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Grossophobie : 11 Signes pour l’identifier, Test, Solutions

Reconnue par le dictionnaire depuis 2019, la grossophobie recouvre toutes les discriminations vécues par les personnes en surpoids : regards appuyés, commentaires blessants, agressions, mais également freins médicaux et matériels dans la vie de tous les jours. Décryptage d'un phénomène encore trop souvent minimisé, avec onze signes pour le repérer et des pistes concrètes pour s'en protéger.

4,628 avis Mis à jour le 24 juillet 2026 17 min de lecture Relu par un psychologue RPPS
Grossophobie : 11 Signes pour l'identifier, Test, Solutions
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Vous vous demandez si les remarques que vous subissez relèvent de la grossophobie : voici comment la reconnaître dans votre quotidien et comment réagir.

Comment savoir si vous êtes victime de grossophobie ? Psychologue.fr

Certains signes du quotidien ne trompent pas.

  • Les remarques sur votre assiette — vous redoutez les repas partagés, où votre poids devient le sujet de conversation.
  • Les regards qui pèsent — vous évitez piscine, plage ou salle de sport pour ne pas exposer votre corps.
  • Les rendez-vous médicaux difficiles — chaque symptôme est ramené à votre poids, au point de vous décourager de consulter.

Que faire face à la grossophobie ? Psychologue.fr

  • Ne pas rester seul — parlez de ce que vous vivez à des proches bienveillants ou à une association.
  • Vos droits — cette discrimination est punie par la loi, vous pouvez porter plainte ou saisir le Défenseur des droits.
  • Un soutien psychologique — un thérapeute peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous vivez.

Si ces situations vous pèsent, en parler à un professionnel de la santé mentale peut réellement vous aider à retrouver confiance en vous.

Vérifiez les réponses de l'IA, car elle peut faire des erreurs.

La grossophobie, néologisme ayant fait son entrée récemment dans le dictionnaire (en 2019), est une discrimination à l’encontre des personnes en surpoids. Insultes, inégalités de traitement ou encore véritable harcèlement, la grossophobie a la peau dure et fait concurrence à la lutte contre l’obésité et le concept du body positive. Qui est concerné par la grossophobie, comment l’identifier et comment lutter ?

Autres questions

C'est quoi être grossophobe ?

Être grossophobe, c'est adopter des attitudes qui stigmatisent et discriminent les personnes qualifiées de « grosses », en s'appuyant sur des croyances et stéréotypes négatifs envers les corps en surpoids ou obèses. Le terme vient de l'anglais « fat phobia », apparu en 1994 et réapparu en 2017, qui désigne moins une phobie qu'une aversion pour la graisse.

Quels sont les signes de grossophobie ?

La grossophobie se manifeste par des remarques et critiques répétées sur le poids, des insultes basées sur l'apparence, des violences psychologiques voire physiques, mais aussi de façon systémique : sièges trop étroits, exclusion de certains lieux. Elle peut engendrer une aversion pour son propre corps, une anxiété généralisée ou des troubles du comportement alimentaire.

Quelle est la cause de la grossophobie ?

La grossophobie repose sur les diktats de la minceur imposés par notre société, qui glorifient les corps retouchés des publicités et magazines. Les réseaux sociaux et logiciels de retouche ont banalisé ces standards de beauté et accentué le phénomène. Historiquement, dès le Moyen Âge et surtout au XVIe siècle, la grosseur est devenue socialement problématique.

Qui est touché par la grossophobie ?

La grossophobie touche les personnes en surpoids, les personnes obèses, mais aussi les personnes dites « enrobées », soit environ un Français sur deux. Les femmes y sont davantage exposées que les hommes, car soumises depuis des siècles aux codes de beauté. En France, près de 47 % des jeunes femmes en situation d'obésité déclarent avoir subi des discriminations.

La grossophobie, qu’est-ce que c’est ? (Définition)

La grossophobie désigne un ensemble d'attitudes qui visent à stigmatiser et discriminer les personnes qualifiées de « grosses ». Ces attitudes reposent sur des croyances et stéréotypes négatifs à l’encontre des personnes obèses ou en surpoids.

Le terme de grossophobie, apparu en 1994, est issu de l’anglais « fat phobia », qui signifie littéralement « la phobie des gros » mais qui en réalité désigne une aversion à l’encontre des personnes en surpoids. Oublié pendant quelque temps, ce terme refait surface à partir de 2017 et trouve son équivalent anglophone notamment dans le « fat shaming« , relatif aux oppressions grossophobes.

Qui est touché par la grossophobie ?

La grossophobie concerne à la fois les personnes en surpoids, les individus obèses mais peut également toucher les personnes dites « enrobées », représentant un français sur deux. Les diktats de la minceur imposés par notre société ont créé non pas une phobie mais une aversion pour la graisse, glorifiant les corps des publicités et des magazines, la plupart du temps retouchés. Avec l’avènement des réseaux sociaux et des logiciels de retouches, la banalisation des standards de beauté a accentué ce phénomène de grossophobie, invitant parfois à une haine des personnes perçues grosses ou perçues comme grosses.

Les femmes sont davantage exposées à la grossophobie que les hommes : soumises aux stéréotypes et aux codes de beauté depuis des siècles, elles risquent plus souvent de recevoir des critiques sur leur poids et leur morphologie. On trouve même dans les médias et magazines de nombreux articles sur « Comment retrouver son poids idéal après une grossesse ? », invitant – ou plutôt incitant – la femme à travailler dur pour avoir un corps qui soit à la fois désirable mais également dans « la norme », même après une grossesse.

L’origine de « canon de beauté » Le terme de canon de beauté vient d’ailleurs du mot « kânon » en grec et désigne un instrument de mesure rectiligne, comme une tige de roseau ou une barre en bois. Ce qui représente bien l’aversion envers les formes…

Est-ce que la grossophobie est punie par la loi ?

La grossophobie rentre dans le champ de l’article 225-1 du Code Pénal, visant à punir la discrimination, qu’elle soit basée sur l’orientation sexuelle, l’origine ou l’apparence physique. La personne victime de grossophobie peut porter plainte ou saisir le Défenseur des droits, ce qui peut entraîner jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour l'individu auteur des discriminations.

Les 11 signes qui indiquent que vous êtes victime de grossophobie

Les comportements grossophobes sont facilement identifiables et s’appuient sur des insultes basées sur l’apparence physique, des attitudes agressives ou encore une grossophobie systémique. Même si toutes les personnes en surpoids ne connaissent pas de souffrance psychologique, une détresse psychique est fréquemment observée lorsque la grossophobie s'invite au quotidien. Voici 11 signes qui prouvent que vous êtes victime de grossophobie.

Signe n° 1 : Vous ressentez une aversion à l’égard de votre physique

Lorsque vous vous promenez dans la rue ou que vous rencontrez de nouvelles personnes, vous sentez constamment ce regard extérieur qui vous scanne des pieds à la tête. Il n’est pas rare que vous surpreniez des regards insistants sur votre corps de la part de personnes extérieures ou même de la part de votre entourage. Il vous est arrivé de ressentir une aversion ou du dégoût dans le regard de ces personnes.

Pour éviter ces regards désobligeants, vous fuyez tous les lieux où votre corps pourrait être exposé à la vue des autres : piscine, salle de sport, plage, spa, salon de massage… Chacun d’eux est susceptible de vous faire vivre une situation blessante, où votre corps serait la cible des regards.

Ces situations viennent un peu plus entacher votre estime personnelle et potentiellement déstabiliser votre confiance en vous. À force, les discriminations peuvent vous conduire à développer une anxiété généralisée ou même une apathie.

Signe n° 2 : Vous entendez régulièrement des remarques ou des critiques liées au poids

Votre corps et votre poids font les frais de nombreuses critiques et remarques incisives. Avec le temps, vous redoutez chaque repas partagé avec d'autres personnes. « Quel appétit ! » ou « Laisses-en pour les autres » sont des remarques que vous connaissez bien, glissées au cours d’un repas entre collègues ou même avec votre famille. Vous avez l’habitude d’être le centre de l’attention, à votre insu : tout semble tourner autour de votre apparence physique, de votre poids et de ce qui se trouve dans votre assiette.

Il se peut que vous ayez grandi avec des parents toxiques, ayant une influence sur votre corps et un contrôle sur votre alimentation. Vous n’allez plus sur les réseaux sociaux, de peur de lire des commentaires grossophobes ou de tomber sur des publications ayant pour cible le poids de certaines personnes.

Vous évitez également de regarder des films ou des séries incluant des personnages en surpoids ou obèses, de peur d’entendre des remarques ou des railleries sur leur poids, qui vous évoqueraient le vôtre.

Quel est le problème avec le terme gros ? En réalité : aucun ! Le terme « gros » s’est transformé peu à peu en insulte, pour laisser place à des termes comme « surpoids » ou « obèse », faisant référence à des pathologies. À l’inverse, il existe également des discriminations et insultes liées à la maigreur, bien que cela soit moins répandu car un corps mince ou catégorisé comme étant maigre répond davantage aux standards de beauté de notre société. De base, désigner une personne comme étant grosse fait simplement référence à sa morphologie, sans pour autant entraîner des discriminations.

Signe n° 3 : Vous avez déjà fait l’objet de violences psychologiques voire physiques à cause de votre surpoids

Que ce soit à l’école ou dans votre sphère privée, vous ne comptez plus le nombre de fois où vous vous êtes pris en plein visage des insultes. Il vous est même arrivé de faire face à des agressions physiques, dans votre scolarité ou en dehors.

En France, plusieurs études ont montré qu’une jeune fille sur deux soit près de 47 % des jeunes femmes en situation d’obésité étaient exposées à des discriminations. Victime d’oppression depuis votre plus jeune âge ou depuis que votre corps a évolué, il vous est souvent arrivé de subir des violences psychologiques voire corporelles, allant de l’insulte proférée à la volée jusqu’à l’agression physique.

La haine sociétale envers les personnes perçues comme grosses passe régulièrement pour une pseudo bonne intention : des phrases comme « Si je te dis que tu es grosse, c’est pour ton bien, pour que tu changes », vous en avez déjà entendu des dizaines, sauf qu’elles n’ont rien de bienveillant.

La grossophobie dans l’histoire La grossophobie est une des discriminations les mieux acceptées socialement : à partir du Moyen- ge, on attend une certaine minceur, notamment chez la femme. Au XVIe siècle, la grosseur des personnes devient problématique. Dès le XVIIIe siècle arrivent les mesures du corps, d’abord avec une ficelle puis avec une balance au XIXe. Un corps gros est alors considéré comme un corps lâche, dysfonctionnant. Aujourd’hui, la grossophobie est toujours très présente dans notre société, bien que l’on puisse constater une forte évolution du courant body positive et de l’acceptation des corps.

Signe n° 4 : Vous faites face à des troubles de l’alimentation

Si vous êtes victime de grossophobie, il est possible que les discriminations que vous vivez vous conduisent jusqu’aux troubles du comportement alimentaire (ou que votre état de santé résulte d’un TCA).

La nourriture devient alors un moyen de calmer vos émotions, comme dans le cas de l’hyperphagie boulimique ou de la crise de boulimie. Votre rapport à la nourriture est addictif, désordonné et va renforcer votre sentiment de culpabilité vis-à-vis de votre corps.

Les troubles du comportement alimentaire peuvent venir renforcer votre surpoids et déclencher également des troubles de l’humeur. La santé mentale étant reliée à nos intestins, il n’est pas rare que les personnes victimes de troubles de l’alimentation sont également en proie à des maux psychologiques corrélés aux TCA (dépression chronique, trouble anxieux, dépendance affective, trouble bipolaire…)

Signe n° 5 : Vous ne pouvez pas vous asseoir partout

On peut regarder la grossophobie d’un point de vue systémique : sièges d’avion trop étroits, chaises des salles d’attente et autres structures inadaptées, jusqu’aux fauteuils des dentistes et lits d’hôpitaux qui sont conçus pour accueillir jusqu’à un certain poids.

Les balances elles-mêmes sont la plupart du temps limitées à 180 kilos. Ne pas pouvoir prendre place sur un siège standard représente déjà une forme d'exclusion sociale, qui peut s'avérer douloureuse pour vous et qui renforce les comportements grossophobes.

Cette grossophobie systémique fait partie des conséquences qui peuvent nuire à la santé de l’individu, autant sur le plan mental que physique. Se sentir rejeté émotionnellement et socialement peut rouvrir une blessure de rejet ou nourrir un profond manque affectif. De plus, médicalement, cela peut décourager à se faire soigner, ce qui risque d’aggraver des pathologies existantes.

Signe n° 6 : Lors de rendez-vous médicaux, le spécialiste se focalise uniquement sur votre corpulence

La grossophobie va se glisser jusque dans les rendez-vous médicaux. De la longueur du brassard pour la tension artérielle qui n’est pas adaptée jusqu’aux commentaires des médecins qui peuvent être virulents en passant par des tables d’examen inadaptées, les rendez-vous médicaux peuvent vite devenir une épreuve douloureuse.

Certains médecins font la morale ou culpabilisent les patients, en ne se focalisant pas sur les pathologies sous-jacentes : chaque symptôme ou maladie est relié au surpoids, entraînant parfois des erreurs de diagnostic et une aggravation des troubles.

Ces aspects de la grossophobie conduisent inexorablement à une perte de l’estime de soi ainsi qu’à une perte de confiance dans le personnel soignant, ce qui peut conduire à une véritable rupture médicale. Reprendre confiance en soi et prendre soin de sa santé constitue alors une épreuve et demande du temps ainsi que de la patience.

L'indice de masse corporelle élevé (IMC), pourtant conçu par l'OMS comme un simple indicateur de corpulence pour définir le surpoids et l'obésité, peut aussitôt être relié à un manque de volonté, à des préjugés négatifs et à une injonction à la perte de poids. L'ensemble des attitudes grossophobes du corps médical peut non seulement altérer la qualité des soins médicaux mais également conduire la personne victime de ces discriminations à avoir des idées noires ; dans ce cas, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable gratuitement 24h/24. Le corps comme objet de moqueries et le sentiment de stigmatisation permanent ne jouent pas des rôles mineurs dans l’exclusion sociale de l’individu perçu comme gros, bien au contraire.

L’IMC, un outil de mesure inclusif ? L’IMC est un des seuls indices pour valider le poids d’une personne. Certes, le calcul est rapide, toutefois, il exclut un bon nombre de paramètres : les facteurs environnementaux, les réalités morphologiques, le patrimoine génétique, le cadre social… Par exemple, une personne qui sera très musclée aura forcément un IMC supérieur à la « moyenne ». Toutefois, elle ne sera pas en mauvaise santé pour autant, les muscles pesant simplement plus lourd que la graisse. On peut espérer à l’avenir la mise en place d’un test de santé qui se baserait sur différents critères, incluant même la santé mentale, afin que toutes les données puissent entrer en corrélation.

Signe n° 7 : Dans les magasins, trouver votre taille est mission impossible

L’industrie de la mode n’est pas adaptée à toutes les morphologies, et le chemin vers l’inclusivité est encore long. Dans les boutiques classiques, les personnes grosses éprouvent d'énormes difficultés à trouver des vêtements à leur taille. Cette grossophobie sociale est justifiée par le fait que la production de vêtements en grandes tailles coûte plus cher que pour les tailles correspondant aux standards (du 36 au 44). Cette fourchette extrêmement limitée exclut également les personnes dites maigres ou en sous-poids, qui se retrouvent parfois à s’habiller au rayon enfant, faute de mieux.

Ne pas pouvoir s’habiller selon ses goûts par manque de tailles de vêtement renforce le sentiment d’exclusion des personnes obèses, obligées de se procurer des vêtements sur Internet ou dans des magasins spécialisés, dont les prix sont beaucoup plus élevés. De plus en plus de marques font des efforts au niveau de l’inclusivité, mais les tailles proposées restent limitées.

La grossophobie et l’inclusivité dans la mode Que ce soit au niveau des enseignes de fast fashion ou dans la mode de luxe, les grandes tailles n’ont pas la cote. Certaines marques en profitent même pour faire des coups de marketing en prônant l’inclusivité là où la plus grande taille est du 46. Pour vous assurer qu’une marque soit réellement inclusive, elle doit non seulement proposer des coupes adaptées mais également répondre aux problématiques des personnes de petite ou grande taille et des personnes en situation de handicap, portant des prothèses ou en surpoids. Une marque véritablement inclusive véhicule des valeurs fortes d’acceptation de soi et de soutien, dans lesquelles vous pouvez vous retrouver – et qui font du bien !

Signe n° 8 : Au travail, on ne vous respecte pas

La grossophobie au travail peut commencer par une discrimination lors de l’embauche : l’entretien de recrutement s’avère compliqué et discriminatoire car les personnes en surpoids sont jugées « flemmardes » et inaptes à occuper tel ou tel poste. Il n’est pas rare que, sous couvert d’un « vos compétences ne correspondent pas à ce que nous recherchons » se cache en fait un comportement grossophobe.

La France (avec la Belgique) est un des seuls pays de l’Union Européenne à faire entrer l’apparence physique comme critère de discrimination. Les discriminations liées au poids s’ajoutent alors à celles liées à l’âge ou encore à la classe sociale. Selon plusieurs études, 20 % des personnes en situation d’obésité au chômage en France estiment avoir été victimes de discrimination lors de l’entretien d’embauche.

Les femmes sont une nouvelle fois plus discriminées que les hommes, subissant les exigences physiques plus fortement. Si vous avez été victime de discrimination au travail, de violences psychologiques ou physiques à l’embauche ou au sein de votre travail, il est primordial de ne pas garder cela pour vous. La grossophobie est punissable par la loi et vous pouvez être protégé de ce type d’agressions.

Signe n° 9 : Vous avez déjà pensé à la déscolarisation pour éviter les critiques, les insultes et les blagues grossophobes

La déscolarisation fait partie de l’exclusion sociale vécue par les personnes considérées comme grosses. L’école est souvent une période très difficile lorsque l’on ne rentre pas dans « la norme » : professeurs et élèves peuvent user de discriminations (critiques, insultes et autres blagues humiliantes) dans le but de rabaisser les élèves en surpoids.

Si votre enfant ou vous-même subissez ce type de harcèlement en milieu scolaire ou universitaire, nous vous conseillons de vous tourner immédiatement vers un professionnel de santé, que ce soit le psychologue de l’établissement ou un psychothérapeute externe.

Vous pouvez également trouver des ressources auprès du collectif Gras Politique, association de lutte contre la grossophobie systémique. Sensibiliser les professeurs aux discriminations vécues au sein de l’établissement est également une piste.

Signe n° 10 : Vous préférez vous isoler socialement pour éviter le harcèlement

Les repas de famille sont de véritables calvaires, les relations interpersonnelles sont compliquées et sociabiliser même avec votre voisinage est une souffrance ? Vous craignez de rencontrer des personnes grossophobes et préférez rester chez vous ? Vous avez déjà coupé les ponts avec des personnes qui n’acceptaient pas votre apparence physique ?

Toutes ces situations peuvent conduire à un isolement social ou bien au développement d’une anxiété sociale. Il n’est pas rare que l’entourage des individus obèses les pousse à faire des régimes, pour « rentrer dans la norme » ou ne plus ressentir de honte lorsqu’ils sont vus ensemble.

Si vous êtes victimes de ce type de comportements, il est nécessaire dans un premier temps d’aborder le sujet avec lesdites personnes. Vous pouvez leur poser directement la question « Mon poids te dérange ? » et essayer de leur faire comprendre que leurs réactions sont blessantes et inappropriées.

En revanche, si ces relations sont toxiques et que votre entourage vous gâche la vie, il est nécessaire de vous faire passer en priorité et de vous préserver. Bien choisir les personnes qui vous entourent est essentiel pour votre santé mentale, ainsi que pour votre santé physique.

Signe n° 11 : Vous faites face à des comportements hostiles au restaurant ou lors d’activités physiques

Si vous êtes en situation d’obésité, vous avez peut-être déjà vécu des soucis d’accès à l’espace public, notamment dans les transports en commun. Cette conséquence sociale de l’obésité peut résonner avec les comportements hostiles vécus dans certains lieux publics, tels que le restaurant ou le cinéma.

En effet, les lieux de restauration deviennent de véritables enfers pour les personnes grosses, dont le repas peut être épié par les voisins ou assaisonné par des commentaires déplacés de la part du personnel ou des personnes à proximité.

Il en est de même pour l’activité physique : vous avez peut-être déjà entendu des commentaires de type « Tu fais bien de te mettre au sport » ou « Il y a du boulot » de la part de personnes extérieures présentes dans les lieux sportifs. Qu’une personne perçue comme grosse soit sédentaire ou au contraire qu’elle décide de pratiquer une activité sportive, elle recevra dans tous les cas des critiques et devra faire face à des comportements hostiles.

Comment combattre la grossophobie et ses discriminations au quotidien ?

Pour lutter contre la grossophobie au quotidien, intervenir est une des priorités. Se défendre et ne pas laisser les discriminations empiéter sur l’estime de soi sont déjà des actes de protection. Lutter contre les oppressions grossophobes demande du courage et du temps, mais cela vous permettra également de vous prémunir contre les violences faites envers votre apparence physique.

Favoriser l’accès aux soins sans grossophobie médicale en conseillant autour de vous des professionnels de santé bienveillants est également une étape dans cette lutte. Se documenter, manifester, entrer dans une association ou encore animer un groupe de parole sont d’autres pistes pour lutter contre la grossophobie au quotidien.

N’hésitez pas également à vous rapprocher d’un psychothérapeute (psychologue, psychiatre), qui vous aidera à mettre des mots sur ce que vous vivez et à reprendre confiance en vous pour faire face et gérer cette discrimination quotidienne. Si la grossophobie a engendré chez vous des troubles (dépression, crises d’angoisse, TCA, angoisses nocturnes, agoraphobie…), un accompagnement psychologique est essentiel.

Comment soutenir une personne grosse victime de fatshaming ?

Pour soutenir une personne victime de grossophobie, vous pouvez :

  • Proposer votre aide pour l’accompagner dans les endroits où elle est susceptible de vivre une discrimination ;
  • Être à son écoute, en toute bienveillance, sans jugement,
  • L’orienter vers un thérapeute spécialisé ;
  • Prendre sa défense en public.

Pensez à lui demander ce qui l’aiderait à mieux vivre son quotidien : ne décidez pas pour elle. Votre présence et votre écoute sont précieuses !

La grossophobie n’est pas une phobie La grossophobie, bien qu’elle soit punie par la loi, est toujours très répandue, notamment en France. Afin de lutter contre ces discriminations et oppressions grossophobes, il est important d’avoir conscience de tout ce que cela implique : il ne s’agit pas que de « blagues douteuses ». Les répercussions sont sociales, psychologiques et physiques et vont jusqu’à mettre en danger la vie des personnes grosses ou perçues comme grosses. Entamer une thérapie sera salutaire pour mieux vivre au quotidien, notamment en cas de souffrance psychique.

Qu'avez-vous retenu ?

4 questions pour tester ce que vous avez appris sur la grossophobie

Question 1 / 4

Qu'est-ce que la grossophobie ?

La grossophobie désigne un ensemble d'attitudes visant à stigmatiser et discriminer les personnes qualifiées de « grosses », reposant sur des stéréotypes négatifs.

Question 2 / 4

La grossophobie est-elle punie par la loi en France ?

La grossophobie relève de l'article 225-1 du Code Pénal, avec jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour l'auteur des discriminations.

Question 3 / 4

Qu'est-ce que la grossophobie systémique évoquée dans l'article ?

La grossophobie systémique désigne des structures inadaptées : sièges d'avion étroits, chaises, lits d'hôpitaux ou balances souvent limitées à 180 kilos.

Question 4 / 4

Selon l'article, quel groupe est davantage exposé à la grossophobie ?

Les femmes sont davantage exposées à la grossophobie que les hommes, car soumises aux stéréotypes et codes de beauté depuis des siècles.

Ce qu'il faut retenir

Résumé par Aurora, l'IA de psychologue.fr
  • La grossophobie désigne l'ensemble des comportements de discrimination et de stigmatisation envers les personnes en surpoids ou perçues comme grosses, reposant sur des stéréotypes négatifs. Les femmes y sont plus exposées que les hommes.
  • Il s'agit d'une discrimination punie par la loi : elle relève de l'article 225-1 du Code pénal et peut entraîner jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour son auteur.
  • La grossophobie se manifeste dans de nombreux domaines : remarques sur le poids, violences, grossophobie médicale, difficultés à trouver des vêtements à sa taille, discrimination à l'embauche ou encore harcèlement scolaire.
  • Ses répercussions sont sociales, psychologiques et physiques : isolement social, perte d'estime de soi, anxiété ou troubles du comportement alimentaire. Un accompagnement psychologique est essentiel en cas de souffrance psychique.
Synthèse générée par Aurora · lecture 17 min

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