mentale, les hommes sont presque autant concernés que les femmes puisqu’ils représentent environ 30 % des personnes touchées. De plus, ces dernières ne présentent pas de maigreur, mais un poids normal, avec un IMC (indice de masse corporel dans les normes la plupart du temps.
Les critères diagnostiques de la pathologie selon le DSM-5
Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), publié par l'Association américaine de psychiatrie (APA), les critères diagnostiques de la boulimie reposent essentiellement sur 3 points :
- La survenue récurrente de crises d’hyperphagie : cette suralimentation peut représenter une absorption allant jusqu’à 3 000 calories par crise. En effet, les aliments industriels riches en gras, en sucres sont privilégiés, car ils ne nécessitent aucune préparation ;
- Des comportements compensatoires inadaptés et récurrents qui visent à éliminer les calories ingurgitées et à éviter de prendre du poids. On note en particulier l’utilisation de laxatifs, de purgatifs, de lavements, de diurétiques, de vomissements, etc. ;
- Une estime de soi détériorée.
Pour faire le diagnostic de la pathologie, les accès hyperphagiques (crise de boulimie) doivent survenir au moins une fois par semaine pendant 3 mois. Elle est ensuite classée en niveau de sévérité selon le nombre d’épisodes de comportements compensatoires inappropriés par semaine :
- De 1 à 3 épisodes : légère.
- De 4 à 7 épisodes : moyenne.
- De 8 à 13 épisodes : grave.
- Plus de 14 épisodes : extrême.
Quelle différence entre boulimie et hyperphagie boulimique ?
La boulimie et l'hyperphagie boulimique, cette dernière étant reconnue comme un diagnostic à part entière depuis le DSM-5, sont deux TCA qui présentent des similitudes, mais aussi des différences importantes. Comme nous l’avons vu, la boulimie se caractérise entre autres par des épisodes compensatoires après les crises. Dans le cadre de l’hyperphagie boulimique, il n’existe pas d’épisodes de la sorte.
Les personnes touchées par l'hyperphagie boulimique connaissent elles aussi des épisodes de consommation excessive de nourriture, mais sans recourir à la purge ni chercher à compenser cette suralimentation par un autre moyen. Elles peuvent ressentir une grande détresse émotionnelle en raison de leur excès, mais elles ne cherchent pas à se débarrasser de la nourriture par la suite.
Caractéristiques de l’accès hyperphagiqueIl se décompose en plusieurs étapes :
- L’ingestion d’une grande quantité de nourriture ;
- Dans un temps restreint (moins de 2 heures) ;
- Une perte de contrôle ;
- Une distension abdominale douloureuse ;
- De la honte.
L’anorexie mentale avec crise boulimique
Il existe 2 types d’anorexie mentale :
- L’anorexie restrictive où la personne se prive de nourriture ;
- L’anorexie mentale avec crises de boulimie : dans ce cas, il existe une alternance entre la privation de nourriture et des crises boulimiques avec l’absorption d’une grande quantité de nourriture. Ces dernières s’accompagnent ensuite d’épisodes de vomissements et/ou de prise de laxatifs.
Quelles sont les origines de ce trouble du comportement alimentaire ?
Les facteurs biologiques et génétiques
Comme pour tous les TCA, les facteurs génétiques ont une place dans les causes de risque. Lorsqu’un membre de la famille en souffre, les autres ont alors 3 fois plus de risque de développer la maladie également. Il existe donc des gènes prédisposant, mais aussi une notion d’antécédents familiaux. Ils sont responsables d’une augmentation du risque, notamment lors de la présence de comorbidités telles que la dépression, les addictions ou encore des problématiques de poids comme l’obésité par exemple.
Des études, notamment relayées par l'Inserm dans ses travaux sur les troubles du comportement alimentaire, ont montré que les personnes atteintes de boulimie peuvent avoir des déséquilibres chimiques au niveau du cerveau, principalement en ce qui concerne la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l'humeur, de l'appétit et du sommeil. Ces déséquilibres peuvent influencer les comportements alimentaires et les émotions.
D’autres études ont également montré que les personnes boulimiques peuvent avoir des anomalies dans les systèmes de régulation de la satiété et de la faim au niveau du cerveau. Il existerait une réponse altérée à la leptine, une hormone qui régule la sensation de satiété, ce qui peut conduire à une augmentation de la consommation alimentaire.
De plus, des anomalies dans les zones du cerveau associées à la régulation de l’appétit et de l’humeur, comme l’hypothalamus et le cortex préfrontal, ont été constatées chez les personnes atteintes de boulimie.
Chez la femme, un déficit hormonal touchant les fonctions ovariennes pourrait également être à l’origine de ce trouble.
Les facteurs psychologiques et émotionnels
Si les causes de la pathologie sont multifactorielles, les facteurs psychologiques et émotionnels jouent un rôle majeur dans ce trouble : le choc émotionnel est une des causes psychologiques principales. Toutefois, il en existe bien d’autres encore.
Populations à risque et vulnérabilités
Certains groupes de population sont plus fragiles, plus vulnérables, et considérés comme particulièrement à risque. Citons par exemple :
- Les personnes souffrant d’un trouble de l’attachement : des carences affectives durant l’enfance peuvent engendrer un sentiment d’insécurité ou de dépendance affective à l’âge adulte. La nourriture vient alors remplir un vide intérieur.
- Les personnes souffrant de syndrome dépressif : la boulimie nerveuse peut être consécutive à un épisode dépressif. Là encore, le vide intérieur ressenti durant la dépression entraîne des épisodes boulimiques. La culpabilité éprouvée ensuite renforce les symptômes dépressifs qui aggravent alors les crises de boulimie. Ce dysfonctionnement se transforme en un véritable cercle vicieux.
- Les personnes victimes d’un traumatisme : ce dernier peut être causé par de nombreuses situations comme un deuil, un divorce, des carences affectives, une rupture sentimentale, des maltraitances physiques, un traumatisme sexuel ou encore des violences psychologiques.
- Les personnalités perfectionnistes.
- Les personnes en proie avec la succession de régimes pour maigrir : ces périodes restrictives peuvent impacter le fonctionnement métabolique et engendrer une peur de grossir.
- Les personnalités de type borderline : elles se caractérisent par une impulsivité, une instabilité émotionnelle et une peur de l’abandon. Les angoisses rencontrées sont comblées par des mécanismes de défense névrotiques.
Sexe, âge et autres facteurs
Outre le sexe (les femmes sont plus exposées que les hommes) et l’âge (le trouble apparaît généralement vers l’adolescence), d’autres facteurs entrent en jeu :
- Le manque de confiance en soi ;
- L’attrait pour la perfection du corps ;
- Un tempérament impulsif ;
- Un rejet de son apparence corporelle ;
- Les troubles anxieux et le stress ;
- Les besoins excessifs d’affection.
Enfin, un entourage familial toxique peut favoriser la survenue du trouble. En plus des carences affectives déjà abordées, il existe des familles dysfonctionnelles, étouffantes ou au contraire totalement détachées. Des remarques blessantes répétées peuvent aussi engendrer un sentiment de mal-être, une dysmorphophobie et un besoin de modifier son apparence corporelle pour la faire correspondre à ce qu’attend l’entourage, un exemple de minceur.
Symptômes et conséquences de la boulimie nerveuse
Voyons ici les symptômes de la pathologie ainsi que ses complications, les deux étant aujourd’hui largement connus par les professionnels de santé.
Les symptômes de la boulimie nerveuse
Ils sont multiples. Les crises boulimiques restent le symptôme principal. L’envie irrépressible d’ingurgiter de grandes quantités de nourriture est le marqueur essentiel de la maladie, il y a comme une nécessité de combler un vide en mangeant.
Autre signe, la culpabilité et le sentiment de honte intenses ressentis après les crises, mais également possibles en dehors de celles-ci. La personne boulimique ressent du dégoût pour son corps et pour elle-même.
Le sentiment de perte de contrôle (craving) est également symptomatique : lors de la crise, il devient impossible de se maîtriser, de stopper l’ingestion de nourriture, jusqu’aux vomissements. Durant ces moments compulsifs de frénésie, tous les aliments peuvent être mangés : une boîte de raviolis froids, des aliments crus, du beurre, etc. Le plus souvent ce sont des produits riches en graisses et/ou en sucres. Cette prise alimentaire anarchique se fait généralement en cachette, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit et aucune notion de plaisir n’est recherchée dans le choix des aliments.
La mise en place de comportements compensatoires est un signe également. Pour éliminer l’apport calorique exponentiel avalé, la personne compense en se faisant vomir ou en prenant des laxatifs. Cette purge permet un soulagement fragile de la culpabilité et une sorte d’apaisement temporaire.
Les complications physiques du TCA
La boulimie ainsi que les comportements compensatoires divers engendrent de nombreuses complications :
- Des règles irrégulières, voire une aménorrhée ;
- Des érosions dentaires dues principalement aux vomissements. L’acide contenu dans ceux-ci crée des caries ou encore une perte de l’émail ;
- Des arythmies cardiaques ;
- Une déminéralisation osseuse avec un risque accru d’ostéoporose ;
- Des troubles fonctionnels digestifs et intestinaux ;
- Des troubles hydroélectrolytiques, notamment de l’hypokaliémie et de l’hyponatrémie ;
- Des œsophagites peptiques ;
- Une hypertrophie des glandes salivaires ;
- Une insuffisance rénale ;
- Une culpabilité intense pouvant entraîner des symptômes dépressifs ;
- De multiples carences en vitamines.
L’impact sur la qualité de vie et la relation aux autres chez les personnes boulimiques
En ce qui concerne les relations sociales, la boulimie peut avoir un impact significatif. Les personnes boulimiques ont généralement des difficultés à nouer des relations amoureuses ou amicales étroites, ce qui peut entraîner des comportements d’évitement ou une tendance à limiter les interactions sociales. Les sentiments de honte et de culpabilité associés à la pathologie peuvent également rendre la communication avec l’entourage difficile. Il peut même devenir impossible de parler ouvertement de la maladie, y compris à sa propre famille.
Rappelons que les prises alimentaires se déroulent à l’abri des regards, en cachette. La qualité de vie des personnes boulimiques s’en trouve donc affectée. La souffrance psychique est importante. De plus, les accès hyperphagiques ont un impact non négligeable sur le plan financier. En effet, les dépenses liées à l’achat des aliments peuvent représenter plusieurs centaines d’euros par mois, voire par semaine lorsque les crises sont très fréquentes. Ces dépenses conduisent parfois à une situation de surendettement.
Comment traiter la boulimie nerveuse ?
Lorsque le diagnostic de la maladie est établi, il convient alors de trouver la ou les approches les plus adaptées en fonction du degré de sévérité, de l’entourage familial, des attentes du patient ainsi que d’éventuelles pathologies ou troubles associés. Il existe différentes approches thérapeutiques.
L’approche psychothérapeutique
Elle est la première forme de prise en charge dans le cas de troubles boulimiques. Le choix de la psychothérapie la plus adaptée se fait en accord avec les besoins et les attentes de la personne boulimique. Les objectifs sont de comprendre les causes du TCA, restaurer une estime de soi et retrouver un fonctionnement alimentaire adéquat.
Plusieurs approches psychothérapeutiques existent :
- La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : elle vise à comprendre et à modifier les schémas de pensées négatifs afin de modifier les comportements problématiques pour reprendre une habitude alimentaire adaptée. La TCC va soulager les symptômes rapidement et a fait ses preuves dans le traitement des TCA.
- La thérapie familiale permet d’intégrer la famille dans le processus de guérison et de leur faire prendre part à la prise en charge.
- L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing). Elle est tout particulièrement utilisée dans le cas d’une composante traumatique. Elle vise à débloquer des émotions négatives mémorisées dans le système nerveux.
Les groupes de soutien pour le patient lui-même et pour son entourage (s’il le souhaite) peuvent être intégrés en parallèle de la thérapie.
Connaissez-vous la thérapie interpersonnelle ? Beaucoup moins répandue que la thérapie cognitivo-comportementale, la TIP est pourtant tout aussi efficace. Basée sur la théorie de l’attachement, elle était tout particulièrement utilisée dans les dépressions. Or, des applications récentes révèlent sa grande efficacité dans les TCA, et notamment en cas de boulimie.Les traitements médicamenteux
Un traitement antidépresseur peut être prescrit lorsque des comorbidités existent, notamment des signes de dépression ou des angoisses intenses.
Dans les cas sévères de boulimie, il semble que l’usage de fluoxétine permet de prévenir les crises et de les espacer.
Des anxiolytiques peuvent également être une aide thérapeutique. Toutefois, ce ne sont pas des traitements de première intention, en particulier pour les sujets jeunes.
Beaucoup de personnes ont tendances à n’utiliser que des antidépresseurs naturels, si c’est votre cas, vous devez en parler rapidement à votre médecin, et limiter les antidépresseurs naturel aux symptômes léger.
L’approche nutritionnelle et psychocorporelle
Il ne faut pas oublier ces deux autres approches essentielles. Un travail en lien avec l’éducation diététique est primordial pour retrouver un rééquilibrage alimentaire. Il se fait avec une diététicienne nutritionniste qui va réapprendre au patient à s’alimenter de manière régulière, saine et diversifiée.
L’approche psychocorporelle vise à se réapproprier son corps et être plus en paix avec son image. Elle passe par exemple par la pratique de la sophrologie, la relaxation ou l’art-thérapie.
Les fiches outil de l’HAS La Haute autorité de santé a mis en place des outils pour répondre aux attentes des professionnels, des patients et de leur entourage. Ils visent à venir en aide aux personnes boulimiques en fournissant des éléments d’informations pratiques. Ces 8 fiches sont faciles d’accès et très enrichissantes : repérage de la maladie ; comment en parler, complications somatiques et prise en charge…Prévenir la boulimie
La prévention de la boulimie peut être délicate, car il s’agit d’un trouble de santé mentale complexe qui peut être accentué par de nombreux facteurs différents, notamment des pressions socioculturelles, des troubles de l’humeur ou des problèmes de régulation des émotions.
Cependant, voici quelques stratégies qui peuvent aider à prévenir la boulimie :
- Favoriser une image corporelle positive dès l’enfance : encourager une image corporelle positive et saine chez les enfants et les adolescents en évitant les commentaires négatifs sur le poids ou la forme du corps.
- Éviter les régimes restrictifs : les régimes extrêmes ou trop privatifs peuvent causer une obsession pour l’image corporelle et conduire à la boulimie. Il est important de favoriser une alimentation équilibrée et de ne pas se priver de nourriture.
- Éviter les situations stressantes qui peuvent favoriser des comportements alimentaires compulsifs chez certaines personnes. Apprendre des techniques de gestion du stress, comme la méditation ou la relaxation, peut aider à réduire les troubles anxieux.
- Pratiquer une activité sportive régulière.
- Éduquer sur l’alimentation équilibrée : enseigner aux enfants et aux adolescents les principes d’une alimentation plus saine, en mettant l’accent sur la diversité.
Comment venir en aide aux personnes à risque ?
Il existe plusieurs façons d’aider ces personnes vulnérables. Voici quelques conseils.
Tout d’abord, écoutez et offrez un soutien émotionnel : si vous pensez qu’une personne est à risque, il est important de lui offrir une oreille attentive. Écoutez ses préoccupations et dites-lui que vous êtes là pour elle. Encouragez-la à exprimer ses sentiments et à parler de ses préoccupations concernant la nourriture et le poids, sans jamais la juger.
Tentez de définir avec elle les causes de son mal-être et, a contrario, les choses qui pourraient lui faire du bien. L’encourager par exemple à pratiquer un sport régulièrement, à trouver une activité qui lui permettrait de s’évader et de mettre à distance les soucis rencontrés.
Bien sûr il est essentiel de tenter de la convaincre de consulter un professionnel de santé. Dans un premier temps, il peut s’agir d’un médecin généraliste ou d’un psychologue. Ces derniers pourront ensuite orienter davantage la personne en souffrance, si besoin, pour une prise en charge plus spécifique.
Si cette personne est très proche, ne pas hésiter à consulter soi-même un psychologue afin de décharger ses émotions et pouvoir continuer à être une personne aidante. Des groupes de soutien pour les proches existent également.
Qu'avez-vous retenu ?
4 questions pour tester ce que vous avez appris sur la boulimie nerveuse
Question 1 / 4
Qu'est-ce qui distingue la boulimie de l'hyperphagie boulimique ?
Question 2 / 4
Selon le DSM-5, à quelle fréquence les crises doivent-elles survenir pour poser le diagnostic ?
Question 3 / 4
Que dit l'article sur la proportion d'hommes touchés par la boulimie ?
Question 4 / 4
Quel neurotransmetteur est cité comme pouvant être déséquilibré chez les personnes boulimiques ?
Ce qu'il faut retenir
Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr- La boulimie nerveuse est un trouble du comportement alimentaire caractérisé par des crises d'hyperphagie avec perte de contrôle, suivies de comportements compensatoires comme les vomissements, la prise de laxatifs ou l'exercice physique excessif.
- Ses causes sont multifactorielles : elle survient souvent après un choc émotionnel ou un traumatisme, avec des facteurs génétiques, biologiques et psychologiques, notamment chez les personnalités perfectionnistes ou de type borderline.
- Les conséquences touchent la santé physique (érosions dentaires, arythmies cardiaques, troubles hydroélectrolytiques) et la santé mentale, avec un fort sentiment de honte, de culpabilité et un risque d'isolement social.
- La prise en charge repose d'abord sur la psychothérapie (TCC, thérapie familiale, EMDR), complétée si besoin par un traitement médicamenteux et une approche nutritionnelle et psychocorporelle.


