TCA

Surmonter l’orthorexie : 4 étapes pour retrouver le plaisir de manger

Lorsque manger sain se transforme en obsession anxieuse, on parle d’orthorexie, un trouble qui isole et peut altérer la santé. Réapprendre à s’alimenter avec sérénité, consolider son estime de soi, cultiver la pleine conscience et se faire accompagner par un professionnel aident à renouer avec une relation apaisée et joyeuse à la nourriture.

4,627 avis Mis à jour le 24 juillet 2026 9 min de lecture Relu par un psychologue RPPS
Surmonter l'orthorexie : 4 étapes pour retrouver le plaisir de manger
Aperçu IA

Oui, vous pouvez surmonter l'orthorexie, cette obsession de manger sain qui transforme vos repas en source d'angoisse, et retrouver peu à peu le plaisir de manger.

Comment savoir si vous êtes concerné par l'orthorexie ? Psychologue.fr

Il n'existe pas de diagnostic officiel, mais certains signes concrets doivent vous alerter.

  • L'angoisse à table — chaque repas devient un calcul stressant et le plaisir de manger a disparu.
  • Les aliments bannis — vous écartez tout ce que vous jugez malsain, au risque de carences.
  • L'isolement progressif — vous évitez les repas partagés pour garder le contrôle sur votre assiette.

Que faire pour retrouver une alimentation sereine ? Psychologue.fr

  • Les aliments réintroduits — vous remettez peu à peu dans votre assiette ce que vous vous interdisiez, sans culpabilité.
  • L'écoute de votre corps — manger quand vous avez faim et vous arrêter rassasié vous reconnecte à vos besoins réels.
  • L'aide d'un psychologue — les TCC vous aident à déconstruire les pensées qui nourrissent l'obsession.

Si vous vous reconnaissez, parlez-en à un professionnel : avec un accompagnement adapté, un rapport apaisé à la nourriture redevient possible.

Vérifiez les réponses de l'IA, car elle peut faire des erreurs.

« Un esprit sain dans un corps sain » pourrait être l’adage des personnes souffrant d’orthorexie.

Mais quand l’alimentation saine se transforme en obsession et en source d’anxiété, cette fixation sur l’assiette équilibrée finit par affecter la santé mentale de la personne concernée. Cette préoccupation a un nom : l’orthorexie, ou orthorexie nerveuse (orthorexia nervosa), un concept forgé en 1997 par le médecin américain Steven Bratman.

Propulsée par une agriculture abusant des pesticides, comme par la pression mise par les réseaux sociaux, l’orthorexie est qualifiée de trouble obsessionnel de l’alimentation par les psychothérapeutes, sans être reconnue comme un trouble du comportement alimentaire.

Autres questions

Comment puis-je soigner l'orthorexie ?

Il est possible d'apaiser l'orthorexie en réapprenant à manger sereinement : fixez-vous des objectifs réalistes, réintroduisez peu à peu les aliments écartés sans culpabilité et réécoutez vos signaux de faim et de satiété. Un travail sur l'estime de soi et la pleine conscience complète cette démarche pour retrouver un rapport détendu à l'assiette.

Quelles sont les causes de l'orthorexie ?

L'orthorexie mêle des facteurs psychologiques, sociaux et culturels. Les traits perfectionnistes et anxieux rendent particulièrement vulnérable : la personne exerce un contrôle excessif sur son alimentation pour calmer ses angoisses. S'ajoutent la pression des idéaux de beauté véhiculés par les médias et les réseaux sociaux, ainsi que d'éventuels antécédents de régimes restrictifs.

Quelles sont les conséquences de l'orthorexie ?

Les comportements restrictifs excessifs peuvent entraîner des carences nutritionnelles qui nuisent à la santé. L'orthorexie provoque aussi un isolement social et fait disparaître la notion de plaisir : chaque repas devient une source d'angoisse. Elle s'accompagne souvent d'une profonde anxiété et d'un besoin de contrôle permanent qui pèsent sur la vie quotidienne.

Est-ce que l'orthorexie est un TCA ?

À ce jour, l'orthorexie n'est reconnue comme trouble du comportement alimentaire ni par le DSM-5 ni par la CIM-10, même si certains comportements rappellent l'anorexie mentale. Les spécialistes la situent au croisement du trouble du comportement alimentaire, de la phobie alimentaire et de l'obsession alimentaire.

Orthorexie : qu’est-ce que c’est ? (Définition)

L’orthorexie est l’obsession de s’alimenter de manière pure et saine (voir les signes). Elle entraîne des comportements restrictifs excessifs. Les personnes touchées évitent certains aliments jugés malsains, ce qui peut entraîner des carences nutritionnelles et nuire à leur santé, en plus de provoquer un isolement social. Elle est souvent liée à une profonde anxiété et à un besoin de contrôle, comme pour l’anorexie mentale.

L’orthorexie ou l’obsession de la nourriture saine

L’orthorexie vient du grec orthos, signifiant la droiture, et orexia, renvoyant à l’appétit. Ce comportement créé une véritable dépendance et tendance obsessionnelle à l’idée de manger sain. Chaque repas a pour objectif d’apporter tous les nutriments nécessaires au bon fonctionnement du corps. Vitamines, minéraux, glucides, protéines et lipides : l’assiette devient optimisée pour donner le meilleur rendement au corps. La notion de plaisir s’efface et manger devient une source d’angoisse.

À l’origine de l’orthorexie nerveuse

À l’origine de la maladie on retrouve généralement :

  • Une envie de perdre du poids (parfois causée par une grossophobie indue par les critères de beauté de notre société) ;
  • Un changement de régime alimentaire (d’une alimentation classique à une alimentation végétale par exemple) ;
  • La peur de développer une maladie ;
  • Un besoin de contrôle permanent.

Est-ce que l’orthorexie est un TCA ?

À ce jour, l’orthorexie n’est pas reconnue comme un trouble du comportement alimentaire ni par le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux (le DSM-5) et ni par la Classification Internationale des Maladies (CIM-10), même si certains comportements peuvent rappeler l’anorexie mentale.

Toutefois, même sans reconnaissance officielle, les spécialistes s’accordent à dire qu’on retrouve l’orthorexie quelque part au milieu d’affections psychiques : le trouble du comportement alimentaire, la phobie alimentaire et l’obsession alimentaire.

Comme cette obsession du sain n’est pas reconnue comme un TCA, le diagnostic peut prendre du temps, même si des outils d’évaluation comme le questionnaire ORTO-15, inspiré du test initial de Steven Bratman, sont utilisés par les chercheurs pour repérer les tendances orthorexiques. De plus, manger sain est valorisé par notre société. Inconsciemment, on estime qu’une personne mince, qui se préoccupe de ce qu’elle met dans son assiette, qui cherche à manger des aliments bons pour elle, bio et sans pesticides, prend soin d’elle. Même quand cette obsession cause justement des répercussions sur sa santé, mais aussi sur sa vie en général.

Quelles sont les causes de l’orthorexie nerveuse ?

Les causes de l’orthorexie mélangent des facteurs psychologiques, sociaux et culturels. Des tendances au perfectionnisme et à l’anxiété jouent un rôle déterminant. Des idéaux de beauté et de santé véhiculés par les médias et les réseaux sociaux peuvent aussi influencer cette obsession pour une alimentation parfaitement saine. L’orthorexie peut également découler d’expériences antérieures de régimes restrictifs ou de troubles alimentaires.

Les origines de l’orthorexie sont complexes. Comme évoqué, les personnes ayant des traits de personnalité perfectionnistes et anxieux peuvent être particulièrement vulnérables à l’orthorexie. Elles tentent d’exercer un contrôle excessif sur leur alimentation afin de calmer leurs angoisses et de se sentir maîtresses de la situation. Dans la même idée, les orthorexiques sont aussi parfois en recherche de structure et de sens. L’adoption d’une alimentation saine et l’établissement de règles strictes apportent une sensation de cadre, sentiment réconfortant pour certaines personnes.

De plus, dans notre société contemporaine, il y a une forte pression pour adopter un mode de vie sain et pour se conformer à des idéaux de beauté. Cela peut pousser certaines personnes à chercher une alimentation parfaite comme moyen de répondre à ces normes. L’origine de cette obsession peut aussi être une simple recherche de bien-être. Les personnes se tournent vers une alimentation saine dans le but d’améliorer leur bien-être, tant physique que mental. Cependant, encore une fois, cette quête peut dériver vers une frénésie malsaine, où la nourriture devient le principal moyen de maintenir un sentiment de santé et de contrôle.

Des antécédents de régimes restrictifs ou de troubles alimentaires peuvent augmenter le risque de développer l’orthorexie. Mal prises en charge, ces expériences laissent parfois une empreinte sur la perception de la nourriture et la relation avec l’alimentation. Comme manger sain est bien vu par notre société, l’orthorexie peut aussi être un moyen inconscient de maquiller ces troubles alimentaires.

Il est essentiel de comprendre que l’orthorexie peut être influencée par un ensemble de facteurs. Une combinaison de vulnérabilités individuelles, de pressions extérieures et de facteurs environnementaux contribue au développement de cette préoccupation excessive pour ce que l’individu ingère.

La nosophobie en cause La nosophobie, c’est-à-dire la peur irrationnelle de contracter une maladie, peut aussi causer ce trouble obsessionnel. En mangeant sain, les personnes atteintes ont l’impression de se protéger.

Comment traiter l’orthorexie ?

Il est possible de soigner l’orthorexie et de réapprendre à manger sainement. Parce que manger sainement ne veut pas dire avoir un apport parfait de nutriments à chaque repas, avec des aliments locaux, bio et parfaitement préparés pour conserver toutes leurs qualités. Manger sainement, c’est aussi prendre du plaisir à manger et avoir un rapport détendu avec son assiette. Pouvoir manger équilibré, avec satisfaction. Sans s’angoisser lorsque ça n’a pas pu être le cas.

Conseil n° 1 : Réapprendre à manger sereinement

Une fois l’obsession alimentaire reconnue, il est nécessaire de réapprendre à manger sereinement. Pour cela, il faut se fixer des objectifs réalistes. Plutôt que de viser une perfection alimentaire impossible et hyper contraignante, visez l’adoption d’une alimentation équilibrée, variée et plaisante.

Réintroduisez peu à peu les aliments écartés afin de diversifier de nouveau votre alimentation. Ainsi, les aliments jugés « interdits » peuvent de nouveau se frayer un chemin dans votre assiette, pour se réhabituer à les consommer sans culpabilité.

Il est important aussi de réécouter les signaux de faim et de satiété. Il n’est plus question d’ingérer une quantité optimale d’aliments au meilleur moment de la journée, mais d’écouter les signaux internes de faim et de satiété du corps. Manger quand on a faim et s’arrêter quand on est rassasié permet de se reconnecter avec ses besoins réels.

La bienveillance dans l’assiette Un autre aspect essentiel à la guérison de l’orthorexie est d’éviter les étiquettes et les jugements sur la nourriture. Les aliments n’ont pas à être catégorisés en « bons » ou « mauvais ». La nuance et la bienveillance ont aussi leur place dans l’assiette.

Conseil n° 2 : Travailler sur son estime de soi

Vous l’avez compris, le manque d’estime de soi et l’orthorexie sont intimement liés. En effet, cette préoccupation excessive pour l’alimentation est le symptôme d’une estime de soi dépendante de la capacité à contrôler son régime alimentaire.

Le chemin vers le rétablissement doit donc comporter un travail sur l’estime de soi. L’individu doit apprendre à se sentir confiant et en sécurité dans sa valeur intrinsèque, indépendamment de son alimentation ou de son image corporelle.

Pour reprendre confiance en soi, l’écriture peut être une aide. Régulièrement, vous pouvez faire un état des lieux de vos qualités, celles qui ne reposent pas sur votre physique. Si l’exercice peut s’avérer difficile au début, il va devenir de plus en plus naturel. Si vous manquez d’idées au début, vous pouvez interroger votre entourage (à la condition de ne pas être entouré de relations toxiques) : quelles sont cinq qualités qu’ils apprécient chez vous ?

L’art-thérapie, le sport ou encore la méditation peuvent aussi être des atouts pour vous apprendre à développer votre estime de vous.

Conseil n° 3 : Pratiquer la pleine conscience

La pleine conscience peut être un outil pour guérir de l’orthorexie en aidant à développer une relation plus équilibrée et saine avec la nourriture. Commencez par vous observer sans jugement. Observez vos préoccupations alimentaires sans vous critiquer pour vos pensées ou vos habitudes passées.

De même, soyez attentif aux émotions qui peuvent influencer votre comportement alimentaire. Vous apprendrez ainsi à identifier les émotions sous-jacentes à vos choix alimentaires. Faites la paix avec l’imperfection : le chemin vers une relation plus saine avec la nourriture n’est pas linéaire. Soyez bienveillant envers vous-même, même lorsque vous rencontrez des défis.

Quand vous mangez, prenez le temps de déguster pleinement chaque bouchée. Soyez conscient des saveurs, des textures et des sensations éprouvées. Dans la même idée, prenez conscience de votre corps.

L’attention bienveillante En plus de la pratique formelle de la pleine conscience lors des repas, essayez de porter une attention bienveillante à d’autres aspects de votre vie, pour aider à réduire le stress global et l’anxiété associés à l’orthorexie.

Conseil n° 4 : Se faire aider par un professionnel

Vous n’êtes pas seul face à l’orthorexie. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont un moyen efficace de déconstruire les pensées problématiques dans les troubles alimentaires, mais aussi dans cette obnubilation de manger sain.

La psychothérapie est essentielle pour se libérer de l’obsession et pour laisser place à une relation plus saine avec la nourriture. Elle vise à réduire les comportements inadaptés et les compulsions, tout en diminuant l’anxiété. En travaillant sur les pensées et les émotions liées à l’alimentation, la psychothérapie permet d’apprendre à modifier les comportements alimentaires.

Avec un psychothérapeute (psychologue ou psychiatre), vous pourrez :

  • Réintroduire progressivement certains aliments ;
  • Restaurer la liberté de choix ;
  • Retrouver du plaisir dans l’alimentation.

En identifiant les schémas de pensées restrictives et les comportements douloureux, les TCC permettent de briser le cercle vicieux de l’obsession alimentaire.

Les psychologues possèdent les compétences nécessaires pour accompagner le processus de guérison de manière adaptée et bienveillante. Avec un soutien personnalisé, une écoute attentive et des stratégies thérapeutiques, ils favorisent une transformation durable et positive de la relation avec l’alimentation.

La recherche de l’origine du trouble peut être explorée dans le cadre d’une thérapie approfondie, permettant une prise de conscience plus profonde des facteurs sous-jacents qui ont contribué au développement de l’orthorexie.

Guérir l’orthorexie Pour se rétablir, il est essentiel de réapprendre à manger sereinement, de travailler sur l’estime de soi et de pratiquer la pleine conscience. Le soutien d’un professionnel de la santé mentale, notamment par le biais de thérapies cognitives et comportementales, est crucial pour guérir de cette préoccupation excessive pour une alimentation saine. Heureusement, se libérer de l’orthorexie est possible.

Qu'avez-vous retenu ?

4 questions pour tester ce que vous avez appris sur l'orthorexie

Question 1 / 4

Qu'est-ce que l'orthorexie ?

L'orthorexie est l'obsession de s'alimenter de manière pure et saine, ce qui entraîne des comportements restrictifs excessifs.

Question 2 / 4

L'orthorexie est-elle reconnue comme un trouble du comportement alimentaire ?

À ce jour, l'orthorexie n'est reconnue comme un TCA ni par le DSM-5 ni par la CIM-10, même si certains comportements rappellent l'anorexie mentale.

Question 3 / 4

Quel type de personnalité peut rendre plus vulnérable à l'orthorexie ?

L'article indique que les personnes ayant des traits perfectionnistes et anxieux peuvent être particulièrement vulnérables, car elles cherchent à contrôler leur alimentation pour calmer leurs angoisses.

Question 4 / 4

Quel outil est cité comme efficace pour se faire aider par un professionnel ?

Les TCC sont présentées comme un moyen efficace de déconstruire les pensées problématiques et d'apprendre à modifier les comportements alimentaires.

Ce qu'il faut retenir

Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr
  • L'orthorexie désigne l'obsession de manger de manière pure et saine, au point que l'alimentation devient une source d'anxiété et que la notion de plaisir disparaît des repas.
  • Elle n'est pas reconnue comme un trouble du comportement alimentaire par le DSM-5 ni la CIM-10, mais elle peut entraîner des carences nutritionnelles et un isolement social.
  • Ses causes mêlent des facteurs psychologiques, sociaux et culturels : traits perfectionnistes et anxieux, besoin de contrôle, pression des réseaux sociaux ou antécédents de régimes restrictifs.
  • Pour s'en libérer, il est essentiel de réapprendre à manger sereinement, de travailler l'estime de soi, de pratiquer la pleine conscience et de se faire accompagner par un professionnel, notamment via les TCC.
Synthèse générée par Aurora · lecture 9 min
Cet article vous a-t-il été utile ?
Mis à jour le 24 juillet 2026
TCA
Thérapie par message

Vous venez de lire 9 minutes sur tca.
Parlez-en 2 minutes à un psy.

Pas besoin d'attendre 3 semaines pour un rendez-vous. Votre psychologue spécialisé vous lit et vous répond dès aujourd'hui, par messages.

4,8/5 · avis Google · Psychologues RPPS
1
Décrivez ce que vous traversez
Quelques minutes suffisent, en toute confidentialité.
2
On vous matche avec le bon psy
Spécialisé dans votre situation, inscrit au RPPS.
3
Échangez dès aujourd'hui
Par messages, 5j/7, sans rendez-vous ni délai.
Psychologues en ligne
Réponse sous 45 min · ★ 4.8/5 · sans engagement
Découvrir