Dépendance affective

Blessure d’abandon : 9 signes pour la reconnaître (+ Solutions)

Comptant parmi les cinq blessures de l’âme, la blessure d’abandon puise généralement ses origines dans l’enfance et s’exprime par la crainte permanente d’être délaissé. Peur de la solitude, envie de plaire à tout prix, méfiance envers autrui ou dépendance affective : neuf signes permettent de l’identifier. Pour s’en affranchir et construire des relations plus apaisées, des pistes concrètes existent.

4,6156 avis Mis à jour le 24 juillet 2026 18 min de lecture Relu par un psychologue RPPS
Blessure d'abandon : 9 signes pour la reconnaître (+ Solutions)
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Si vous vivez dans la peur constante d'être quitté ou délaissé, vous portez peut-être une blessure d'abandon, un sentiment né dans l'enfance qui pèse sur vos relations.

Comment savoir si vous avez une blessure d'abandon ? Psychologue.fr

Il n'existe aucun test officiel : c'est un ressenti, pas une maladie.

  • La peur de la solitude — rester seul vous angoisse au point de préférer une mauvaise compagnie au vide.
  • Le regard des autres — vous cherchez sans cesse à plaire et une simple remarque vous déstabilise.
  • Les relations sabotées — vous quittez avant d'être quitté, ou la jalousie vous pousse à tout contrôler.

Que faire pour apaiser cette peur de l'abandon ? Psychologue.fr

  • Vos vrais besoins — demandez-vous « est-ce moi qui veux réellement ça ? » avant de suivre l'avis des autres.
  • Le droit de dire non — poser vos limites vous protège de la manipulation et de la culpabilisation.
  • Un accompagnement adapté — un psychologue peut vous guider (TCC, EMDR, hypnose) vers plus d'apaisement.

Vous reconnaître dans ces signes n'est pas une fatalité : avec du temps et l'aide d'un professionnel, cette blessure peut s'apaiser durablement.

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La blessure d'abandon est une marque d'instabilité affective, qui peut s'avérer très difficile à vivre au quotidien. Relations amoureuses bancales, relations amicales fusionnelles ou encore relations familiales conflictuelles, la personne souffrant d’une blessure d’abandon vit dans la peur constante d’être rejetée, délaissée ou « mal aimée ». Mais comment reconnaître cette blessure de l’âme, et quelles actions concrètes mettre en place pour en guérir ?

Autres questions

Comment reconnaître la blessure de l'abandon ?

La blessure d'abandon se repère à travers plusieurs signes : l'angoisse de la solitude, le besoin de plaire à tout le monde, la recherche constante d'approbation, la difficulté à dire « non », l'hypersensibilité aux remarques et la peur d'être délaissé. Elle relève du sentiment et non de la pathologie : au sein d'une même fratrie, un seul enfant peut la développer.

Quel est le masque de la blessure d'abandon ?

La personne portant une blessure d'abandon adopte souvent le masque du « people-pleaser », celui qui cherche impérativement à plaire. Elle fuit le conflit, n'arrive pas à dire « non », s'excuse régulièrement et se fond dans le moule social. Ce masque crée un décalage entre sa petite voix intérieure et ses comportements, la coupant de ses propres besoins.

Quels sont les symptômes du syndrome d'abandon ?

L'abandonnisme est un état d'insécurité constant né de carences émotionnelles, décrit comme « névrose d'abandon » par la psychanalyste Germaine Guex. Il se manifeste par un fort besoin de reconnaissance, une recherche d'isolement, le rejet des autres et un sentiment de culpabilité. La personne, agissant sous le contrôle de la peur, rejette parfois son entourage avant d'être elle-même rejetée.

Comment guérir d'une blessure de l'abandon ?

Le travail commence par la prise de conscience de ses mécanismes, notamment le besoin de plaire et de validation. Tendre vers l'assertivité, c'est-à-dire respecter ses besoins et oser affirmer son point de vue, constitue une piste. Il s'agit aussi d'apprendre à différencier un comportement de « calque », calé sur l'opinion des autres, d'une attitude plus saine.

Qu’est-ce que la blessure de l’abandon ? (Définition)

La blessure d’abandon fait partie des cinq blessures de l’âme, mises en lumière originellement par le psychiatre Wilhelm Reich, puis reprises notamment par Lise Bourbeau dans son livre Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même. Ces blessures sont les suivantes :

Tirant ses origines dans l’enfance, comme le suggèrent les travaux de John Bowlby sur la théorie de l’attachement, la blessure d’abandon peut également être déclenchée un peu plus tard, lorsque se forment les premières relations interpersonnelles. Cette blessure n’apparaît pas uniquement lorsqu’un enfant a été abandonné physiquement, que ce soit à la naissance ou durant son développement. Elle peut aussi avoir lieu lorsque les besoins affectifs de cet enfant n’ont pas été comblés : manque d’amour, manque d’attention de ses parents ou de son entourage, ou encore absence de reconnaissance. Ces éléments sont le terreau d’une croissance émotionnelle saine, et peuvent créer de nombreuses blessures lorsqu’ils manquent à l’appel.

Comment reconnaître un abandonnique ?

L’abandonnisme est un état psychologique lié à un sentiment d’insécurité constant, créé par des carences émotionnelles. La personne abandonnique éprouve une peur intense et souvent irrationnelle de se voir abandonnée. Elle va alors adopter des attitudes poussant justement son entourage à s’en éloigner ou à la quitter, se comportant parfois comme une personne toxique. Un abandonnique se caractérise par ce que l’on appelle une « névrose d’abandon », un concept forgé par la psychanalyste Germaine Guex, avec des attitudes centrées autour du besoin de reconnaissance, une recherche d’isolement, le rejet des autres ou encore un sentiment de culpabilité.

Les signes pour identifier la blessure de l’abandon

La blessure de l’abandon peut être identifiée dès le plus jeune âge, par des signes bien précis, mais également à l’âge adulte.

L’abandonnisme peut être repéré selon différents critères, en fonction du ressenti de la personne. En effet, la blessure d'abandon relève du sentiment, et non de la pathologie. Au sein d’une même fratrie, un enfant peut développer un sentiment d’abandon mais pas ses frères et sœurs. Afin d’identifier cette blessure de l’abandon, il est important de prendre en compte le curseur émotionnel de l’individu.

Signe n° 1 : La solitude vous angoisse

Si vous souffrez d’une blessure d’abandon, la solitude peut être pour vous un véritable calvaire. L'idée de rester seul réveille en vous un profond malaise lié aux épisodes de solitude douloureux traversés durant votre enfance. Vivre seul devient alors extrêmement compliqué, car vous avez intégré des peurs liées à cette angoisse de l’abandon :

  • Vous craignez de ne pas vous en sortir financièrement ;
  • Vous êtes en vigilance permanente ;
  • Vous avez l’impression qu’un danger peut survenir à n’importe quel moment ;
  • Le vide créé par la solitude vous donne le vertige ;
  • Vous préférez être mal accompagné que d’être seul, vous retrouvant parfois entouré par les manipulateurs narcissiques ou les PN.

Si ces situations font écho en vous, il est probable que vous ayez vécu un épisode traumatique ou un moment de votre vie douloureux lors duquel la solitude a été un calvaire. Votre cerveau s’est imprégné de cette peur et a intégré le fait que, si vous êtes de nouveau confronté à la solitude, la peur va réapparaître et prendre le dessus.

Le comportement de rejet et l’abandon émotionnel

Vous pouvez à la fois souffrir d’une blessure d’abandon et agir en rejetant certaines personnes de votre entourage ; c’est une des caractéristiques de la blessure d’abandon, dont la dissonance cognitive peut être difficile à gérer. Le fait de rejeter son entourage à un moment précis peut être un comportement marqueur de cette blessure de l’âme.

Rejeter les autres avant d’être rejeté, tel est le credo d’une personne souffrant d’un sentiment d’abandon : elle va agir par prévention, pensant se protéger d’un éventuel rejet. En réalité, cette attitude d’anticipation fait partie de la névrose d’abandon, la personne au vécu abandonnique agissant sous le contrôle de la peur.

L’angoisse de la solitude et la validation émotionnelle parentale Cette peur de la solitude peut être comparée avec la peur du noir, vécue par un enfant dont les parents ont minimisé la situation. L’enfant a alors intégré le fait que sa peur n’était pas légitime et que ses émotions n’étaient pas valides : sa construction émotionnelle a été altérée par ces jugements. De cette carence découle un état psychologique d’insécurité, dont les conséquences peuvent être nombreuses tant sur le plan de la vie sociale que du développement personnel de l’enfant.

Signe n° 2 : Vous voulez plaire à tout le monde

Par crainte d'être rejeté, vous seriez prêt à tout pour vous fondre dans la masse. Cette peur de l’abandon vous amène à vivre des situations inconfortables, car vous êtes persuadé que si vous osez montrer votre personnalité, vous allez être confronté à un rejet de la part de votre entourage ou de personnes extérieures.

Vous fondre dans le moule social vous paraît bien moins compliqué que d’assumer pleinement la personne que vous êtes. La frustration que vous pouvez ressentir en portant ainsi un masque vous semble plus supportable comparée à la peine qui vous attendrait si vous étiez rejeté. Cette peur du rejet peut se traduire par différents comportements :

  • Vous n’arrivez pas à dire « non » ;
  • Vous vous excusez régulièrement ;
  • Le conflit vous fait peur ;
  • Vous ressentez un besoin de validation constant ;
  • Vous souhaitez que tout le monde vous aime.

De ces comportements découle une attitude « d’éponge émotionnelle » : vous êtes extrêmement perméables aux avis extérieurs et vous vous sentez facilement déboussolé par une réflexion, ou encore blessé par une remarque.

Sentiment d’abandon et masque du people-pleaser

People-pleaser est un terme anglais spécifiquement employé pour désigner une personne cherchant impérativement à plaire à tout le monde. Un des traits caractéristiques de ce type de personne est le décalage ressenti entre la petite voix intérieure et les comportements de l’individu. N’ayant jamais le dernier mot et fuyant le conflit comme la peste, la personne qui cherche impérativement à plaire se retrouve souvent privée de ses choix de vie, et coupée de ses propres besoins.

Comment faire tomber ce masque ? Prendre conscience de votre besoin de plaire en dépit de qui vous êtes constitue déjà une première étape très importante. Si vous souhaitez tendre vers l’assertivité, autrement dit le fait de respecter vos besoins et de vous affirmer, plusieurs pistes de travail sur soi sont possibles. Travailler sur le besoin de validation est également une piste pour apprendre à différencier un comportement de « calque » (lorsque vous vous fondez sur l’opinion des autres) d’une attitude qui serait plus saine pour vous (notamment en osant affirmer votre point de vue).

Signe n° 3 : L’approbation des autres vous est cruciale

Le besoin de validation figure parmi les signes révélateurs d'une blessure d'abandon. En grandissant avec une blessure de l’abandon, vous avez probablement construit une relation dysfonctionnelle avec vous-même. Faire taire votre voix intérieure pour adopter les pensées de votre entourage, vous efforcer d’exceller dans une discipline pour plaire à vos parents ou encore vous contraindre à adopter des comportements qui ne vous ressemblent pas, autant de marqueurs symboliques d’un besoin de validation.

L’approbation des autres agit comme de la dopamine dans votre cerveau : vous êtes guidé par l’attention et l’acceptation de votre entourage et de vos interlocuteurs. Le fait de les décevoir vous ramène à une peur primaire bien connue dans votre parcours émotionnel : la peur de l’abandon. Vous vous sentez totalement dépendant de la validation extérieure et une critique ou une remarque peuvent vous perturber ou vous faire ressentir de l’angoisse, de la colère ou encore une profonde tristesse.

La réassurance : un besoin dans toutes vos relations

Par peur de faire face à un manque d’amour ou à un rejet de la part de votre mère, de votre conjoint ou même d’un collègue, vous faites tout votre possible pour que votre entourage ait une bonne opinion de vous. Vous êtes constamment en recherche de réassurance auprès des gens que vous aimez et la fusion ne vous effraie pas ; au contraire, elle vous paraît rassurante.

Compter sur l’approbation extérieure vous amène à flouter un peu plus vos limites : si une personne de votre entourage désapprouve votre tenue, votre conjoint ou encore vos choix de vie, vous remettez directement en question ces derniers. L’opinion des autres vous étouffe autant qu’elle vous sert d’oxygène, et vous modifiez vos comportements afin de recevoir le plus souvent possible l’approbation sociale, familiale, amicale ou amoureuse de vos pairs.

Comment se détacher du besoin d’approbation des autres ? Afin de rencontrer la personne que vous êtes réellement et de mettre fin au besoin de réassurance et de validation extérieure, le conscientiser est un premier pas. Petit à petit, vous pouvez vous demander « Est-ce moi qui veux réellement ça ? » ou encore mettre en place des moments d’introspection pour partir à la rencontre de vos vrais besoins. Travailler sur l’estime de soi, la confiance en vous ou encore l’amour à votre égard peut se faire en thérapie, en étant guidé et accompagné par un psychologue ou un psychothérapeute.

Signe n° 4 : Vous avez du mal à faire confiance

L’enfant que vous avez été a peut-être grandi en intégrant le fait que s’attacher à une personne peut provoquer sa perte, un mécanisme qui rappelle les formes d’attachement insécure décrites par la psychologue Mary Ainsworth. Si vous avez été abandonné à plusieurs reprises, par vos parents ou dans vos relations interpersonnelles, vous avez probablement mis en place une mécanique d’autodéfense, en vous protégeant :

  • Lier de nouvelles relations est difficile ;
  • Vous préférez une solitude inconfortable au risque d’être abandonné ;
  • Vous vous méfiez sans cesse ;
  • Rencontrer de nouvelles personnes est compliqué ;
  • Vous ressentez souvent de la jalouse, parfois maladive ;

Cette difficulté à faire confiance ne s’applique pas seulement aux autres. C’est avant tout envers vous-même que vous avez du mal à accorder votre confiance. En effet, lorsqu’un enfant se retrouve trahi ou abandonné (physiquement ou émotionnellement), il intègre le fait que, s’il a été rejeté, c’est entièrement de sa faute. Par conséquent, vous avez peut-être ce sentiment de ne pas mériter la confiance et l’amour des autres, car vous l’apporter à vous-même vous semble déjà impossible.

La peur de l’abandon dans les relations amoureuses

Les personnes souffrant d’une blessure profonde telle que la blessure d’abandon peuvent facilement tendre vers la dépendance affective dont il est important de sortir pour vivre vos relations de manière épanouie. Vous accordez très difficilement votre confiance et avez du mal à vous ouvrir à votre compagnon. De crainte d’être rejeté par votre partenaire, vous mettez en place des stratégies d’évitement lorsqu’un conflit se profile.

Vous pouvez également être amené à provoquer une rupture, de manière même inconsciente, parce que vous pensez ne pas mériter l’amour de votre conjoint. L’absence physique de votre partenaire est une souffrance, et vous pouvez être amené à combler le sentiment de vide et l’impression d’insécurité par des comportements d’excès comme la consommation d’alcool, de la boulimie ou encore en vous mettant en danger physiquement pour vous infliger une punition.

Signe n° 5 : Vous souffrez de dépendance affective

Si vous avez souffert de carences affectives dans votre parcours de vie, il est possible que vous soyez également victime de dépendance affective. Cette dépendance se traduit par :

  • Un attachement à outrance ;
  • De l’insécurité chronique ;
  • Une jalousie maladive ;
  • Des comportements compulsifs ;
  • L’incapacité de prendre des décisions seul ;

Et bien sûr : une peur de l’abandon. La dépendance affective peut se transformer en codépendance notamment lorsque les deux partenaires ont vécu une blessure de l’abandon et cherchent à compenser en anticipant tous les besoins de l’autre pour le rendre… dépendant.

L’angoisse d’abandon comme levier d’une relation toxique

La dépendance affective dans le couple peut vous amener à vivre une relation avec un partenaire qui ne comprend pas vos besoins. Vous entrez alors dans une conduite d’évitement ou bien au contraire, vous cherchez son attention à tout prix. La relation dans laquelle vous évoluez peut se transformer en relation toxique et venir réveiller votre blessure originelle d’abandon ; vous mettez en place des stratagèmes pour surveiller votre partenaire, vous le bridez dans ses relations sociales ou encore, vous entrez facilement dans des crises de jalousie.

À quel moment peut-on parler de relation « toxique » ? La relation devient toxique lorsque l’un des deux partenaires est en souffrance. Une relation toxique n’inclut pas forcément deux personnes toxiques : il se peut que ce soit simplement une incompatibilité entre les deux individus qui crée cette toxicité. Il est important d’en prendre conscience afin de vous protéger (et d’en sortir) ou de préserver la personne avec qui vous êtes en couple.

Signe n° 6 : L’estime de soi, un terme qui ne vous est pas familier

Si vous avez vécu une blessure de l’abandon, votre estime de vous-même a probablement subi de nombreux dommages. En adoptant des comportements qui vous poussent à plaire à tout le monde et dépendre de la validation d’autrui, votre estime personnelle ne s’en trouve que plus affaiblie. L’estime de soi est le jugement que vous portez envers vous-même, la conception de votre propre valeur. La peur de l’abandon, de la critique ou encore du rejet sont autant d’éléments responsables de l’érosion de votre estime.

On la différencie de la confiance en soi, bien que ces deux notions soient souvent liées. Une estime de soi faible induit un manque de confiance en soi : si vous avez une perception de votre personne qui est négative, il est fort probable que vous ayez également du mal à croire en vous.

S’investir pleinement dans les relations pour contrebalancer une faible estime de soi

Croire en les autres à défaut de croire en soi est une porte de sortie rapidement empruntable pour les personnes souffrant d’une faible estime. Il est possible que votre sentiment d’abandon vous pousse à lier des relations fusionnelles avec votre entourage, car vous ne vous sentez pas en mesure de vous faire confiance. Ce choix peut avoir comme conséquence d’étouffer votre entourage et également de remettre entre leur main votre développement personnel : évoluer en investissant toute votre énergie dans les autres est plutôt compromis.

Comment travailler son estime de soi ? En travaillant sur l’acceptation des émotions douloureuses liées à votre vécu, vous pouvez faire grandir votre estime personnelle. Grâce à l’introspection, à une thérapie ou encore en pratiquant l’écriture intuitive régulièrement, vous nourrirez votre estime de vous et lui donnerez un second souffle.

Signe n° 7 : Vous sabotez vos relations

Construire une relation saine sur une blessure d’abandon non guérie est une tâche difficile. Si vous souffrez d’un sentiment d’abandon, il est probable que vous ayez une crainte de l’engagement et cherchiez à quitter avant d’être quitté : autrement dit, vous mettez des bâtons dans les roues de vos relations, de manière consciente ou non, afin de les saboter.

Il est souvent plus facile de mettre fin soi-même à une relation, de peur d’être abandonné. En revanche, ce type de réaction vous empêche d’être heureux en couple ou encore d’être épanoui dans vos relations sociales. Vous avez du mal à équilibrer la balance entre une relation saine et votre besoin de réassurance, de fusion ou encore d’attention venant de l’autre.

Les conséquences sociales du trouble de l’abandon

Une blessure de l’abandon peut vous conduire à porter une armure au quotidien, pour vous prémunir d’un nouvel abandon. Réactions agressives, introversion à l’excès ou encore mensonges et jeux de rôle : tout est bon à prendre pour saboter vos relations. Il est compliqué pour vous de nouer des relations sociales saines et vous êtes dans l’attente de marques d’amour et d’une grande disponibilité de la part de votre entourage. Cette attente peut être perçue comme déstabilisante et même parfois effrayante pour vos proches, qui préfèrent s’éloigner.

Comme vous avez peur d’être abandonné, vous adoptez des comportements problématiques par peur du rejet, ce qui provoque une réaction négative dans votre entourage, qui préfère prendre ses distances. Le résultat est que vous finissez par ressentir encore plus fort votre sentiment d’abandon : le cercle vicieux est installé.

Pourquoi est-ce difficile de nouer une relation saine lorsque l’on souffre d’une blessure d’abandon ? Cette blessure est comme une plaie : si elle n’est pas soignée et traitée comme il le faudrait, elle peut s’infecter. Il en va de même pour vos relations sociales et amoureuses : construire une relation saine sur une blessure est un acte difficile, voire périlleux. Le terrain est instable, et chaque évènement désagréable vient faire résonner votre blessure de l’abandon, provoquant ainsi un éboulement en vous. Si votre blessure reste ouverte, il est facile pour les peurs de venir s’y loger.

Signe n° 8 : Vous éprouvez une peur de la trahison

La peur de la trahison entre souvent en résonance avec la blessure d’abandon. Être trahi revient pour vous à être abandonné une nouvelle fois. Vous laissez peu de place aux erreurs de votre partenaire, dont vous remettez souvent la bonne foi en question. Votre instabilité émotionnelle agit comme le levier pour dégrader la confiance en votre partenaire.

Votre blessure de l’abandon vous pousse à être dans le contrôle de manière perpétuelle : relâcher la pression pourrait conduire à l’ouverture d’une brèche, qui mettrait en péril votre relation. Le perfectionnisme, l’exigence et le besoin d’avoir raison constamment sont au centre de vos relations interpersonnelles : ces éléments constituent votre système de défense, en réponse à la crainte d’être trahi, venant juste après celle d’être abandonné.

La colère comme réponse à la peur d’être trahi

Aussi, vous pouvez avoir régulièrement l’impression que votre conjoint n’est pas à la hauteur et ainsi, ressentir de la colère face à certains de ses comportements. Vos attentes affectives sont très élevées, et le moindre grain de sable dans le rouage de votre couple ou de vos relations sociales met en exergue cette peur de la trahison.

Signe 9 : Vous avez du mal à poser vos limites

Poser vos limites ainsi qu’un cadre sain dans vos relations sociales reviendrait, selon vous, à risquer de blesser votre entourage. Cette pensée est liée à votre syndrome de l’abandon, agissant comme le manipulateur de vos besoins. En faisant taire votre voix intérieure, vous pensez pouvoir repousser vos limites et ainsi vous donner l’opportunité de mieux « convenir » aux autres.

C’est en fait le contraire qui se passe : lorsqu’une personne éprouve des difficultés à poser ses limites, elle peut se retrouver confrontée à des comportements tels que la manipulation, le jugement ou encore la culpabilisation.

Apprendre à fixer des limites Vous confronter à la peur de décevoir est un acte qui peut être effrayant mais surtout salutaire : en fixant vos limites, vous parviendrez à baisser le masque de l’abandon pour incarner pleinement la personne que vous êtes.

Comment guérir et soigner une blessure d’abandon ?

Pour guérir de cette blessure de l’âme et en finir avec le sentiment d’abandon, voici trois techniques différentes qui peuvent s’associer entre elles : le travail sur soi (sorte de développement personnel), le travail sur les limites et le travail thérapeutique.

Solution n° 1 : Travailler sur soi

Grâce à l’écriture, la pratique d’une activité de relaxation pour agir en profondeur sur votre anxiété ou encore la mise en place d’un environnement sécurisant et rassurant, vous pouvez travailler sur vous afin de soigner votre blessure d’abandon. Nourrir votre estime personnelle, avec du temps et en évitant les jugements, vous fera également beaucoup de bien.

Solution n° 2 : Poser ses limites pour apprendre à se libérer

Poser vos limites, dire non lorsqu’une situation vous déplaît ou encore mettre fin à une relation toxique va vous permettre d’instaurer un cadre de vie plus sain et plus sécurisant pour vous. Intégrer le fait que « plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui » peut s’avérer être un élément déclencheur. En acceptant que vous ne pouvez – et ne devez – pas renoncer à votre bien-être et à vos limites pour plaire aux autres, vous ferez un grand pas vers la guérison de votre blessure d’abandon.

Solution n° 3 : Consulter un professionnel de santé pour se défaire du syndrome de l’abandon

Le fait de travailler en profondeur sur votre blessure d’abandon auprès d’un psychologue ou d’un thérapeute vous aidera à soigner votre blessure de façon pérenne. S’investir dans une thérapie est la clé pour reprendre confiance en vous, et ainsi gagner progressivement en qualité de vie. Reste à choisir la thérapie qui sera le plus adaptée à vos besoins et à vos attentes : TCC, psychodynamique, EMDR ou encore hypnose, les possibilités sont nombreuses pour vous accompagner vers l’apaisement.

Reconnaître la blessure d’abandon pour la guérir La blessure d’abandon peut être très douloureuse et vous freiner dans votre vie, que ce soit sur le plan social, familial, amoureux ou encore amical. Ce sentiment d’abandon vous conduit à entrer dans un moule qui ne vous convient pas, en faisant taire vos réels besoins. Afin de soigner cette blessure et vous permettre de nouer des relations saines, autant avec autrui qu’avec vous-même, il est nécessaire de faire un travail sur soi. Un suivi thérapeutique auprès d’un professionnel de santé est une étape également essentielle pour espérer une meilleure qualité de vie et pour préserver votre santé, physique et mentale.

Qu'avez-vous retenu ?

4 questions pour tester ce que vous avez appris sur la blessure d'abandon

Question 1 / 4

À quelle liste appartient la blessure d'abandon selon l'article ?

La blessure d'abandon fait partie des cinq blessures de l'âme, aux côtés du rejet, de la trahison, de l'humiliation et de l'injustice.

Question 2 / 4

D'où la blessure d'abandon tire-t-elle ses origines d'après l'article ?

La blessure d'abandon tire ses origines dans l'enfance, comme le suggèrent les travaux de John Bowlby sur la théorie de l'attachement.

Question 3 / 4

Quel comportement peut adopter une personne pour se protéger du rejet ?

Rejeter les autres avant d'être rejeté fait partie de la névrose d'abandon : la personne agit par anticipation, sous le contrôle de la peur.

Question 4 / 4

Que désigne le terme « people-pleaser » dans l'article ?

Le people-pleaser cherche impérativement à plaire à tout le monde, fuit le conflit et se retrouve souvent coupé de ses propres besoins.

Ce qu'il faut retenir

Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr
  • La blessure d'abandon fait partie des cinq blessures de l'âme popularisées par Lise Bourbeau. Elle trouve ses origines dans l'enfance, lors d'un abandon physique ou d'un manque affectif (attention, amour, reconnaissance).
  • Il s'agit d'un sentiment et non d'une pathologie : au sein d'une même fratrie, un enfant peut la développer sans que ses frères et sœurs soient concernés.
  • Parmi les signes évocateurs : l'angoisse de la solitude, le besoin constant de validation, la difficulté à faire confiance, la dépendance affective, une faible estime de soi ou encore le sabotage des relations.
  • Pour apaiser cette blessure, trois pistes peuvent se combiner : le travail sur soi, l'apprentissage des limites et un accompagnement thérapeutique auprès d'un professionnel (TCC, EMDR, hypnose, psychodynamique).
Synthèse générée par Aurora · lecture 18 min

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