La dépression saisonnière est une forme de dépression liée au manque de lumière, qui revient chaque année à l'automne ou en hiver.
Comment reconnaître une dépression saisonnière ?
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- Le retour au même moment — votre moral baisse chaque automne, quand les journées raccourcissent et la lumière diminue.
- La sensibilité à la lumière — vous ressentez plus fortement que d'autres l'effet des journées sombres sur votre humeur.
- L'isolement qui s'installe — vous vous repliez sur vous-même, ce qui alimente un cercle vicieux.
Que faire contre la dépression saisonnière ?
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- Les séances de luminothérapie — une exposition quotidienne à une lampe adaptée, de préférence le matin, pendant la saison des symptômes.
- Un suivi avec un psychologue — parler et travailler vos pensées négatives vous aide à retrouver de l'élan.
- Une bonne hygiène de vie — l'activité physique, un sommeil régulier et une alimentation équilibrée soutiennent votre humeur.
Si vos symptômes persistent ou s'aggravent, n'hésitez pas à consulter un psychologue ou un médecin : des solutions existent et vous n'avez pas à traverser cela seul(e).
La dépression saisonnière est un trouble affectif saisonnier (TAS), décrit dans le DSM-5 comme un trouble dépressif à caractère saisonnier, qui survient généralement l’hiver, mais aussi l’été chez certaines personnes. Cet article explore les causes et les solutions possibles pour faire face à la dépression saisonnière. Comprendre les mécanismes sous-jacents de cette pathologie est essentiel pour aider les personnes concernées à mieux appréhender leur état et à trouver des moyens de le gérer de manière efficace.
Autres questions
Quel est le remède pour la dépression saisonnière ?
La luminothérapie est le soin spécifique de référence : une exposition quotidienne à une lampe de 10 000 lux, au moins trente minutes sans excéder deux heures, de préférence le matin, durant toute la période des symptômes. Elle complète les approches classiques de la dépression : psychothérapie, éventuels antidépresseurs, hygiène de vie saine et gestion du stress.
Quels sont les signes de la dépression saisonnière ?
Au-delà de la tristesse et de la perte d'énergie, la dépression saisonnière associe souvent des troubles du sommeil, une baisse de l'humeur et un isolement social. Ce dernier est à la fois un symptôme et une cause, créant un cercle vicieux. Les symptômes suivent un rythme saisonnier, débutant généralement en automne-hiver et régressant au printemps.
Comment vaincre la dépression saisonnière ?
Plusieurs leviers se combinent : la luminothérapie, une supplémentation possible en vitamine D (dont le taux baisse faute de soleil), une hygiène de vie soutenante (activité physique régulière, alimentation équilibrée, bon sommeil, gestion du stress) et un accompagnement psychothérapeutique. Une consultation médicale permet d'adapter la prise en charge à votre situation.
Quel est le mois le plus dépressif ?
Les mois d'automne et d'hiver concentrent le risque, car dès septembre l'intensité lumineuse diminue et les journées raccourcissent. La chute d'ensoleillement est spectaculaire : d'environ 100 000 lux lors d'une journée estivale, on tombe à 2 000 lux un jour d'hiver peu lumineux, voire 400 lux à l'intérieur d'un bureau.
Quelles sont les origines de la dépression saisonnière ?
À l'heure actuelle, les causes des troubles affectifs saisonniers ne sont toujours pas totalement élucidées. Toutefois, il semblerait que le rôle joué par la lumière en soit un des facteurs déterminants. La luminosité n’est pas la seule fautive : il pourrait aussi exister des causes biologiques, génétiques, environnementales et psychologiques.
Si les recherches se poursuivent dans ce domaine, il est cependant possible de dire que c’est probablement l’interaction de plusieurs facteurs qui serait responsable du TAS.
La cause principale du TAS : le manque de lumière
Le déficit d'ensoleillement, autrement dit le manque de lumière, pourrait bien constituer la principale cause des troubles affectifs saisonniers. Elle reste l’hypothèse la plus probable.
Cette théorie repose sur le fait que la baisse d’exposition à la lumière du soleil durant les mois d’automne et d’hiver perturberait les rythmes biologiques ainsi que les processus chimiques dans le cerveau et provoquerait des dérèglements hormonaux. La régulation des neurotransmetteurs, notamment la sérotonine, est particulièrement incriminée.

Rappelons que cette substance chimique est associée à la régulation de l’humeur. De fait, lorsqu’elle diminue significativement, des symptômes dépressifs peuvent apparaître. Il en est de même pour la vitamine D qui contribuerait elle aussi à cette régulation. Or, celle-ci est produite grâce au soleil. En l’absence de ce dernier, le taux de vitamine D diminue et influence négativement l’équilibre chimique de notre cerveau. La carence en vitamine D contribue ainsi au risque de voir se développer une dépression saisonnière.
Le saviez-vous ?
En cas de dépression, un psychologue peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous traversez, comprendre ce qui entretient la souffrance, et retrouver progressivement de l’élan au quotidien. Vous pouvez consulter un psychologue spécialisé dans le traitement de la dépression pour être accompagné(e) pas à pas vers une guérison de la dépression.
Dès le mois de septembre, l'intensité lumineuse diminue et le déficit de luminosité s'installe, car le soleil se couche de plus en plus tôt et les journées raccourcissent.
Le nombre de lux en chute libre l’hiver ! Le lux est une unité de mesure de la luminosité du Système international. C’est la quantité de lumière émise par mètre carré. Par exemple 1 bougie émet 1 lux (lumière produite à 1 mètre de distance). Lors d’une journée estivale très ensoleillée, le nombre de lux peut atteindre 100 000. Il passe à 2 000 pour une journée hivernale peu lumineuse et va même descendre jusqu’à 400 à l’intérieur d’un bureau ! La baisse est spectaculaire.Quelles sont les autres causes de cet état dépressif ?
Outre la lumière, d’autres causes d’apparition de la pathologie sont souvent évoquées, allant des facteurs biologiques à ceux induits par l’environnement. Bien évidemment, des facteurs psychologiques sont régulièrement mis en évidence également.
Les facteurs biologiques et génétiques
Ces facteurs sont variés, allant de la perturbation des rythmes circadiens (sur lesquels se calque l’horloge biologique interne) aux antécédents familiaux. Citons notamment :
- La perturbation des cycles internes , les rythmes circadiens, qui régulent nos fonctions biologiques durant 24 heures et dont les mécanismes moléculaires ont valu le prix Nobel de médecine 2017 aux chercheurs Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young. Lorsqu’ils sont perturbés, ils entraînent des modifications de la production de mélatonine et de cortisol.
- Les prédispositions génétiques : les études montrent que, si elles ne sont le seul facteur, elles jouent néanmoins un rôle important dans le TAS.
- Les antécédents familiaux : lorsqu’un membre de la famille présente un TAS, des troubles bipolaires ou tout autre trouble de l’humeur, le risque pour les autres parents est accru ;
- La sensibilité à la lumière : si l’exposition lumineuse est un facteur déterminant, il est essentiel de préciser que nous n’avons pas tous la même sensibilité à ses variations.
Les facteurs environnementaux
En plus des causes biologiques et génétiques, évoquons ici les facteurs environnementaux qui sont également possiblement incriminés dans la maladie.
La fin d'année représente, pour certaines personnes, une période de stress intense, notamment en raison des fêtes de Noël et de pressions professionnelles et/ou familiales accrues. C’est ce que l’on nomme le stress saisonnier.
La situation géographique joue un rôle également. La prévalence de dépression saisonnière varie en fonction de la latitude où nous nous trouvons. Plus nous vivons dans une zone où le soleil est fortement présent, moins nous sommes menacés par la dépression saisonnière.
Citons, en plus du stress saisonnier et de la situation géographique, le mode de vie. Le risque de dépression saisonnière augmente avec des habitudes de vie défavorables telles qu'une activité physique insuffisante, une alimentation déséquilibrée, un sommeil de mauvaise qualité et un stress important. Ces facteurs peuvent également influencer la gravité des symptômes chez les personnes déjà atteintes.
Quelques chiffres sur la maladie De nombreuses études ont été réalisées sur la prévalence de cette forme particulière de dépression. Les résultats restent très variables et estiment qu’environ 5 % de la population française serait touchée par la dépression saisonnière. Ce chiffre passe à 10 % dans les pays scandinaves.Les facteurs psychologiques
La dépression saisonnière étant une pathologie psychique, il est impossible de faire l’impasse sur les facteurs psychologiques, terreau probable de la maladie. Ces facteurs sont sensiblement similaires à ceux de la dépression chronique :
- Les pensées négatives et les schémas de pensée pessimistes, ces schémas cognitifs décrits par le psychiatre Aaron Beck, fondateur de la thérapie cognitive ;
- La sensibilité aux changements de saison et à la luminosité ;
- Les événements traumatisants ;
- Des troubles de l’attachement ;
- Un manque affectif.
Les blessures émotionnelles (de rejet, d’injustice ou d’abandon) sont parfois liées. Enfin, l’isolement social est une cause, mais également un symptôme de la maladie, ce qui contribue à la naissance d’un cercle vicieux.
Comment surmonter la dépression hivernale ?
Pour vaincre la dépression saisonnière, les méthodes restent similaires au traitement de la dépression classique (antidépresseurs, psychothérapie, hygiène de vie saine et gestion du stress). Néanmoins, pour cette dépression spécifique on va retrouver un élément de soin supplémentaire dans la prise en charge : la luminothérapie.
Solution n° 1 : La lampe par luminothérapie
Elle est largement utilisée pour soigner les dépressions hivernales, notamment pour réguler les troubles du rythme circadien (cycles éveil-sommeil perturbés). Bien que simple, elle se révèle très efficace et aide de nombreux patients à surmonter la maladie.
Le principe est élémentaire : exposer la personne dépressive à une lumière artificielle à large spectre provenant d’une lampe thérapeutique. Cette pratique doit être effectuée quotidiennement, pendant trente minutes au minimum, sans toutefois excéder deux heures. Cette exposition, dont la dose optimale est de 10 000 lux, est à poursuivre durant toute la période de symptômes.
Votre médecin vous prescrira sans doute ces séances le matin, en raison des risques d’effets secondaires, principalement l’agitation. De plus, cette dose lumineuse matinale permet de suivre votre horloge biologique.
Si vous souffrez de dépression saisonnière depuis plusieurs années et que vous savez détecter la période à laquelle elle débute habituellement, vous pouvez réaliser la luminothérapie avant l’apparition des premiers signes de la pathologie.
Vérifier la norme européenne S’il est possible d’investir dans une lampe que vous aurez achetée, vérifiez bien qu’elle est certifiée “CE médical”, encadré par la directive européenne 93/42 CEE. Si les séances sont prescrites par votre médecin, elles seront réalisées en clinique.Solution n° 2 : La prise de vitamines
La vitamine D est souvent mentionnée dans le contexte de la dépression saisonnière, car elle est produite naturellement par le corps lorsqu’il est exposé à la lumière du soleil. Rappelons que cette vitamine semble contribuer à la régulation de l’humeur.
En plus de la vitamine D, certaines études ont également suggéré que les suppléments de vitamine B12 pourraient avoir un effet bénéfique sur les symptômes de la dépression. Cependant, la recherche est limitée et les résultats sont contradictoires. Comme pour la vitamine D, il est important de consulter un professionnel de la santé avant de commencer à prendre des compléments en vitamines.
La prise de vitamines ne constitue pas à elle seule un traitement efficace de la pathologie, mais peut être un complément à envisager.
L’hygiène de vie De bonnes habitudes de vie, qui sont de précieux alliés dans la guérison. En plus de leurs pouvoirs curatifs, elles auraient la faculté de prévenir l’apparition de nouveaux signes dépressifs. Parlons par exemple de l’exercice physique qui favorise la libération d’endorphines qui améliorent l’humeur.Solution n° 3 : la psychothérapie
Comme toute pathologie de santé mentale, le recours à des thérapies est fortement conseillé. La TCC (thérapie cognitivo-comportementale) est un bon moyen de traitement. Son objectif principal est de substituer les schémas de pensée négatifs par des idées plus positives.
Les psychothérapies sont d’excellents compléments de la luminothérapie et/ou des traitements antidépresseurs. Ces différents moyens de guérison se renforcent les uns les autres.
Solution n° 4 : Les traitements médicamenteux
Comme pour la dépression chronique, l’utilisation de traitements à base de médicaments antidépresseurs peut s’avérer indispensable, en particulier si la maladie devient invalidante. En première intention, ce sont le plus souvent les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine qui sont choisis.
Ce traitement médicamenteux est pris durant les mois où la dépression est présente et est ensuite arrêté, en général. Il est prescrit en cas d’échec de la luminothérapie ou en complément de celle-ci.
Demandez de l’aide pour sortir du TASLes causes exactes du TAS ne sont pas encore entièrement comprises, mais des facteurs tels que les rythmes circadiens perturbés et les déséquilibres neurochimiques jouent très certainement un rôle important. Fort heureusement, il existe plusieurs solutions pour sortir de la dépression. La luminothérapie, la psychothérapie, l’exercice régulier, les petites exercices, la gestion du stress et les médicaments soulagent généralement les symptômes rapidement.
Si la dépression saisonnière peut être une épreuve difficile, un diagnostic précoce, une prise en charge appropriée et un soutien adapté vous aideront à surmonter vos troubles et à retrouver une meilleure qualité de vie. N’hésitez pas à demander de l’aide si vous en avez besoin.
Si les symptômes de la dépression s’aggravent, vous devriez rapidement envisager de consulter un psychologue ou un psychiatre.
Qu'avez-vous retenu ?
4 questions pour tester ce que vous avez appris sur la dépression saisonnière
Question 1 / 4
Quelle est l'hypothèse la plus probable pour expliquer le trouble affectif saisonnier ?
Question 2 / 4
Selon l'article, quelle part de la population française serait touchée par la dépression saisonnière ?
Question 3 / 4
Quelle méthode de soin est spécifique à la dépression saisonnière ?
Question 4 / 4
Quel est l'objectif principal de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) évoqué ?
Ce qu'il faut retenir
Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr- La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier (TAS), survient généralement en hiver et toucherait environ 5 % de la population française, un chiffre qui monte à 10 % dans les pays scandinaves.
- Le manque de lumière reste l'hypothèse principale : la baisse d'ensoleillement perturberait les rythmes biologiques et la régulation de la sérotonine, un neurotransmetteur associé à l'humeur.
- La luminothérapie est le traitement spécifique de cette dépression : une exposition quotidienne de 30 minutes à 2 heures à une lumière de 10 000 lux, de préférence le matin, pendant toute la période des symptômes.
- La prise en charge peut associer psychothérapie (notamment la TCC), traitements antidépresseurs si nécessaire, bonne hygiène de vie et supplémentation en vitamines sur avis médical.



